Adresse : 53, avenue Henri Monjoie (au nord, vers Bettincourt) - 4300 Waremme
Style : Art Nouveau
Architecte : Camille Joachim
Panneau : LECTURE DE L'ENSEIGNEMENT DU PÈRE
tous les dimanches à 10 heures
et les 4 premiers jours de la
semaine à 19 heures 30
OPERATION GENERALE
les quatre premiers jours de la
semaine à 10 heures
Tout le monde est reçu gratuitement
Une feuille indiquait pendant un temps ceci en deux langues :
Temple de Waremme
Le dimanche et lundi à 10h
Opération générale au nom du Père
suivie d'une lecture dans l'enseignement du Père
et le jeudi une lecture à 19h30
Tout les jeudis, culte ouvert à partir de 17h
Antoiniste Eredient
In de tempel van Waremme
iederl zondag en maandag om 10 uur
ALGEMEENE OPERATIE
en een lezing van de leering
van de Vader
En donderdag om 19uur30'
een lezing van de leering
van de Vader
En open allen feest dag.
Iederen wordt kosteloos ontvangen
Temple avec photo au service réduit (Lecture dimanche à 10 heures). Soeur Jeanne Jacquemart, n'habitant pas le temple, a dernièrement réduit les jours d'ouverture au seul dimanche.
Date de consécration (par Mère) : le 14 décembre 1924
En 1927, un temple « Antoiniste » est inauguré avenue Montjoie à Waremme. Il prône le culte d’ANTOINE Louis, dit le « Guérisseur », né à Mons-Crotteux en 1846 et décédé à Jemeppe-sur-Meuse le 25 juin 1912. C’est l’architecte JOACHIM Camille, frère du Bourgmestre, qui en a dressé les plans.
source : http://www.chronique-waremme.be/inauguration-du-temple-antoiniste-de-waremme/
En août 1933, le nombre d'adeptes costumés était de 5 à Poucet (commune d'Hannut), près de Waremme.
Pierre Debouxhtay, Antoine le Guérisseur et l'Antoinisme, p.288
D'après le document de Charles Grenier POUCET : Églises, Presbytères, en résumé et en chiffres (2020), la salle de lecture était rue de Villers (dernière maison du chemin de Villers). La maison a été vendue en 1931.
Consécration par Mère du Temple de Waremme
(Archives du Temple de Retinne)
Michel Meeus signale p.40-41 : Le doyen de Hannut se contenta d'écrire en 1932 que quelques antoinistes résidaient à Hannut, Moxhe et Poucet. Il croyait qu'ils étaient alors déjà passés de mode. [...]
L'année précédente, son collègue de Landen avait dressé un rapport circonstancié. La propagande de l'antoinisme était assez fortement organisée à Landen même et dans les villages voisins. Il y avait ici un grand magasin, une chambre d'étude, une sorte de temple où des explications de la doctrine d'Antoine étaient fournies tous les jeudis et dimanches. À peu près 25 personnes assistaient à cette lecture, parmi lesquelles environ quatre ou cinq de Landen (soit 1,5 pour 1000 habitants), les autres venant des alentours : Walsbets, Wamont, Montenaken, etc... Le succès était fai- ble et hormis quelques-unes ce n'étaient que des personnes qui espéraient obtenir la guérison de maladies, etc. À la connaissance du doyen, à part un ménage à Landen, Walsbets et Wamont, ces personnes n'abandonnaient pas la foi, sauf la dame propagandiste, maîtresse du magasin, qui avait complètement rompu avec l'Église et dont la fille s'était mariée civilement quelques semaines auparavant avec un antoiniste de Bruxelles. Cette dame devait disposer d'assez bien d'argent, car elle distribuait pas mal aux familles dans le besoin. Par la parole aux clients du magasin, elle essayait aussi de répandre la doctrine. Au début, plusieurs propagandistes étrangers étaient venus quelques jours faire de la publicité par la parole et en distribuant un livret.
Dans une note de 1933, le curé de Montenaken, à 5 km de Landen, exposa que l'antoinisme pénétrait et trouvait des adeptes. Plus de personnes qu'on ne croyait se rendaient chez les antoinistes et accordaient leur confiance à leurs usages et pratiques. Il y eut même un enterrement antoiniste en novembre 1933 d'un certain Dabompré, originaire de Houthalen, qui assistait depuis des années à leurs réunions à Poucet et ailleurs. Petit-Fresin comptait quelques antoinistes opiniâtres. En 1932, des disciples de ce mouvement étaient signalés à Velm, dans le doyenné de Saint-Trond.
Ils résidaient dans cinq paroisses du doyenné de Glons en 1934, notamment à Oupeye où régnaient beaucoup de superstitions, et à Rocourt où 0,6 pour 1000 des habitants pratiquaient l'antoinisme. Notons que le châtelain de Waltwilder, entre Bilzen et Maastricht, était cité comme spirite en 1934 et 1935. Le curé estimait toutefois qu'il n'exerçait aucune influence sur la population.
Temple de Waremme - année indéterminée (Archives du Temple de Retinne)
On y voit les portes fermées. et frère Pierre nous en donne l'explication :
"Mère accrochait les images dans le Temple qu'elle allait consacrer, c'est simple, d'où la porte fermée."
Inauguré le 14 décembre 1924, Mère fit placer en 1925-1926 dans tous les Temples l’image du Père Antoine au milieu de la tribune, à la place de l’emblème qui fut déporté sur la gauche. En 1929, elle fit placer sa photographie à la Tribune, à droite de celle du Père.
WAREMME.
Le culte antoiniste vient d'inaugurer un temple ici.
