la médecine ayurvédique en passant l'Oural se mélange en Chine à une médecine probablement d'origine schamanique utilisant épines, pointes de pierre et autres principes de cure. la fusion des deux principes amènera à la médecine traditionnelle chinoise dont fait partie l'Acupuncture.
Plusieurs écoles se développent et c'est sous le règne de l "Empereur Jaune*.
La rédaction de l'ouvrage est attribuée au mythique empereur Jaune (Huangdi, XXVIIIe siècle av. J.-C.) et se présente comme un dialogue entre l'empereur Jaune et son médecin et ministre Qi Bai.
" Moi qui suis le chef d'un grand peuple...
Et qui devrais donc en percevoir des impôts,
Je constate avec affliction que je n'en perçois point,
Parce que mon peuple est malade.
Je veux que l'on cesse d'administrer des remèdes
Qui rendent mon peuple malade...
Pour n'employer désormais que des aiguilles de métal "
Le Huangdi Nei Jing (黄帝内经) ou Classique interne de l'empereur Jaune est le plus ancien ouvrage de médecine chinoise traditionnelle. Il se divise en deux parties : le Su Wen et le Ling Shu. Tous les aspects de la médecine y sont abordés, avec leur traitement, et plus particulièrement le traitement par acupuncture. Il y est fait allusion à l'usage de poinçons de pierre qui auraient pu être utilisés avant l'apparition des aiguilles en métal : « Mon désir est […] qu'on ne se serve plus des antiques poinçons de pierre ». Cette méthode était appelée pienn tsiou
Les textes qui nous sont parvenus sont celui de Wang Bing (762) et celui de Yang Shangshan, qui, disparu de Chine avait été conservée au Japon[3]. Lavier y rajoute celui de Li Nien-Wo, parue au XIVe siècle.
Tout au long de ces textes s'analysent les intrications de l'homme, microcosme, avec son environnement macrocosmique conformément à la conception taoïste. L'ouvrage étudie les dérèglements selon les saisons, les variations du teint, les subtilités des pouls, l'état des cinq organes, des cinq saveurs, des six énergies… Il précise le maniement de l'aiguille, et la pratique des moxas (technique de stimulation des points d'acupuncture par la chaleur), afin de rétablir l'harmonie du haut avec le bas, de l'intérieur avec l'extérieur.
EN CHINE, le Sud traitait par la phytothérapie et le Nord par l'acupuncture, les moxas, les ventouses et un traitement manuel appelé dans un premier temps " tui-na " (" presser en soutenant ") puis " an-ma " (" presser et frictionner "). C'est cette partie de la médecine chinoise qui aurait rejoint le Vietnam, la Corée et, vers le VIIe siècle, le Japon.
LA PÉRIODE EDO (1603-1867) fut l'apogée de la gloire du Shiatsu. Le tui-na et l'an-ma fusionnèrent en un seul terme : l'" anma ". L'anma était enseigné au sein des familles et faisait partie du patrimoine. Quelques temps plus tard le gouvernement décréta que les non-voyants auraient le privilège de l'anma. L'anma devint ensuite plus un massage relaxant qu'une vrai thérapie préventive.
A L'ÉPOQUE MEIJI (1868-1912), avec l'ouverture du Japon et pour le distinguer des nouvelles méthodes de soins venues de l'Occident, l'an-ma fut rebaptisé " shiatsu " et l'accent fut de nouveau mis sur la pression pure. Mais il faudra attendre pratiquement un siècle, jusqu'en 1954, pour que le Shiatsu soit reconnu comme une pratique autonome au Japon