SHI = Doigts
ATSU = Presser
Le professeur Ryūhō Okuyama, décédé en 1987, est contemporain de Tōru Namikoshi et ces deux praticiens-enseignants se fréquentaient régulièrement. À cette époque, des congrès et rencontres de praticiens étaient régulièrement organisés et regroupaient parfois des centaines de professionnels. Namikoshi père et fils étaient d'ailleurs présents aux funérailles du professeur, à Omiya Saitama. Mais leurs sources d'apprentissage ont été différentes et Ryūhō Okuyama fut notamment disciple du professeur Hirata, médecin de médecine traditionnelle chinoise. L'orientation du Kōhō shiatsu, fondé sous cette appellation en 1941, est donc d'emblée médical. Il s'agit d'une forme technique concentrée sur une certaine puissance thérapeutique, exercée toutefois de façon très confortable pour le patient, et à l'efficacité recherchée, s'appuyant sur des méthodes diagnostiques à la fois traditionnelles et originales.
Le Shiatsu recouvre les techniques :
I l n'y a absolument aucune maladie qui se manifeste indépendamment dans un seul organe interne.
Les gens pensent qu'il en est ainsi parce que, pour plus de commodité, on a donné à chaque organe un nom indépendant, et aussi parce qu'on peut avoir l'impression fausse que le mal est localisé à tel ou tel organe. Naturellement tous les organes sont reliés entre eux et il n'y en a pas un seul qui puisse vivre indépendamment des autres.
Par conséquent, ceux qui souffrent d'hémorroïdes ont souvent une "mauvaise tête" et inversement, on connaît aussi le problème de l'hystérie chez la femme. De même si on a un "mauvais estomac" ce n'est malheureusement pas seulement le corps de l'estomac lui même qui fonctionne mal, ce peut être aussi bien les intestins, la rate, les surrénales ou tout organe en relation avec lui.
Dans le cas de la maladie, il faut donc voir quels endroits ont une relation de "mauvaise influence".
C'est ce que j'appelle la "réincarnation des erreurs" (cercle vicieux).
Par conséquent il ne s'agit pas de supprimer temporairement un symptôme. Si l'on veut obtenir une guérison complète, il est nécessaire que la méthode de traitement amène la déconnexion des relations qui constituent le cercle vicieux. Les traitements populaires sont sans valeur lorsqu'ils sont basés sur l'imitation stupide des médecins qui ne soignent que l'estomac si celui-ci fonctionne mal.
Pour rompre le cercle vicieux, c'est à dire appliquer un traitement complet, il faut examiner la réaction de la maladie sur le revêtement extérieur de tout le corps, et à partir de là, appliquer une stimulation thérapeutique. Il est de plus nécessaire d'obtenir en même temps les trois effets suivants :
- psychique dans le domaine du mental,
- physique dans le domaine du corps et de la douleur,
- chimique : pour agir sur la réaction aux bactéries.
Le premier est dû à la sensation, le second au système nerveux et le troisième à la circulation sanguine et lymphatique.
De nos jours bien sûr, le premier est du domaine de la religion ou de l'exorcisme, les deux autres sont du domaine des médicaments, de l'électrothérapie, radiothérapie, etc... Mais tout ceci ne fait que prédisposer à des symptômes inattendus de guérison incomplète, parce qu'il n'est pas tenu compte du "cercle vicieux".
Le KOHO SHIATSU tient dans ce domaine une position inégalée. Il est immédiatement efficace grâce à la conjugaison des trois effets. Mais il est absolument nécessaire d'examiner le patient selon la méthode originale KOHO, et d'appliquer la technique raffinée de pression du pouce sans utilisation de force.