L'activité humaine s'est tournée, il y a déjà quelques décennies, vers le profit démesuré et le rêve de la croissance infinie. Le matérialisme a réussi son coup : il a fait de nous des proies économiques et nous conduit à la perte de toute humanité. Nous sommes désormais de chaleureux consommateurs gavés aux facilités et aux conforts. Mais cela a un prix: une bouillonnante facture de chauffage...
En effet, un des principaux gaz à effet de serre est…la vapeur d’eau ! Sans lui, la température moyenne sur terre serait de -18° ! Mais alors, pourquoi est-il si souvent associé aux activités humaines ?
Tout d’abord, intéressons-nous au phénomène de l’effet de serre. Le soleil émet différents types de rayons, dont les rayons infra-rouges, qui sont repoussés par la Terre. Ils repartent donc vers l’espace, mais une partie de ces rayons se heurtent à des nuages de gaz à effet de serre et reviennent vers la Terre. Ils se font donc emprisonner dans l’atmosphère et réchauffent le climat.
Cependant, depuis la révolution industrielle (au XIXème siècle), les Hommes rejettent de plus en plus de gaz à effet de serre (CO2, méthane…) dans l’atmosphère, notamment émis lors de combustions de sources d’énergies fossiles (pétrole, charbon, gaz…). Plus de rayons infra-rouges sont donc emprisonnés dans l’atmosphère, qui se réchauffe donc davantage.
Dans le courant du XXème siècle, les températures moyennes en France ont augmenté de 1 °C et ce réchauffement s’accélère : en 2100, la Terre pourrait s’être réchauffée de 2 à 7°C par rapport à l’ère préindustrielle. Cela peut paraître peu mais c’est en réalité un énorme bouleversement : lors de la dernière période de glaciation, les températures moyennes sur Terre étaient inférieures de 5°C aux nôtres…et d’immenses glaciers recouvraient toute la Scandinavie et descendaient jusqu’au Danemark !
Evolution des températures moyennes à Uccle entre 1833 et 2019
Les conséquences de ce réchauffement climatique sont nombreuses : les sècheresses sont plus nombreuses, le niveau des mers augmente (l’eau se dilate et prend donc plus de place), les glaciers fondent, les cyclones et autres phénomènes climatiques extrêmes sont plus fréquents et plus violents… De plus, ce réchauffement est très rapide et ne donne pas le temps aux écosystèmes de s’adapter à ce changement majeur, ce qui a pour conséquence un nombre grandissant d’espèces en voie de disparition ou totalement éteintes. Sur le long terme, le réchauffement climatique va également engendrer des déplacements massifs de populations : certaines contrées se retrouveront englouties suite à la hausse du niveau des océans, d’autres inhabitables suite aux sécheresses et à la pénurie d’eau douce, autre conséquence directe du réchauffement climatique.
Malgré tout, une lueur d’espoir persiste : ces dernières années, grâce aux rapports de plus en plus alarmants des scientifiques, aux conséquences de plus en plus évidentes du réchauffement climatique et aux manifestations et militants qui se mobilisent pour cette cause, nous assistons à une véritable conscientisation de la population. Les enjeux climatiques deviennent un thème de campagne important en politique et de plus en plus d’initiatives locales ou internationales voient le jour pour un meilleur respect de l’environnement que ce soit dans le domaine de l’énergie, de la mobilité, de la consommation ou même de l’économie. Car même si la situation est grave, il est toujours possible d’éviter le pire. Ce changement de mentalité est une véritable chance : elle ouvre la porte sur une autre manière de vivre, plus respectueuse de la nature et des Hommes.
Antoine Zulewski