Notre rituel est toujours un peu le même. Après avoir ouvert nos valises et commencé à reprendre possession de notre maison, nous nous précipitons toujours à Saint-Malo, d’abord sur la Grande plage du Sillon puis intra-muros dans le but de faire le tour des remparts.
Longue de près de trois kilomètres, la plage du Sillon est la plus longue plage de sable de la cité malouine. Une digue délimite cette longue bande littorale, elle-même protégée de la force des vagues par un alignement de brise-lames en troncs de chêne. Cette digue permet une agréable balade bordée de nombreuses villas construites pour la plupart à la fin du XIXe siècle. L’endroit est non seulement prisé des promeneurs et des baigneurs mais aussi des amateurs d’activités venteuses (char à voile, cerf-volant, planche à voile, kitesurf…). Nous aimons flâner sur cette chaussée entre quartier balnéaire et océan, en profitant d’une succession de panoramas renouvelés en fonction des saisons, des marées et du moment de la journée.
Vue sur l’étendue de la plage et l’alignement des villas depuis la mer
Perspective depuis la plage de l’Eventail
En saison il y a du monde !
Sous un ciel menaçant, les promeneurs sont plus rares
La plage disparaît carrément à marée haute
Sur cette digue se trouve également l’une de nos tables de prédilection, à savoir « Le Cap Horn », le restaurant des Thermes Marins. Mais, le premier soir, nous avons plutôt nos habitudes intramuros à la crêperie « La Brigantine ».
C’est pourquoi, après avoir arpenté la plage du Sillon, nous avons deux prétextes pour poursuivre jusqu’à la ville close : faire l’incontournable tour des remparts avant de sacrifier à la traditionnelle galette au sarrasin.
Du haut des remparts, nous aimons contempler la baie de Saint-Malo qui, deux fois par jour, se transforme en un vaste théâtre naturel. Nous ne nous lassons pas du spectacle offert par les plus grandes marées d’Europe, recouvrant ou découvrant des îles et îlots prestigieux dont certains sont accessibles à pied. L’endroit est également prisé au coucher du soleil.
Le Fort national à marée basse
Le passage des Bés, rampe d’accès à l’îlot du Grand Bé (tombe de Chateaubriand), sur le point d’être submergé par la marée
Le Petit Bé, abritant le fort Vauban, n'est accessible à pied que lors des grandes marées basses (ici le 19/03/22)
Au pied des remparts, la plage de Bon Secours
Vue sur le Grand Bé et le Petit Bé, à l’arrière-plan l’île de Cézembre
Le passage à l’intérieur des murs ne serait pas complet sans un arrêt chez le fameux glacier Sanchez. Miam miam !
Mais gare aux goélands friands, eux aussi, de ces cônes glacés !!!