Tromper les sens avec des mots qui ne sont pas réels. Tu écris FORÊT, une forêt apparaît devant les yeux de ceux qui la regardent. Tu écris BRUIT, un son se fait entendre. Tu écris AUTRE sur ta peau, ton visage change.
L’illusion est parfaite tant qu’on ne la touche pas. Dès qu’une main la traverse, dès qu’on s’approche trop, elle vacille. Une contradiction la brise. Un doute l’affaiblit.
Tromper un sens : une lumière, un son, une odeur, une texture.
Tromper plusieurs sens : voir et entendre quelqu’un qui n’est pas là.
Changer son apparence : un autre visage, une autre silhouette, une autre présence.
Créer un décor : un mur qui n’existe pas, un couloir qui mène nulle part, un ciel qui n’est pas le bon.
Faire disparaître : écrire VIDE sur un objet pour qu’on ne le voie plus.
Le toucher
Une illusion ne trompe jamais le toucher. On peut traverser un mur illusoire, saisir une épée qui n’est pas là. C’est sa plus grande faiblesse.
La durée
Une illusion dure tant que l’encre qui l’a créée ne s’épuise pas. En général, quelques minutes, parfois une heure. Pour qu’elle dure plus, il faut la lier.
La concentration
Une illusion demande de l’attention. Si tu es blessé, distrait, épuisé, elle vacille. Plus elle est grande, plus elle te demande.
Le doute
Si quelqu’un soupçonne qu’elle est fausse, elle s’affaiblit. Si quelqu’un la contredit par un mot, elle se brise.
Tromper un sens (vue, ouïe, odorat) : coût des lettres.
Tromper deux sens : double du coût des lettres.
Tromper trois sens : triple du coût des lettres.
Changer son apparence : coût des lettres, dure tant qu’on ne te touche pas.
Créer un décor complet (forêt, pièce, ciel) : triple du coût des lettres, demande de la concentration.