J6 : samedi 21 mai 2021
Après la pluie… retour du beau temps ce matin et par conséquent nouvelle rando ! Après les rivières Ardèche et Chassezac, celle-ci se déroulera sur les bords de l’Ibie avec, comme point de départ, le camping de l’Ibie, non loin du village de Lagorce, à une trentaine de minutes de Balazuc.
Le parcours est le… suivant.
Le point d’intérêt principal de cette balade est une magnifique arche naturelle, le Ranc de l’Arc, que l’on atteint dans le premier tiers du parcours, après avoir grimpé longuement dans la forêt. Quand le chemin s’aplanit au sommet de la colline, une petite trace signalée par des cairns file entre les chênes et aboutit à l’arche se dressant en bordure de plateau.
Elle est moins grande et moins massive que le Pont d’Arc mais extrêmement élégante !
On aimerait bien s’en approcher davantage, mais la pente, très raide, descend dans un éboulis. Je signale à Hervé que je ne descendrai pas plus bas.
Comme nous avons vu des images où certains posent, perchés sur l’arche, nous explorons un peu les environs, espérant trouver un accès plus aisé, pour pouvoir la dominer. En partant vers la droite, pas d’autre accès évident vers le sommet de l’arche, mais une très belle vue panoramique sur l’Ibie et la campagne verdoyante aux alentours. La rivière est la plupart de l’année à sec, aujourd’hui nous avons la chance de la voir en eaux.
Notre exploration se poursuit ensuite à gauche de l’arche où une large boucle nous permet sans trop de risque d’accéder (presque) à son pied. Elle est magnifique !
Retour sur le chemin principal qui, après une courte descente, remonte sur le plateau jusqu’au point culminant à 283 mètres d’altitude puis descend en fond de combe jusqu’à un carrefour où une balise de randonnée indique plusieurs choix possibles.
Nous optons pour le sentier botanique. Composé de plusieurs tablettes qui informent les promeneurs sur le nom des plantes et arbres présents sur le parcours (les noms sont écrits en français, latin, patois, allemand et anglais), ce sentier regroupe une grande partie des espèces végétales de la région : alisier, arbousier, chêne pubescent, chêne vert, cerisier Ste-Lucie, cèdre de l’Atlas…
Dommage que certains panneaux aient été arrachés ou que certaines plantes aient disparu.
Quelques espèces observées au bord du chemin…
Euphorbe de Nice
Nerprun (Rhamnus alaternus)
Urosperme de Daléchamps
Vers la fin, tout en suivant le ruisseau de Salastre, on s’est un peu gourrés, ce qui nous a fait passer à côté d’un… gour, en l’occurrence du Gour de l’Oule, nom occitan pour une sorte de grand trou, très profond, causé par l’érosion (« pothole » diraient les Américains). La plupart du temps à sec, il est aujourd’hui rempli d’eau et même, étonnamment… de crapauds bruyants et de poissons. J’espère pour eux qu’il pleuvra beaucoup prochainement pour qu’ils puissent être libérés rapidement.
Cherchez les poissons !
Bref, une belle surprise qui est un peu la cerise finale sur le gâteau d’une très belle randonnée nous ayant gratifié de deux jolies curiosités géologiques : une arche et un gour ! Retour à la voiture à 13 heures après 7,1 kilomètres en 2 h 35 sans les pauses et + 212 mètres.
Depuis deux jours, nous avons pris l’habitude de compléter la sortie « nature » par une sortie « culture ». C’est encore le cas aujourd’hui et pour ce faire nous choisissons le Museum de l’Ardèche, à Balazuc.
En arrivant dans le village, force est de constater que le déconfinement est largement amorcé. Pour ce premier week-end post-confinement, les touristes ont envahi le centre en nombre pour le plus grand plaisir des commerçants. Nous, on est obligés de faire avec 😉
La visite du musée se fait par petits groupes et sur réservation, ce qui est rassurant.
L’établissement dispose d’une importante collection de fossiles provenant d’Ardèche pour la plupart et aussi du reste du monde, amassés pendant quarante ans par un paléontologue passionné, Bernard Riou, qui en 2016 a décidé de mettre le fruit de ses recherches à la disposition du public. L’ensemble est mis en valeur à travers une scénographie lumineuse, très moderne, et animé par des guides enthousiastes. Nous passons un excellent moment à observer toutes ces œuvres de la nature.
Depuis le 19 mai, nous avons déjà bien profité de la réouverture des lieux culturels et des terrasses de cafés mais pas encore des restaurants. Notre propriétaire nous a recommandé le Terminus à Ruoms, qui a seulement réouvert hier vendredi. Pour sa première soirée, il a été sans surprise complet, nous avons par conséquent réservé pour ce soir et avons hâte !
Le dîner, bien entendu en terrasse, est excellentissime. Après l’entrée, nous avons demandé à immédiatement réserver pour le lendemain soir, mais malheureusement tout est déjà complet. Nous dégustons alors avec encore plus de dévotion le plat et le dessert. Comme diraient les jeunes, c’est une tuerie !
Bref, ce fut une journée toute en gourmandise sur tous les fronts !