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Visiter Saint-Martin, d'hier et d'aujourd'hui

Eglise classée monument historique en 1996

dessin de l'ancienne église, réalisé en 1585


Chapiteau, 1575


Un tableau attribué à  Jean-Baptiste Corneille : "la Résurrection de Notre-Seigneur" faisait partie du retable.


Deux Tableaux étaient mentionnés dans l'inventaire :
• Christ en croix, peinture sur bois du XVIe siècle
• l'Abjuration d'Henri IV, tableau de 1593 (visible au Musée de Meudon) 
Copyright : © Musée d’Art et d’Histoire de la Ville de Meudon
Légende : L’abjuration d’Henri IV (25 juillet 1593) (détail), 
par Nicolas Bollery, huile sur toile, fin XVIe s.


Orgues
    Un premier orgue est installé dans l'église au milieu du XIXe siècle remplacé en 1864 par un nouvel instrument avec buffet de style gothique. Un orgue de 9 jeux sur deux claviers est installé par les établissements Barker et Verschneider. Il est à l'origine de l'instrument que nous connaissons aujourd'hui. La tribune et la console (provenant de Sainte Anne d'Auray) sont mises en place à la même période.
    L'orgue a connu plusieurs restaurations et agrandissements : en 1886 par la maison John Abbey de Versailles, puis en 1947* et 1966 par l'entreprise Beuchet-Debierre de Nantes, en 1980 par les établissements Barbéris au cours desquels 8 jeux supplémentaires ont été ajoutés.

   La Ville de Meudon a décidé récemment de remettre l'orgue en état et a engagé une restauration complète
La paroisse a décidé de prendre à sa charge l'une des prestations supplémentaires proposées par le facteur d'orgues, à savoir la construction d'un sommier neuf de Grand-Orgue (qui supporte les tuyaux du clavier principal et les alimente en air), celui qui se trouvait dans l'orgue n'étant plus en mesure d'assurer un fonctionnement stable à long terme, du fait des divers agrandissements et transformations que l'instrument a connus dans le passé.
    C'est le Maître Facteur d'Orgues Hubert BRAYÉ, installé à Mortzwiller près de Mulhouse, qui a été choisi pour mener à bien ces travaux. Son entreprise a reçu le label "EPV" (Entreprise du Patrimoine Vivant), marque de reconnaissance de l'Etat pour distinguer les entreprises françaises aux savoirs-faire artisanaux et industriels d'excellence.

 Composition actuelle de l'orgue
 Récit (clavier du haut),
Principal 8, Cor de nuit 8, Garnbe 8, Voix céleste 8, Principal4, PleinJeu 4 rangs, 
TTompexe 8, Basson-Hautbois 
 Grand-Orgue (clavier du bas) : 
Bourdon 16, Montre 8, Cyrnbale 4 rangs, Bourdor 8, Principal 4, Flîrte douce 4 Doublette 2,
Nazard 2 2/i, Tierce I 3/5 Pédale :
Soubasse l6
 Tirasses GO :
Récit - Arcoupbnents Récit/GO ,4ppel anches
Tremolo


* Le 2 mai 1947, Marcel Dupré, Meudonnais, célèbre organiste de Saint-Sulpice inaugure l'orgue qui comptait alors 17 jeux.

Historique
Depuis le XIIème siècle au moins, il existe à Meudon une église Saint-Martin. C’est une modeste église de village, en forme de croix latine. La nef, simple, sans bas-côté, le chœur peu profond, le bras gauche du transept abrite une petite chapelle, le bras droit est occupé par le clocher. La maçonnerie est grossière. Vers le milieu du XIVème siècle, l’église est flanquée de deux bas-côtés inégaux qui communiquent avec la nef par des passages ouverts en sous-œuvre dans les murs. Un porche en charpente et son muret servant de ban la précède. 
En 1540,  on tente de moderniser l’église. On construit les murs du chœur et deux chapelles (Notre-Dame et Saint-Jean) qui prolongent les bas-côtés, mais les travaux sont abandonnés et l’on met une couverture provisoire.
 
Du 18 janvier 1551 au 9 janvier 1553, Rabelais fut nommé curé-titulaire de Meudon. Il ne résidait pas dans sa paroisse et se faisait remplacer dans l'exercice de ses fonctions par un vicaire. 
Les travaux reprennent en 1561 avec la réalisation de la charpente du chœur, un travail remarquable, qui est encore en parfait état. On peut alors poser une toiture en ardoise sur le chœur, le transept et le clocher, puis en 1572, on recouvre la nef. Enfin de 1574 à 1577, les paroissiens font appel à un tailleur de pierre renommé pour réaliser la voûte du chœur et du transept en sous-œuvre, consolider le clocher mettre la dernière main aux chapelles latérales.

Michel Le Tellier, marquis de Louvois, nouveau propriétaire du domaine de Meudon, entreprend en 1682 la réfection de la nef dont les murs menacent ruine. La charpente et la couverture furent conservées. On monta les nouveaux murs contre les anciens jusqu'aux maîtresses poutres du comble et les maçonneries anciennes ne furent démolies qu’au dernier moment. On profite de cette opération pour supprimer l’ancien porche et allonger la nef vers la place avec une façade construite par Mansart - ou un de ses élèves. Les anciens bas-côtés étant d’inégale largeur, on profita de la réfection de la nef pour les rééquilibrer en construisant les nouveaux murs tantôt en dehors, tantôt en dedans les anciens. 


Œuvres du XXeme siècle :
Gaston Frédouille
•    
Maître autel : Crucifixion
•    
Chapelles : fresques Apocalypse et Pentecôte 
•    
Vitrail 
Auguste Larène
•    
Notre-Dame du Oui - sculpture
Angel Zarraga 
 
Le Chemin de Croix est l’œuvre du peintre symboliste mexicain Angel Zarraga, né en 1886 à Durango, il arrive en France en 1904 et s’établit à Meudon en 1935, mort en 1946. Il a été peint entre mai et août 1940, pendant la Débâcle et l’Occupation. Peut-être a-t-il subi l’influence de cette sombre époque. Les couleurs sont celles du drapeau français en plus tristes: un bleu acide, un blanc blafard et un rouge brun. Les images ne sont égayées par aucun décor, aucune perspective, ni aucun détail pittoresque. Les personnages vus en gros plan sont dépourvus de jambes, de façon à concentrer l’attention sur les visages et leurs expressions. A la barbe près, le Christ a le même visage que sa mère. C’est sans doute la femme de l’artiste qui a servi de modèle pour l’un et l’autre. A la dernière station, le cadavre du Christ est adoré par le curé de Meudon de l’époque, l’abbé Charpentier, et par l’artiste lui-même à demi caché.