Bulletin Info de Juillet 2019

Les Matheux de Douala

Édito du Dimanche 25 Aout 2019


Les actualités scientifiques ont été mises à jour ce samedi : "le futur c'est hier".

Bonne lecture scientifique. La rentrée est dans moins de 2 semaines.

Les progressions de mes classes pour l'année scolaire à venir sont disponibles

Pour la publication des supports de cours cette année, je compte rédiger d'abord en version Word, car plus facile (pour moi) d'y intégrer les formules , les images et les graphiques. Puis je rédigerais sous Lyx pour avoir une typographie "scientifique" et j'exporterai également en LateX pour les Ayatollah du TeX :P . Donc cette année pour chaque ressource vous aurez 3 formats disponibles: .docx , .tex , et .lyx

  • Je mettrai ces ressources scolaires à jour au fur et à mesure que je les conçois.

Séquences n°1 et n°2 des 5emes terminées. Les versions tyx et TeX viendront la semaine prochaine.

Là j'attaque les supports de séquence des 2ndes maintenant.

  • Le support de la séquence n°1 : Les réseaux sociaux est disponible

C'est pas tout çà, mais j'ai du taf. Allez à plus dans le bus , comme dit une ancienne collègue :)

Bon weekend.

Boite à messages ‎‎‎‎‎(Responses)‎‎‎‎‎

MESSAGES AUX CLASSES

Collège

Voici le programme de la semaine de rentrée pour les 5eme A :

Bonjour à vous.

Ça y est j'ai mis à jour notre progression annuelle. D'ici la fin de la semaine j'aurai remis à jour les deux premières séquences.

Ci-dessous vous trouvez les références des manuels à acheter.

Lycée

Pour les 2ndes B :

Bonjour à vous jeunes lycéens. Ça y est vous avez le brevet en poche, il est l'heure de se préparer au prochain diplôme : le BAC.

Le support de la première séquence de SNT vient d'être mis à jour ( pour les 2nde B et 2nde C ).

  • Supports de la séquence n°1 : Les réseaux sociaux (du 4 Septembre au 30 Septembre 2019)
  • Supports de la séquence n°2 : Les réseaux sociaux (du 30 Septembre au 22 Octobre 2019) En cours de Rédaction



Pour l'heure je vous invite à revoir les PGCD et l'arithmétique de 3eme.

Ci-dessous vous trouvez les références des manuels à acheter (en maths et en SNT). Pour celui de SNT cliquez sur l'image

Je serai également votre professeur de SNT.

Ayant enseigné la technologie pendant 5 ans (de 2008 à 2013) j'ai de l'appétence naturelle pour la technologie. J'ai étudié votre programme de SNT et je trouve qu'on a vraiment avoir de quoi faire des cours passionnants.

Voici la progression commun que nous adoptons pour l'enseignement de SNT en 2nde:

Pour les Terminales ES:

L'année passée j'avais la 1ere ES1 , donc votre programme est encore tout frais dans ma mémoire.

J'ai profité de ces 2 mois de congés pour m'approprier le programme de Terminale ES.

Je suivrai la progression de mon prédécesseur monsieur François LY WA HOI .

Elle est disponible dans votre onglet Tle ES

Je serai également votre enseignant de spécialité Maths.

Pas de panique, les maths ce n'est pas de l'eau , mais quand on les aime elles nous le rendent au centuple. Ci-dessous vous trouvez les références du manuel à acheter.

Vous pouvez commencez à revoir les suites géométriques : révisions par ici

Et enfin pour les spécialistes qui prendront la Spé Maths voici la progression que j'ai choisie:

Pour ceux qui hésitent entre entre Spé Maths ou Economie Approfondie ou Sciences Politiques , je rappelle les filières post-Bac pour lesquelles la Spé Maths est conseillée, voire chaudement recommandée :

  • une licence d’économie-gestion, de Maths Appliquées et Sciences Sociales, de psychologie
  • une CPGE ECE (économiques et commerciales option économie)
  • une CPGE B/L (lettres et sciences sociales)
  • une école de commerce, où les mathématiques ne sont qu’un outil mais qui sert continuellement en marketing et en finance
  • certains BTS où la spécialité maths peut représenter un atout comme le BTS SIO (Services Informatiques aux Organisations, ex-BTS informatique de gestion)

