ouverture des préventes pour Maître Péronilla
Calchas, grand augure de Jupiter prépare le sacrifice offert à l’occasion de la fête d’Adonis. De son côté, Hélène, la reine, est obsédée par la rumeur qui court : Venus aurait promis à Pâris, fils du roi Priam de Troie, l’amour de la plus belle femme du monde. Pâris se présente justement à Calchas, confirme la rumeur et obtient sa totale collaboration. Hélène, passant par là, est alors fascinée par la beauté de ce berger.
Le grand concours des jeux de l’esprit, organisé par Agamemnon pour les rois, les poètes et les bergers, est brillamment remporté par Pâris. Alors qu’on acclame le vainqueur, et que Ménélas l’invite à diner, Jupiter parle par la voix de Calchas : « il faut que Ménélas aille passer un mois en Crète ».
Pâris, qui a demandé à être reçu, réclame sans ménagement que la promesse de Vénus soit honorée, mais Hélène lui bat froid. Alors qu’Hélène balance désespérément entre son devoir et sa passion naissante, les rois ne pensent qu’à s’amuser au jeu de l’oie. Rassurée par la présence de Calchas, la reine s’endort. Pâris revient alors et, lui faisant croire que « ce n’est qu’un rêve » se glisse dans son lit. Ménélas revient alors de Crète, surprend les amants et rameute les rois à hauts cris. Brutalement dégrisés et pris de remords, ces derniers chassent Pâris, au grand désespoir d’Hélène.
La jeunesse oisive, dont Oreste est le meneur, voudrait voir éloigner Ménélas, qu’elle rend responsable du manque d’amour qui règne depuis son retour, alors qu’Agamemnon et Calchas lui imputent au contraire un climat d’adultère généralisé. Ménélas insiste une fois de plus pour qu’Hélène explique son « rêve », et se fait vertement éconduire. Après qu’Agamemnon et Calchas, dans un vigoureux élan patriotique, ont essayé de convaincre Ménélas de se sacrifier pour son pays, ce dernier révèle qu’il a obtenu la venue du grand augure de Vénus domicilié à Cythère. Mais la galère ne fait que commencer.