J7 : Samedi 12 septembre 2020
Depuis le début de la semaine, nous avons contemplé le massif de la Dôle à plusieurs occasions, de loin . En cette fin de séjour, nous comptons le découvrir de plus près.
Facilement reconnaissable à son curieux « champignon blanc » qui le coiffe, la Dôle est, avec ses 1677 mètres d’altitude, le second plus haut sommet du Jura suisse. L’hiver, la neige transforme ses pentes en domaine skiable transfrontalier dénommé « Jura sur Léman ». Une fois de plus, nous allons naviguer entre France et Suisse.
En réalité il n’y a que le point de départ qui soit sur le territoire français, tout le reste se déroule en Suisse. Normalement, c’est du parking des Dappes qu’on accède à la fois au domaine skiable et à l’itinéraire pédestre vers la Dôle, mais ce parc de stationnement est en travaux pendant tout l’été et l’automne 2020.
L’office de tourisme conseille d’utiliser en lieu et place le parking de Tabagnoz. Nous sommes parmi les rares à suivre ce conseil, la majorité des autres randonneurs se garant malgré tout au bord de la route autour des Dappes.
Après avoir relié Tabagnoz aux Dappes (ce qui rallonge le trajet total de plus de 2 kilomètres !), nous grimpons en direction du sommet, avec comme repère la boule du radar, sur un sentier plus ou moins parallèle au télésiège des Dappes/Dôle. Il s’agit de gagner près de 400 mètres de dénivelé, dur, dur !
A cette heure, encore peu de randonneurs mais devant nous, un groupe de quatre personnes qui nous devancent de quelques centaines de mètres. Ils arrivent un peu avant nous au sommet comme le montrera cette image de la webcam (consultée ultérieurement) prise à 10 h 05.
Image de la webcam (vue Mont-Blanc) prise à 10 h 05
Le cliché étant renouvelé toutes les heures, pas de chance, nous avons loupé de peu l’occasion de nous voir à l’image. En revanche, en consultant la deuxième webcam, celle tournée vers les Dappes, surprise, on nous découvre en train de finir notre ascension.
Cherchez-nous sur cette image de la webcam prise à 10 h 05 (côté station) !
Vous aurez remarqué les splendides vues plongeantes de part et d’autre du sommet, d’un côté vers le lac Léman (les Alpes sont dans la brume à l’arrière-plan), de l’autre côté vers le massif du Jura.
Nous profitons encore un peu de la vue sur ce sentier de crête, délimité par un muret de pierres sèches épousant parfaitement les ondulations du terrain.
Puis c’est la descente dans les pâtures pour atteindre le creux du cirque.
J’avais lu qu’on pouvait apercevoir des chamois dans cette partie.
Bingo, un voilà un ! Il a l’air de poser sur un piédestal !
Arrivé au chalet de la Dôle (1439 mètres), le chemin remonte progressivement vers le col de Porte (1557 mètres). Il est près de midi et il y a de plus en plus de monde. Nous en profitons pour faire notre pause pique-nique.
Quant à la suite, c’est ce drôle d’oiseau qui nous en indique la direction. En fait, c’est simple, il suffit à présent de prendre à rebours la file des randonneurs qui se pressent en nombre à cette heure, un samedi, vers la Dôle.
Conclusion : une magnifique randonnée à la fois pour les vues depuis le sommet et aussi pour les paysages en contrebas de la Dôle qui sont également très beaux.
L’après-midi se poursuit comme d’habitude au lac des Rousses avant une petite collation avec les propriétaires, l’occasion de faire le bilan de notre séjour… très positif et de parler plus généralement de voyages sans oublier la COVID, bien évidemment.