N.B: CPGE = Classes Préparatoires aux Grandes Ecoles


LE CLUB DE JEUX MATHEMATIQUES & LOGIQUES

Cette rubrique sera remise à jour quand mes jeux seront arrivés. Pour l'instant ils approchent du port de Londres. Donc il ne devraient pas arriver avant la fin d'un mois d'Octobre 2019. Vous pouvez néanmoins télécharger sur vos tablettes et smartphone les jeux suivants.

Et pour découvrir plus d'originalités mathématiques:

https://mathix.org/linux/



L’ensemble des problèmes en image sont disponible là également.

Actus Scientifiques

Smartphone : les câbles des chargeurs peuvent contenir des malwares

Si vous avez oublié votre chargeur au bureau ou en vacances, réfléchissez-y à deux fois avant de demander celui d'un ami ou d'un inconnu. Un pirate a réussi à infecter un ordinateur en glissant un malware à l'intérieur d'un chargeur.

La majorité des smartphones utilisent désormais des prises standardisées, Lightning chez Apple, ou USB Type B ou C chez tous les autres. Cette normalisation a eu l'effet bénéfique de permettre aux utilisateurs d'utiliser quasiment n'importe quel chargeur pour remplacer celui qui a été perdu ou oublié.

Dans une interview accordée à nos collègues de Forbes, Charles Henderson, directeur du service X-Force Red chez IBM Security, tient à mettre en garde contre l'utilisation des câbles de chargeurs de source indéterminée. Pour lui, cela reviendrait à emprunter des sous-vêtements à des inconnus. Les hackers sont capables d'implanter de manière invisible des circuits électroniques miniaturisés dans les câbles de chargeurs, leur ouvrant un accès direct aux appareils pour les infecter.

Un simple câble suffit pour infecter un ordinateur

Lors de la conférence DEF CON à Las Vegas, un hacker qui utilise le pseudo « MG » a ainsi fait la démonstration d'un câble Lightning modifié, avec lequel il a branché un iPod sur un ordinateur Mac. Il a pu accéder à l'adresse IP du câble, et prendre le contrôle du Mac. Par la suite, il a lancé une commande pour mettre fin au malware, ce qui a effacé toute trace de l'infection. Une victime n'aurait donc aucun moyen de savoir que son appareil a été piraté.

En savoir plus

Le plus petit moteur du monde est constitué d’un seul atome

À partir d'un ion de calcium 40 et de son spin, des chercheurs ont mis au point le plus petit moteur du monde. Des travaux qui pourraient, à terme, améliorer l'efficacité énergétique des systèmes.

Le plus petit moteur du monde est constitué d'un seul atome. Plus exactement, un seul ion de calcium 40 (40Ca+). Ce qui le rend environ dix milliards de fois plus petit qu'un moteur de voiture. Il a été mis au point par des chercheurs du Trinity College de Dublin (Irlande). À l'avenir, de tels moteurs pourraient être intégrés à d'autres technologies avec pour objectif de recycler la chaleur perdue et ainsi, d'améliorer leur efficacité énergétique.

Ce moteur, en tant qu'ion 40Ca+, est chargé électriquement. Il est donc facilement piégeable par un champ électrique. Et son spin - soit son moment angulaire intrinsèque -- est utilisé pour convertir la chaleur issue de faisceaux lasers, et qu'il absorbe en vibrations. Ces vibrations agissent comme un volant d’inertie qui capte l'énergie utile générée par le moteur. Une énergie stockée sous forme de quantas.

En savoir plus

Volocopter dévoile VoloCity, son premier taxi volant autonome commercial

L'entreprise allemande planche depuis 2013 sur son concept de taxi volant muni de 18 rotors. Elle dévoile la version finale de son appareil dont elle espère pouvoir débuter l'exploitation commerciale dans les années qui viennent.

