On ne connaît pas son nom. On ne sait pas s’il en a un. On l’appelle simplement le Verbe, ou l’Écrivain, ou Celui qui a parlé. C’est lui qui aurait prononcé le premier mot, celui qui a fissuré le silence et fait naître les lettres. Il n’a pas de forme, pas de temple unique, pas de culte organisé. On le prie en écrivant, en lisant, en apprenant. On le craint en effaçant. Certains disent qu’il dort. D’autres qu’il a disparu après la Chute. D’autres encore qu’il écrit encore, quelque part, et que chaque mot prononcé dans le monde est une ligne de son grand livre.
Les divinités majeures
Sous le Verbe, il y a des divinités majeures. Elles ne sont pas des dieux au sens classique : ce sont des concepts, des forces, des entités nées des premiers mots écrits. On les vénère, on les craint, on les invoque dans les moments importants.