Dans cette étude menée à l’Université Laval, Nadia Naffi et Cindy Susana Montufar présentent une expérience d’autoformation guidée à l’intelligence artificielle générative (IAg) auprès de 45 professionnels de l’éducation inscrits à des cours de cycles supérieurs en technologie éducative. L’objectif était d’explorer comment ces participants pouvaient s’approprier progressivement l’IA à travers une démarche mêlant autonomie et accompagnement.
L’expérimentation a mis en évidence trois grandes phases d’évolution : un enthousiasme initial, un moment de doute lié à la fiabilité des outils et à la peur de voir l’IA remplacer certaines compétences humaines, puis une réaffirmation du rôle de l’expertise humaine, fondée sur la réflexion, l’empathie et le jugement critique. Plusieurs défis ont émergé, notamment la diversité des outils, la maîtrise de la rédaction de requêtes (rédactique), et la vérification de la fiabilité des réponses produites. L’enseignante a joué un rôle central, non plus seulement comme formatrice, mais comme médiatrice et co-apprenante, accompagnant les étudiants dans leur appropriation critique et éthique de l’IA.
J’ai beaucoup apprécié cette expérience, car elle montre que l’intelligence artificielle peut renforcer la pratique éducative au lieu de la menacer. Ce que je trouve particulièrement intéressant, c’est la prise de conscience des participants : malgré les craintes initiales, ils ont compris que leur valeur professionnelle reste irremplaçable. À mes yeux, cette démarche prouve que l’IA n’enlève rien à la compétence humaine, mais invite à repenser la manière d’enseigner, d’apprendre et de créer. J’estime que l’accompagnement humain demeure essentiel pour garantir un usage éthique et équilibré de ces technologies.