La dernière fois que nous avions vu le taxi volant de Volocopter, c'était il y a plus d'un an au Consumer Electronics Show de Las Vegas 2018. Le projet avance bien, semble-t-il, puisque la firme allemande vient de dévoiler la version commerciale de son appareil. Il s'agit de la quatrième itération de l'engin qui, au passage, reçoit le nom de VoloCity.

Volocopter dit avoir conduit 1.000 vols d'essais avec ses prototypes de développement pour optimiser le design du VoloCity, notamment au niveau de l'aérodynamisme des rotors et du stabilisateur de vol. Résultat, l'autonomie est passée de 30 à 35 km et la vitesse maximale de 100 à 110 km/h. D'un point de vue esthétique, le taxi volant conserve le design d'une carlingue d'hélicoptère surmontée d'une structure circulaire accueillant les 18 rotors électriques. Le VoloCity peut emporter deux personnes et leurs bagages à main.

En savoir plus

10.000 vols d'essai pour mettre au point le taxi volant VoloCity de VoloCopter. © Volocopter

Un vol d’essai en public à Singapour en fin d’année

Comme nous l'avions expliqué précédemment, Volocopter s'est associé à Intel qui a fourni le contrôleur de vol adaptatif et les systèmes redondants qui assurent la sécurité. La prochaine étape sera d'obtenir les autorisations nécessaires à une exploitation commerciale pour développer un service de taxi volant en zone urbaine. Volocopter va notamment travailler sur l'infrastructure aéroportuaire de son service ainsi qu'à l'intégration des appareils dans les systèmes de contrôles aériens des villes. Une collaboration est en cours avec l'aéroport international de Francfort pour aller dans ce sens.

Pour soulager le processeur principal et réduire la consommation électrique des serveurs et des data centers, Intel a développé des processeurs intégrant leur propre intelligence artificielle. Idéal pour effectuer des calculs très complexes, mais aussi compiler d'immenses banques de données.

À l'occasion de la conférence Hot Chips 31 qui s'est déroulée du 18 au 20 août à l'université Stanford aux États-Unis, Intel a dévoilé de nouvelles puces décrites comme étant des accélérateurs d'intelligence artificielle haute performance. Elles sont baptisées Intel Nervana « Neural Network Processors » (NNP) ou processeurs à réseau neuronal.

Intel Nervana : les premiers processeurs pour l'intelligence artificielle sont là !

Intel a développé deux processeurs distincts qui s'appuient sur la nouvelle architecture Ice Lake de la firme en 10 nanomètres. Ils s'inscrivent dans la vision à long terme du constructeur, qui imagine déjà l'intelligence artificielle partout. Selon Naveen Rao, directeur général du département des produits d'intelligence artificielle d'Intel, « Pour parvenir à un futur où l'IA est partout, il sera nécessaire de prendre en charge l'énorme quantité de données générées et s'assurer que les entreprises disposent des outils pour utiliser de manière efficace leurs données là où elles sont produites. »


En savoir plus

Jeu mathématique : les pizzas qui rendent fou

Difficile d'intégrer que tout n'est pas linéaire. Ainsi, l'aire d'un cercle n'est pas proportionnelle à son diamètre mais au carré de son diamètre... Et cela peut nous induire en erreur. Surtout lorsque l'on a faim.

L'histoire se passe aux États-Unis devant un camion à pizzas. Vous êtes affamé et on vous propose pour le même prix une pizza de diamètre 18 pouces ou deux de diamètres 12 pouces. Cruel dilemme !

Que choisissez-vous ?

Pour répondre à la question, ne cherchez par la valeur du pouce, c'est 2,54 centimètres. Mais cette valeur n'a rien à voir à l'affaire. Ne cherchez pas la valeur du nombre Pi non plus, même si vous savez qu'il vaut 3,14 et des poussières. Alors, vous hésitez toujours ? Une grande ou deux petites ?

Réponse : la grande

L'important est de savoir que l'aire (en pouces au carré) d'un cercle de diamètre D, en pouces, est proportionnelle au carré de D, et que le coefficient de proportionnalité ne dépend pas de la taille de la pizza.

