Jeudi 01/05/14, J8, J2 canoé
Nous prenons donc tout notre temps pour petit-déjeuner,
puis allons explorer plus en amont le petit canyon (Tenmile Canyon) d’abord en canoé, puis à pied (l’eau est glacée, à la limite de donner des crampes !)
Nous découvrons une multitude de traces et imaginons les scénarii de la vie sauvage locale. Nous avons cru identifier les traces d’une femelle mountain lion et de son petit, suivant celles de 2 biches, entre autres.
A la sortie de Tenmile canyon, nous dérangeons ce joli héron (j’en vois tous les jours ici en Lorraine MAIS pas dans ce décor !) et quelques canards.
Les oies sont très courageuses et n’abandonnent leurs petits sous aucun prétexte, si bien qu’on se garde de trop les approcher.
Voilà au grand grand maximum le type de « rapide » auquel on peut s’attendre sur ce segment de la Green River.
C’est donc accessible à tout le monde avec un minimum de bon sens, en gardant à l’esprit qu’on est loin de tout, même si on a chaque jour rencontré du monde sur la rivière. Remarquez toutefois la présence du GPS, bien pratique pour se situer sur la rivière car même en étant attentif à la succession des méandres, on n’est pas toujours certain de sa position.
Nous avons ainsi pu débarquer à temps pour marcher jusqu’à la mine abandonnée de Hey Joe Canyon.
Je ne comprends pas pourquoi j’aime ces vieilleries qui me hérisseraient ici en France !
Sans doute le bon vieux mythe des pionniers de l’ouest…
L’endroit est accessible par une piste et en repartant nous apercevons quelques quads. Nous en avons vu partout dès qu’il y a une piste, une calamité !
Nous reprenons les pagaies, non sans déranger au passage une belle aigrette (photo floue mais moins que les autres !)
et pique-niquons un peu plus loin à l’ombre de petits chênes tortueux.
C’est la 1ère fois au cours de ce voyage printanier que nous recherchons de l’ombre !
Petite balade digestive justement sur la piste qui longe toujours la berge en rive G.
Nous prenons tout notre temps car nous sommes déjà tout près de l’étape du jour, juste avant l’énorme méandre de Bowknot Bend.
Les possibilités d’accostage sont rares, bien raser la rive et sauter sur la 1ère qui se présente sinon le temps de réfléchir et vous serez déjà en aval, incapables de remonter le courant.
Nous nous frayons un passage dans les roseaux
et trouvons un bel endroit pour installer le camp à l’ombre (cette fois il fait vraiment chaud, environ 28°C)
et partons pour une petite randonnée non balisée qui permet de se hisser sur un col situé entre les 2 segments de la rivière (celui d’amont et celui d’aval de la boucle).
Ici une vue de Google Earth qui explique tout.
La grimpette est assez casse-gueule sur des rochers et caillasses instables mais pas très longue (1/2h) malgré moult hésitations quant au meilleur cheminement.
Nous voilà sur la crête…
Au nord l’amont et les roseaux qui dissimulent notre camp.
Au sud, l’aval où croassent quelques crapauds (pas si fréquents…)
Entre les 2 la crête et les ascendances dont profitent quelques vautours.
On passe un bon moment à les observer, la température est parfaite avec un vent à peine perceptible…
Vue panoramique.
Il nous faudra demain parcourir 10 km pour passer d’un côté à l’autre de la crête en suivant la rivière !
Encore plus en aval nous apercevons le plateau d’où part une randonnée vers 5 Hole Arch, où nous irons demain.
Dîner tranquille alors que les falaises rougeoient dans le soleil déclinant.
10 miles seulement au compteur pour aujourd’hui.