J5 : jeudi 10 septembre 2020
La randonnée d’hier nous avait offert de très belles vues sur le lac Léman et les Alpes. Nous devrions encore trouver des vues similaires au sommet du mont Sâla que nous prévoyons de gravir aujourd’hui. Mais si hier tout le parcours s’est effectué en France, aujourd’hui seul le parking de départ est situé sur le territoire français, plus précisément sur la commune de Bois d’Amont, au lieu-dit La Bourbe.
En face du parking, nous entrons aussitôt sur le territoire helvétique. Un panneau avertit que « le passage de la frontière est autorisé avec documents de voyage reconnus et valables, uniquement avec des marchandises dédouanées et/ou effets personnels ».
Nous sommes en règle alors c’est parti pour 4 à 5 heures de marche, d’abord entre les sapins sur un sentier pierreux bien raide.
Quand les sapins laissent place aux pâturages, nous franchissons prudemment le portail d’entrée, un panneau mettant en garde contre la présence de chiens Patou, gardiens de troupeaux. Heureusement, aujourd’hui, il n’y a ni moutons ni chiens en vue. Ouf !
Nous pouvons par conséquent poursuivre, l’esprit tranquille, et découvrir peu après cette magnifique combe typiquement jurassienne, qu’on appelle un Creux, c’est-à-dire une dépression formée dans la voûte d’un anticlinal.
Ici c’est le Creux du Croue.
Un peu plus loin, nous traversons le lieu appelé « cimetière aux Bourguignons », une clairière rappelant la défaite de Charles le Téméraire contre les Suisses en 1476. Un bail !
Serait-ce l’un de ces Bourguignons, figé dans la pierre ?
Après l’avoir salué, nous reprenons notre ascension en direction du mont Sâla (1510 mètres) dont le sommet est matérialisé par une croix datant de 1960.
La vue sur le lac Léman et le massif des Alpes est assez semblable à celle d’hier, juste décalée un peu plus vers l’est.
Une fois le point culminant atteint, il nous reste à fermer la boucle en retournant au point de départ par une variante entre bois, clairières d’altitude et estives, en passant par deux autres Creux : le Creux Devant et le Creux à la Neige.
Dans les prairies, les fleurs sont rares en cette fin d’été. Nous dénichons néanmoins ces carlines acaule qui ont l’avantage de rester belles bien que déjà sèches. C’est d’ailleurs pour cette raison qu’elles entrent fréquemment dans la composition des bouquets secs.
Carline acaule
C’est sur cette réflexion que se termine notre boucle suisse de 11 kilomètres effectuée en 5 heures, avec un dénivelé de 470 mètres.
Retour en France au bord du lac des Rousses comme la veille. Chaque jour les températures prennent quelques degrés supplémentaires de sorte que le bain devient impératif après l’effort.