En savoir plus

Matrix : les studios Warner Bros officialisent le quatrième volet avec Keanu Reeves et Carrie-Anne Moss

La saga Matrix aura bien le droit à un quatrième volet, qui vient d'être confirmé par les studios Warner Bros.

Le retour de Neo

C'est désormais officiel, la saga Matrix offrira donc à ses fans un quatrième volet, que ces derniers attendent impatiemment depuis des années. Ce sont les studios Warner Bros qui ont officialisé la nouvelle.

Concernant le casting, les fans peuvent continuer de se réjouir puisqu'ils retrouveront à l'écran la paire qui a fait le succès de la saga, à savoir Keanu Reeves dans le rôle de Neo, et Carrie-Anne Moss interprétant l'indomptable Trinity.

Ce quatrième volet sera réalisé par Lana Wachowski, à qui l'on doit bien évidemment les trois premiers films de la saga, et plus récemment la série Sense8, qui est rapidement devenue l'un des incontournables de Netflix.

Toby Emmerich, patron des studios Warnor Bros s'est exprimé concernant le retour à la réalisation de Lana Wachowski : "On ne peut pas être plus heureux de retourner dans la Matrice avec Lana. Lana est une vraie visionnaire, une cinéaste créative, singulière et originale".

Matrix 4 devrait être tout simplement la suite des trois premiers films, et donc répondre aux millions de questions suscitées par la fin de Matrix Revolutions.

La psychologie de la complexité

En s’appuyant sur une définition algorithmique de la complexité, des expériences de psychologie explorent nos capacités à percevoir le hasard et la complexité – et la modification de ces capacités avec l’âge.

Comment distinguer la simplicité de la complexité ? Dans le cas d’une suite de chiffres binaires, il paraît évident que la suite de 100 zéros est plus « simple » que la suite 01101001011... résultant du hasard de 100 tirages à pile ou face (0 pour pile et 1 pour face). La théorie algorithmique de l’information, qui relie les suites de symboles à l’algorithme de création de ces suites, tente de répondre à cette question. Dans un premier temps, cet éclaircissement n’a porté que sur les longues suites de symboles, mais nous verrons que le développement d’une nouvelle définition de la complexité a permis de prendre en considération des suites courtes.

En savoir plus

Cryptographie : l’énigme de la capsule temporelle est résolue !

Les nombres sont au cœur de nombreuses énigmes. L’une d’elles vient d’être résolue par le Belge Bernard Fabrot, programmeur indépendant.

Bernard Fabrot, un programmeur indépendant belge, est venu à bout d’une énigme posée il y a vingt ans par l’un des créateurs du système RSA. La solution n’était attendue qu’en 2035…

En 1999, à l’occasion du 35e anniversaire du Laboratoire d’informatique du MIT, le cryptologue américain Ronald Rivest (l’un des trois inventeurs de l’algorithme de cryptographie à clé publique RSA) enferme dans une « capsule temporelle » conçue par l’architecte Frank Gehry... La suite est réservée aux abonnés, mais cela ne nous empêche pas de savoir de quoi il s'agissait.

2035???? L’autodidacte belge aura été plus rapide que ça. Ayant appris l’existence de cette énigme, baptisée « LCS35 Time Capsule Crypto-Puzzle », en 2015, il n’aura mis que trois ans et demi à la résoudre.

Une capsule temporelle

« Pendant toutes ces années, je n’ai dit à personne que je tentais de résoudre le casse-tête, à part à des amis proches », explique Bernard Fabrot. « Je savais que j’avais mes chances. Mais si j’en parlais à qui que ce soit, ils auraient pu utiliser une unité centrale plus puissante. »

L’énigme consistait à trouver le résultat d’une opération impliquant de mettre un nombre au carré 80.000 milliards de fois, sans s’appuyer sur des calculs parallèles par ordinateur. Une fois la solution trouvée, le programmeur l’a envoyée au laboratoire du MIT – qui avait entre-temps été remplacé par une autre structure. La nouvelle directrice n’avait d’ailleurs jamais entendu parler de ce casse-tête.

