J2 : lundi 7 septembre 2020
Les choses sérieuses commencent aujourd’hui, enfin pas trop fort quand même. Pour cette première journée, afin de nous échauffer progressivement, je propose un parcours de difficulté moyenne et au dénivelé modéré. On tâchera de monter en puissance dans les jours à venir 😉
La randonnée du pic de l’Aigle et du belvédère des 4 lacs répond à ce cahier des charges. Le point de départ se situe à proximité du village de La Chaux-du-Dombief à 27 kilomètres des Rousses, ce qui en fera le but de randonnée le plus éloigné de la semaine.
Côté météo, il fait très beau mais très froid ce matin. Ce n’est néanmoins pas un problème car on va vite se réchauffer avec ce qui suit.
En effet, du parking, ça grimpe directement très sec vers le pic de l’Aigle (990 mètres) et là… waouh, on prend immédiatement une belle claque en découvrant le large panorama s’ouvrant devant nous.
Le Haut-Jura se révèle dans toute sa splendeur : à nos pieds le lac d’Ilay auréolé de l’épais massif forestier dominé par les rondeurs des monts du Jura. A l’arrière-plan les reliefs lointains du Macônnais.
Ce n’est pas le seul lac ni le seul belvédère du parcours. Après avoir serpenté sur la crête boisée, le sentier nous gratifie d’un second point de vue, celui des 4 lacs.
Ici, vue sur deux d’entre eux : le Grand Maclu juste à nos pieds, et au second plan toujours le lac d’Ilay. Vous remarquerez la petite île de la Motte au milieu de ce dernier.
Vous noterez aussi la couleur « lagon » des plans d'eau, la faute aux boues calcaires présentes sur leur pourtour. Cette teinte nous fait aussitôt penser à certains lacs des Rocheuses canadiennes.
Du belvédère, nous descendons à travers la forêt vers les rives du Petit Maclu tout en apercevant dans la distance le dernier des quatre lacs, celui de Narlay.
Nous longeons ensuite la berge des lacs du Petit et Grand Maclu en direction d’Ilay avant de remonter jusqu’au pied du pic de l’Aigle. Très beau parcours de 10 kilomètres réalisés en 3 heures avec 378 mètres de dénivelé.
L’heure est maintenant venue de passer à table, mais ce ne sera pas aussi simple !
Nous avions repéré au préalable le restaurant l’Eolienne où nous nous faisions une joie de nous attabler dans le petit jardin attenant. Quelle déception de constater qu’il était déjà fermé (fin de saison alors que nous ne sommes que début septembre). Idem pour la trattoria voisine. Dans ce contexte, l’auberge du Hérisson, un peu plus loin, est complète. Il faudra nous éloigner jusqu’à Doucier pour trouver enfin notre bonheur à La Sarrazine, petit bistrot de campagne sans prétention mais néanmoins honnête. Nous sommes au bord de l’évanouissement !
Une fois l’estomac bien rempli, nous pouvons décider plus sereinement comment occuper le reste de l’après-midi. A Doucier, nous ne sommes pas loin des cascades du Hérisson, un incontournable de la région, alors autant en profiter pour y jeter un coup d’œil.
Mais après la marche de ce matin impossible d’envisager le parcours complet des sept cascades. Nous nous contentons de la première, la plus haute aussi, celle de l’Eventail (65 m de haut) qui, en cette fin d’été, n’est plus très alimentée et par conséquent pas aussi impressionnante qu’attendue.
En revanche, à l’écart du sentier, l’œil du photographe est attiré par ces parois rocheuses recouvertes de draperies de mousse semblables à des stalactites d’où dégringolent goutte à goutte de minces filets d’eau comme autant de mini-cascades en formation.
En fait, il s'agit de la cascade de la Tuffière qui ressemble à CECI quand il y a beaucoup d'eau.
Avec dans les yeux le bleu lagon des 4 lacs et le vert moussu des cascades, nous rentrons aux Rousses au terme d’une première journée déjà bien remplie.
Dernier arrêt à l’office de tourisme des Rousses pour prendre des renseignements sur le billet combiné train + bateau permettant de nous rendre à Nyon (côté suisse du lac Léman) puis à Yvoire (côté français). On nous prévient que la Suisse risque de classer très prochainement la France en zone à risque pour le coronavirus, nous n’avons donc pas intérêt à acheter ce billet trop à l’avance. C’est pourquoi nous préférons ne pas attendre et programmer cette excursion dès le lendemain.