Qui serait capable de se passer d’internet dans nos sociétés occidentales? Peu de monde ! Nous en avons besoin, que ce soit pour communiquer, pour se divertir ou bien pour s’informer. Cependant, tous nos documents, toutes nos applications, toutes nos recherches ont un réel impact sur l'environnement, bien que celui-ci soit moins visible, car éloigné de nos écrans. Il faut s’imaginer des labyrinthes de serveurs, tournant à plein régime sans cesse.
Nous parlons de serveurs mais, concrètement, c’est quoi ?
Les serveurs sont des “giga calculator” et des énormes machines de stockage, ce sont ces derniers qui stockent vos données dans le cloud notamment. Bien lourd comme nuage, n'est-ce pas?
Avez-vous déjà pensé aux efforts faits pour envoyer un simple email? Au moment d'envoyer celui-ci, il va passer par les centres de données de votre fournisseur internet. Suite à cela, le courriel électronique fera le tour du monde passant par des milliers de serveurs jusqu'à atteindre les centres de données du fournisseur de votre destinataire afin qu’il le reçoive. De plus, la consommation des mails non-supprimés est, en fonction des services utilisés, de 10g de CO2 par an, puisqu’ils sont stockés sur des serveurs qui tournent jours et nuits, et que l’on doit, par conséquent, refroidir et alimenter. Il faut bien que quelque chose les nourrissent, ces monstres d’aciers.
Nous noterons qu’en 2012, 47% de l’électricité utilisée par le secteur informatique était dédié à la consommation des appareils. Désormais, cette part ne s’élève plus qu’à 34%. Pour cause: la demande toujours plus grande des data centers et des réseaux. En 4 ans, l’on passe d’une part de 35%, pour ce duo, à 50%.
Ce besoin est accentué principalement par l'expansion du streaming et des vidéos, celui-ci prend une grande place dans le trafic internet. Netflix, d’ailleurs, y tient un rôle important.
Nous parlons de data centers mais, concrètement, c’est quoi ?
Un data center (ou centre de données) est un endroit où sont stockés des milliers de serveurs qui vont traiter les données reçues d’autres centres de données et qu’ils vont eux-même renvoyer vers leurs collègues.
Parallèlement à cela, en 2012, le secteur informatique consommait 7% de la demande en énergie électrique mondiale. En 2017, nous en étions à plus de 12%. “Et cela devrait continuer de croître d’au moins 7% par an jusqu’en 2030, soit le double du taux moyen de croissance de l’électricité dans le monde”, comme nous l’indique un rapport datant de 2017 fait par Greenpeace du nom de clickClean.
Ce rapport montre également la provenance des énergies utilisées par certaines entreprises et applications. Après tout, n’est-il pas légitime de penser que les plus riches du monde fassent des efforts étant donné qu’ils en ont les moyens? (Le problème est probablement qu’ils n’y trouvent aucune fin). Ne serait-il pas bon de voir ces entreprises, ayant acquis un quasi monopole dans le monde de l’informatique, user, pour une fois, de leur influence, qui dépasse même celle des Etats, pour faire avancer les choses? Voyons ce qu’il en est:
On peut observer que certains s'intéressent un minimum à une utilisation d’énergie saine mais il faut être prudent et ne pas simplifier trop les choses. Google, par exemple, fait de nombreux pas vers une énergie plus propre. L’entreprise achète l’électricité pour ses centres de données chez des fournisseurs renouvelables. Elle réussit à optimiser “chaque watt” et ainsi avoir, en moyenne, un centre de données deux fois plus économe en énergie qu'un centre de données d'entreprise typique, nous confirme t-elle.
Mais, d’un autre côté, nous voudrions faire remarquer que l’entreprise pourrait faire beaucoup plus avec ces 180 milliards de dollars de chiffres d’affaires en 2018 et ses bénéfices qui explosent, 34 milliards de dollars pour l’année 2019.
Premièrement, vous pouvez trier vos mails.
En supprimant ceux qui ne vous servent plus, ceux que vous avez déjà lu, en vous désabonnant des newsletter que vous ne lisez plus et en compressant les pièces jointes qui vous servent.
Deuxièmement, vous pouvez choisir votre manière de naviguer sur internet
En décidant de ne plus fréquenter certains sites au profit de ceux qui respectent davantage l’environnement. Vous pouvez aller regarder le rapport complet ClickClean pour savoir si telle application que vous utilisez cherche des énergies renouvelables par exemple. Ou bien vous pouvez éviter l'utilisation d'Amazon, notamment, et acheter vos livres (rappelons que là est l'origine d'Amazon) dans des magasins de deuxième-main ou des brocantes. Après tout, l'odeur des anciens livres n'a t-elle pas son charme?
Troisièmement, il demeure essentiel de diminuer son utilisation des écrans
Les vidéos et les séries sont gourmandes et nous prennent parfois beaucoup trop de temps. Combien de fois n’avons-nous pas pensé “ juste un dernier épisode” pour ensuite en regarder 5 ? L’utilisation des réseaux sociaux est aussi excessive pour certains, nous devrions essayer de ne plus succomber aux retentissements de “la cloche” qui, trop souvent, nous appelle à répondre à un message comme s’il s'agissait d’une question de vie ou de mort.
Si possible, il faudrait s’écarter quotidiennement de nos écrans pendant une période relativement courte de temps pour laisser reposer notre cerveau constamment sollicité et laisser place à des idées plus créatives et autonomes.
Enfin, nous pourrions chercher à innover, à trouver de nouvelles voies et de nouveaux moyens plus éthiques d’aborder notre vie sur internet.
Et c’est ici que le moteur de recherche écosia entre en scène…
Alexandre, Ryan et Giuseppe