La « LCS35 Time Capsule Crypto-Puzzle » servait aussi de serrure virtuelle à une capsule temporelle. Parmi les objets qu’elle renferme figurent une série de jeux vidéo et plusieurs dizaines d’objets choisis notamment par Bill Gates ou Tim Berners-Lee, inventeur du World Wide Web.

En savoir plus

Ouverture d'une «capsule temporelle »

« J’aime bien participer à des challenges de ce genre », explique le programmateur. « Il fallait bien que quelqu’un soit le premier (à résoudre le casse-tête). Il se trouve que j’ai vu le problème. J’ai fait un rapide calcul mental, et je me suis dit : OK, c’est faisable. J’ai vérifié en programmant un petit bout de code. Et là j’ai dit : eh bien voilà, on va essayer, pourquoi pas moi… Et ça a fonctionné ! », conclut-il, enthousiaste.


Ron Rivest, un des plus grands spécialistes mondiaux du codage, a conçu l’énigme : un nombre de départs qu’il fallait élever au carré des milliards de fois. Le Bruxellois a réussi à relever le défi 15 ans plus tôt que ce que Rivest avait prévu. « Cela montre à quel point il est difficile de faire ce type de prédiction », déclare le créateur du casse-tête. « C’est vraiment une bonne illustration du fait que les évolutions de la technologie sont difficiles à prévoir. »

La résolution du code a permis l’ouverture d’une capsule temporelle datant de 1999. Elle contient des artefacts informatiques du MIT et du matériel relatif à l’invention d’Internet, d’Ethernet et du tableur numérique.

Cynthia Deschamps & Pauline Simonet

Des algorithmes instinctifs

Les algorithmes d’apprentissage automatique suscitent une révolution en informatique. Mais il est difficile d’« expliquer » pourquoi un algorithme de ce type donne tel ou tel résultat.

L’adjectif « instinctif » fait partie de ces mots du langage courant que tout le monde comprend mais que personne ne sait définir avec rigueur et qui sont, de ce fait, souvent écartés du vocabulaire scientifique. Pourtant, le développement des algorithmes d’apprentissage automatique (machine learning) pourrait nous inciter à donner une seconde vie à cet adjectif.

Pour comprendre pourquoi, faisons une expérience : choisissons deux peintres, par exemple Ambrogio Lorenzetti et Jean-Michel Basquiat, et montrons à un groupe d’enfants deux tableaux de chacun de ces artistes, en leur indiquant à chaque fois qui en est l’auteur. Soumettons-leur ensuite un cinquième tableau et demandons-leur de l’attribuer à un peintre ou à l’autre. Il est probable qu’ils trouvent aussitôt la réponse. Demandons-leur ensuite comment ils ont fait ou, ce qui revient au même, de décrire la méthode qui permet d’attribuer une œuvre à un peintre ou à un autre. Il est probable qu’ils restent muets.

Cette situation est à comparer avec cette autre : demandons aux mêmes enfants d’additionner les nombres 98 et 99. Non seulement ils trouveront le résultat, mais ils sauront expliquer comment ils ont fait : ils ont ajouté le 8 et le 9, posé le 7, retenu le 1, etc.

Nous ne savions pas programmer un ordinateur pour qu’il distingue un chat d’un chien

Ces deux situations sont très différentes. Dans le cas de l’opération arithmétique, la résolution du problème est consciente – les enfants savent comment ils ont fait. Dans celui de l’attribution d’un tableau, elle est inconsciente – ils ne savent pas comment ils ont fait. De plus, pour effectuer l’addition, les enfants ont manipulé des symboles : 8, 9, 7, 1… Il semble que ce ne soit pas le cas lorsque nous attribuons un tableau à un peintre – et s’il y a des symboles, nous ne savons pas lesquels.

Jean-Michel Basquiat, artiste new-yorkais iconique des années 1980, a laissé une œuvre unique, que l’on reconnaît en un coup d’œil sans y penser. C’est cet « instinct » que reproduisent les algorithmes d’apprentissage profond.
© Gettyimages/Jack Taylor/Intermittent

Pendant longtemps, cette différence a été à l’origine d’un paradoxe : nous savions programmer un ordinateur pour qu’il additionne deux nombres d’un million de chiffres – ce qui, pour un être humain, est très difficile –, mais nous ignorions comment programmer un ordinateur pour qu’il distingue un chien d’un chat – ce qui, pour un être humain, est très facile.