La Meuse, 27 février 1921 (source : Belgicapress)
Pierre Debouxhtay nous renseigne qu'il y avait une salle de lecture qui existaient dans les environs de Waremme, à Lincent (chez M. Ernest Campinaire), depuis octobre 1913 avant qu'elle ne soit fermées par Mère en 1932. Dans les années 20, un Unitif indique l'adresse d'une salle de lecture, rue des Remparts à Waremme, ainsi qu'à Berlooz. Peut-être s'agit-il de Berloz, village proche de Waremme.
Michel Meeus signale (p.34-35) que : Dans le doyenné de Waremme, des antoinistes se retrouvaient dans les deux tiers des paroisses. Ils représentaient 1 % des habitants à Berloz, Bovenistier, Donceel, Limont, Pousset et Remicourt en 1921 ; 0,75 % en 1925 à Berloz, Donceel, Hodeige, Limont et Remicourt, tandis Waremme comptait quelques familles ; 1 % à Berloz, Bettincourt, Bleret, que Hodeige et Limont en 1927 ; 1,5 % à Berloz, Bettincourt, Donceel et Limont en 1930, mais les proportions s'élevaient à 6,5 % à Bettincourt en 1929 et à 2,5 % à Berloz l'année suivante. Le doyen expliqua en 1921 que l'antoinisme était très répandu. La propagande, notamment de deux ménages de Limont, se faisait plus intense en Hesbaye depuis la construction d'un temple à Waremme cette année-là, lieu de réunion assez fréquenté le dimanche, surtout par des étrangers. Les initiatives n'étaient pas sans succès et si les adeptes n'étaient pas encore très nombreux, beaucoup recouraient à Antoine dans leurs nécessités matérielles. À Bleret, une ou deux familles s'adressaient à eux quand elles avaient des malades. L'influence des antoinistes grandissait, même si en 1921 le curé de Remicourt avait constaté que de la dizaine d'adeptes qui suivaient les exercices de l'antoinisme au temple de Momalle pendant la guerre il n'en restait qu'un seul. À Longchamps, plusieurs habitués avaient abandonné l'antoinisme et en 1930 le curé de Pousset informa que celui-ci avait beaucoup perdu. Le temple de Momalle attirait des personnes de Limont et de Hodeige, celui de Waremme recevait des visiteurs de Berloz, Geer, Lantremange et Remicourt. Une dizaine de paroissiens de Hodeige se rendaient le mercredi à la salle de réunion de leur village et le lendemain au temple de Momalle. Un officiant à Waremme habitait Remicourt. Si l'antoinisme était bien répandu dans le doyenné de Waremme, le nombre de ses adhérents demeura cependant très limité. En tenant compte des villages où ne résidait aucun pratiquant, les antoinistes représentaient en 1925 0,15 % de la population du doyenné.
En 1929-1930, ils étaient signalés dans 8 paroisses sur 27 du doyenné de Hannut où ils se retrouvaient toujours aussi peu nombreux, soit 1 %, alors qu'en 1921 le doyen n'en signala qu'un, à Thisnes. À Oteppe, deux ou trois personnes les consultaient en cas de maladie ou pour connaître l'avenir ; à Wasseiges, quelques-uns aussi, lors de maladies. Poucet possédait une salle de réunion, mais ils n'y attiraient pas l'attention.
Les antoinistes n'ont guère récolté de succès dans le doyenné de Gingelom, bien qu'ils y aient beaucoup travaillé. La population s'y intéressait au début par curiosité ou afin d'obtenir des avantages, mais cela n'avait guère duré. Les antoinistes réussirent chez ceux pour qui la religion ne signifiait déjà plus grand-chose. Deux disciples de Gingelom allaient faire leurs dévotions à Landen ou à Waremme. À Fresin vivait une famille antoiniste dans laquelle le fils aîné de 13 ans avait reçu le baptême catholique, le second pas et où le troisième avait été baptisé en secret in articulo mortis. Le succès des antoinistes s'était réduit à plus grand-chose à Montenaken. Ils se retrouvaient dans le tiers des paroisses du doyenné et dans quatre villages leur nombre s'élevait à 4 pour 1000 de la population.
Page 38, on lit que [le temple] de Montegnée était bien fréquenté, tandis qu'à Ans Saint-Martin, paroisse avec quelques adeptes, ils se réunissaient chez l'un d'eux, assez érudit et qui était pasteur. Ils se rendaient dans une maison appelée « lieu de recueillement » à Lamay. En 1930, 1% des habitants de Lamay et de Liège Sainte-Walburge pratiquaient l'antinisme. Si le curé de Grâce-Berleur affirma en 1934 que ce culte avait gagné un certain nombre d'adeptes, des paroissiens de Liège Sainte-Walburge se rendaient aussi au temple sans être antoinistes, L'opinion de Lambert Cadot, le curé de Montegnée Saint-Lambert, était négative : l'antoinisme constituait tout simplement une manifestation de défaillance religieuse.
Page 40 : La situation n'avait pas évolué dans le doyenné de Waremme. 10 paroisses sur 27 y ignoraient ce mouvement. La pratique se déroulait dans les temples de Berloz (avec un office le mercredi), Momalle et Waremme. Une habitante de Hodeige portait le costume antoiniste, mais le culte n'y connaissait aucun progrès. Il subissait même un recul à Waremme. Si les disciples y comptaient quelques non-pratiquants, plusieurs antoinistes d'Oleye fréquentaient l'église. A Boëlhe, un antoiniste n'avait pas fait ses pâques en 1936. Deux ans plus tard, il n'assistait plus aux réunions, mais il n'était pas revenu à l'église. Un enterrement antoiniste se déroula à Limont en 1935. Quant au nombre de sectaires, il se situait entre 0,5 % et 1,5%, sauf à Berloz où, suite à la naissance d'une nouvelle section, l'on dénombra 32 disciples en 1937, soit 4 % à 4,5 % du village.