J4 : mercredi 9 septembre 2020
Après avoir déjeuné au restaurant ces deux derniers jours, aujourd’hui nous emportons le pique-nique car nous prévoyons une randonnée plus longue que les précédentes : 14 kilomètres, dénivelé 600 mètres, 4 à 5 heures de marche entre le col de la Faucille et le Colomby de Gex. J’avais prévu que ça monterait en puissance au fil de la semaine ! 😉
Le passage au col de la Faucille me permet de constater que la maison familiale de vacances dans laquelle j’avais séjourné dans les années 70 était toujours debout mais sans doute plus pour très longtemps… J’ai un petit pincement au cœur devant le bâtiment en voie de démolition.
Image Google Maps
Je reconnais en revanche parfaitement les alentours et je pense avoir déjà fait cette même randonnée il y a 45 ans, au moins en partie, avec ma famille et des connaissances que nous nous étions faites sur place. Souvenirs, souvenirs… Si je ne garde que des images ténues des lieux, les différents noms me sont en revanche tout à fait familiers.
Le tracé prévu est le suivant (dans un ordre légèrement différent)
En effet, du parking, notre premier objectif consiste à rejoindre directement le sentier des crêtes au niveau du Grand Montrond en zappant le Petit Montrond. Cette partie, entre bois, routes et pistes de ski, n’est pas très excitante, mais c’est le prix à payer pour jouir par la suite des plus belles vues panoramiques de la haute chaîne du Jura.
En effet, à 1614 mètres d’altitude au Grand Montrond et tout au long du chemin qui suit, c’est un véritable festival de panoramas qui se déroule sous nos yeux.
Magnifique vue sur le bassin du Léman (cherchez le jet d’eau de Genève) et la plaine suisse jusqu’au massif du Mont-Blanc.
Le Petit Montrond, reconnaissable à son pylône, est visible plus à l’est. Nous y passerons plus tard.
Pour le moment nous continuons à longer la crête vers l’ouest tout en profitant d’une vue plongeante sur le pas de l’Echine et les hautes falaises surplombant la petite ville de Gex.
Le sentier finit par quitter les abrupts pour grimper doucement vers le Colomby de Gex (1688 mètres). Si le lieu n’était pas matérialisé par une tour métallique (sorte de derrick), on pourrait avoir du mal à croire qu’on est arrivé à destination et encore plus de mal à réaliser qu’on est ici sur le troisième plus haut sommet du massif du Jura, tellement cette partie des crêtes a l’air plane à cet endroit.
Depuis le Colomby, nous posons pour la photo-souvenir. En dehors du Petit Montrond et de son pylône visible au loin, on aperçoit le sommet de la Dôle reconnaissable à la boule de son radar.
Après la pause-déjeuner, le Petit Montrond devient notre nouveau but.
Du Grand Montrond il a l’air tout proche mais c’est sans compter sur des montées et descentes incessantes pour l’atteindre, une difficulté encore accentuée par la chaleur de plus en plus prégnante en ce début d’après-midi. Alors, quand nous y arrivons enfin, nous aurions apprécié de siroter un verre à la terrasse d’un bar. Il y a bien un établissement au sommet de la télécabine du Montrond mais à cette saison il est fermé.
Seule possibilité pour nous distraire : étudier la table d’orientation !
Pour nous désaltérer, il faudra attendre d’être de retour au parking où la terrasse de la Petite Chaumière voisine nous tend les bras. Une pause bienvenue à l’issue de ce magnifique parcours très gratifiant.
Après s’être rafraîchi le gosier, on se rafraîchirait bien tout le corps tant il fait chaud. Qu’à cela ne tienne, cela devrait être possible au lac des Rousses. L’eau n’y est certes pas très profonde mais si l’on ne craint pas de poser ses pieds sur le fond vaseux, on peut y enchaîner quelques brasses salutaires.
Ensuite il ne reste plus qu’à profiter du soleil, les doigts de pied en éventail, n’est-pas Hervé ?
Une excellente troisième journée partagée entre la montagne et… la plage !