Les algorithmes d’apprentissage automatique ont résolu ce paradoxe. Une méthode parmi d’autres pour distinguer les œuvres de Lorenzetti et de Basquiat consiste à définir une « distance » entre les images, c’est-à-dire d’associer, à chaque paire d’images, un nombre d’autant plus grand que les images sont différentes. Pour attribuer tel tableau à un peintre, il suffit de calculer sa distance à toutes les œuvres de Lorenzetti et à toutes les œuvres de Basquiat d’une base de données : si le tableau est statistiquement plus proche des œuvres de Basquiat, il a de grandes chances d’avoir été réalisé par l’artiste new-yorkais.

Ces algorithmes ne manipulent pas de symboles, sinon les chiffres qui expriment les nombres mesurant les distances, et, comme les enfants de l’expérience ci-avant, nous avons du mal à expliquer pourquoi ces programmes attribuent une œuvre à un peintre plutôt qu’à un autre. Ils apportent un argument statistique, mais ils ne sont pas en mesure de justifier leur résultat.

Nous avons sans doute besoin d’un adjectif pour qualifier ces algorithmes non symboliques et non conscients, afin de les distinguer des autres, tel l’algorithme de l’addition. Or, il existe en français un adjectif qui qualifie les impulsions souvent irraisonnées qui déterminent nos actes : l’adjectif « instinctif ».

En savoir plus

Conquête spatiale

Je vous propose donc dans cette rubrique de suivre les avancées en exploration spatiale.

Voici quelques éléments de culture spatiale:

  • Le 4 Octobre 1957 , Spoutnik 1 devient le premier objet artificiel envoyé par l'homme dans l'espace.
  • Le 3 Novembre 1957, la chienne Laïka à bord de Spoutnik 2 est le premier être vivant à réaliser une orbite dans l'espace.
  • Le 12 Avril 1961, le russe Youri Gargarine est le premier humain dans l'espace, mais ne sort pas de son véhicule.
  • Le 18 Mars 1965, le russe Alexei Leonov est le premier humain à sortir dans l'espace.
  • Le 21 Juillet 1969, l'américain Neil Armstrong est le premier humain à marcher sur la Lune.
  • Le 28 Avril 2001, Dennis Tito est le premier touriste dans l'espace.
  • Le 21 Juin 2004, Spaceship One effectue le premier vol spatial non gouvernemental.
  • Le 25 Novembre 2015, New Shepard est la première fusée à effectuer un atterrissage vertical
  • Le 29 Octobre 2018 , un vaisseau s'est approché à « seulement » 42,73 millions de kilomètres du Soleil
  • Le 3 Janvier 2019 , la sonde Chang'e e-4 atterrit sur la face cachée de la Lune.

Arrimage raté pour Fedor

Ce ne sera donc pas pour cette fois. Fedor, premier robot humanoïde russe envoyé dans l'espace, n'est pas parvenu à s'arrimer à la station spatiale internationale (ISS) samedi. À 7h30 heure française, l'arrimage n'ayant pas eu lieu sur le mode automatique, le vaisseau sur lequel il était à bord a du recommencer la manœuvre. Puis abandonner, sous les consignes du Centre russe de contrôle des vols spatiaux (Tsoup). La retransmission en direct de la mission par l'agence spatiale russe (Roskosmos) a été brusquement interrompue, au moment où le robot se trouvait à une centaine de mètres de l'ISS.

En savoir plus

Le robot humanoïde russe pourrait retenter sa chance lundi

Fedor, le robot humanoïde russe, n'est pas parvenu ce samedi 24 août à s'arrimer à la station spatiale internationale (ISS) à bord du vaisseau Soyouz qui le transporte depuis jeudi vers l'ISS. Une nouvelle tentative est prévue au plus tôt lundi matin. Fedor est supposé, à terme, être capable d'effectuer des explorations spatiales de longue distance et de longue durée


Le directeur de l’Institut de politique spatiale, Ivan Moïsseev, estime que Fedor est un gadget inutile et dangereux. Une deuxième tentative d’arrimage à l’ISS aura lieu lundi au petites heures du matin.

“Dans l’aviation, il y a un principe simple”, affirme cet expert russe dans le magazine en ligne Vzgliad, normalement toujours en phase avec la ligne du Kremlin. “Tout ce qui est inutile est nuisible et dangereux. Or, dans cette histoire, il est clair que toute la direction du secteur spatial russe s’est entichée de ce gadget, au point d’oublier de prévoir un système d’arrimage à distance. Qu’est-ce qu’ils imaginaient ? Que le robot se chargera de l’arrimage ?”, s’énerve-t-il. Fedor est un robot de 1,80, pesant 160 kg, et capable d’effectuer des tâches simples, comme manier un tournevis ou ouvrir une bouteille d’eau. Il était destiné surtout destiné à des missions qui seraient dangereuses pour l’homme. Pendant la quasi-totalité de la durée du vol et l’arrimage, il était néanmoins débranché.

En savoir plus

Intelligence Artificielle

L'Intelligence artificielle n'est pas “un progrès comme les autres”

Voici une approche critique de l’intelligence artificielle écrite par deux spécialistes. Elle permet de prendre la mesure des grands défis contemporains suscités par cette course folle vers l’imitation du cerveau humain.

Géolocalisation, réponses automatiques aux mails, propositions d’achats ciblant les goûts du consommateur... L’intelligence artificielle est déjà à l’œuvre dans notre quotidien. Et sa place ne cesse de grandir, de s’affirmer à chaque seconde. « Pour notre bien », assurent les GAFA et autres géants du numérique. Pourtant...

Pourtant, l’intelligence artificielle n’est pas une technologie comme les autres ni un simple progrès technique. Elle contient une philosophie, une vision de la vie et de l’Homme inquiétantes. Promouvant en effet une équivalence entre l’humain et la machine, elle permet d’imaginer une pensée sans sujet qui nie la subjectivité.

En imitant l’homme, elle le défie (et parfois le surpasse) dans des domaines essentiels de la vie en société : la justice, la médecine ou l’organisation du travail.... L’Homme risque ainsi de se retrouver passif, les rapports humains détruits, la démocratie sapée dans ses fondements. Pour quel bénéfice ? De nouveaux services, parfois utiles, certes efficaces, mais qui viennent enrichir essentiellement les GAFA en déstabilisant dangereusement nos sociétés.

En savoir plus

Voici quelques éléments de culture en intelligence artificielle:

  • 1942, Les 3 lois d'Asimov:

un outil doit pouvoir être employé de manière sûre. (Les couteaux ont des manches) ;

un outil doit accomplir sa fonction efficacement sauf si cela peut blesser l'utilisateur ;

un outil doit rester intact durant son utilisation, sauf si sa destruction est requise pour son utilisation ou sa sécurité.

  • Début des années 1950, travaux d'Alan Turing : est ce que la machine peut penser?
  • 1968, première vulgarisation du Test de Turing, par le romancier Arthur C. Clarke
  • 1997, première victoire de l'I.A sur l'homme au jeu d'échecs
  • 2004, Les 3 lois dangereuses ( Three Laws Unsafe )
  • 2009, l'US Air-Force conçoit un super calculateur avec des propriétés similaires au cerveau humain
  • 16 Février 2011, Watson remporte 2 manches sur 3 au jeu télévisé Jéopardy
  • Mai 2013, Google conçoit un super ordinateur quantique 11 000 fois plus puissant qu'un ordinateur de 2013
  • De 2014 à 2015 la communauté High Tech dont Stephen Hawking, Bill Gates, Elon Musk préviennent des dangers de l'I.A
  • 2016, première victoire de l'I.A sur l'homme au jeu de Go
  • 2017, première victoire de l'I.A (Libratus et Deepstack) sur l'homme au Poker
  • 25 Octobre 2017 , l'I.A Sophia ( née le 19 Avril 2015) obtient la nationalité Saoudienne.
  • Janvier 2018, des I.A de Microsoft et de Alibaba battent l'homme dans des tests de compréhension et de lecture
  • 2018, l'I.A bat l'homme au jeu Quake III, mais l'homme reste encore meilleur en matière de coopération.
  • Octobre 2018, Une toile créée par intelligence artificielle vendue à un demi-million de dollars
  • Novembre 2018 , Premier JT présenté par une I.A , Première publicité conçue par une I.A
  • Décembre 2018 , une I.A , crée des visages humains . Une I.A gère un hotel.
  • Janvier 2019 , StarCraft II : l'intelligence artificielle AlphaStar met une déculottée à deux joueurs pros
  • 7 Février 2019, l'I.A achève la Symphonie n°8 de Schubert
  • Mars 2019 , L'I.A pourra anticiper les crimes à venir!!!!!!!!
  • Mai 2019 , l'I.A pourrait prochainement prévenir les crises cardiaques .
  • Juin 2019 , l'I.A devient meilleure que les humains en coopération!!!
  • Juin 2019, l'I.A élabore une recette de...... whisky

Le défi est grand, et l'enjeu risqué ! regardez Terminator , A.I , Hypérion, Destination vide, Ghost in the shell, A.X.L , 2038 Origin Unknow, I am Mother , la série "The 100" notamment la saison 3 avec A.L.I.E.!!

Culture Informatique

Raspberry pi : la petite histoire d’une grande idée

Le Raspberry Pi (prononcé comme « Raze » « Berry » « Paille » en anglais) est un petit ordinateur de la taille d’une carte bancaire. Il a été conçu par une fondation éducative à but non-lucratif pour faire découvrir le monde de l’informatique sous un autre angle. C’est Alan, franco-irlandais qui nous raconte cette belle histoire. Charlotte Truchet et Pierre Paradinas.

Une fracture entre informatique et société

Au milieu des années 2000, Eben Upton de la Faculté des Sciences Informatiques de l’Université de Cambridge (« Computer Science Lab ») en Angleterre s’est rendu compte d’un gros problème. Avec ses collègues, ils ont observé un déclin très marqué dans le nombre de candidats se présentant pour poursuivre des études en informatique. Entre l’année 1996 (année de sa propre entrée « undergraduate » à Cambridge) et 2006 (vers la fin de son doctorat), les dossiers de demande pour accéder à la Faculté se sont réduits de moitié. Le système de sélection britannique des futurs étudiants est basé sur des critères de compétition, compétence, expérience et des entretiens individuels. Eben, qui avait tenu le rôle de « Directeur des Études » également, était bien placé pour remarquer une deuxième difficulté. Au-delà du « quantitatif », les candidats qu’il rencontrait, malgré leur grand potentiel et capacités évidentes, avaient de moins en moins d’expérience en matière de programmation. Quelques années plus tôt, le rôle des professeurs était de convaincre les nouveaux arrivants en premier cycle universitaire qu’ils ne savaient pas tout sur le sujet. A l’époque de la première « bulle internet », beaucoup parmi eux avait commencé leur carrière d’informaticien dès leur plus jeune âge. Ils étaient familier avec plusieurs langages allant des « Code machine » et « Assembleur » (les niveaux les plus proches de la machine) jusqu’aux langages de plus haut niveaux. Au fil des années, cette expertise était en berne, à tel point qu’autour de 2005, le candidat typique maîtrisait à peine quelques éléments des technologies de l’internet, HTML et PHP par exemple.

Quand une solution permet de changer le monde

Leur réponse à ce problème a été de concevoir une nouvelle plate-forme informatique accessible à tous autant par sa forme, que par son prix, et ses fonctionnalités. L’idée du Raspberry Pi est née et le produit fini a été lancé le 29 février 2012.

Le prix de base, dès le début, a été fixé à $25 USD (bien que d’autre modèles existent à ce jour de $5 à $35). Le système d’exploitation conseillé est l’environnement libre et gratuit GNU/Linux (et principalement une « distribution » (version) dite Raspbian)

En savoir plus