Notre branche est citée dans un livre récent traitant d'Avenches
Voici le texte :
Dans une autre branche, un autre Gérard semble avoir réussi ses affaires à Genève et en France, au point qu'il est l'un des rares Vaudois de souche à être propriétaire à la fin du XXe siècle d'un des prestigieux châteaux médiévaux du Canton. Il acquiert en effet en 1982 le Château du Châtelard à Clarens, qu'il possède toujours actuellement. Un de ses fils, à l'aide d'une pirouette généalogique qui prétend le rattacher à Abram Fornerod de Bordeaux, a obtenu récemment pour sa branche un titre de noblesse en France. Voilà une démarche bien éloignée de la modestie toute helvétique des Guisan et des Rosset qui durant les deux derniers siècles n'ont jamais cherché à se prévaloir du titre de noblesse reçu naguère par l'un des leurs.
Ci-dessus, vous pouvez lire la notice concernant notre branche dans le livre « Avenches Sociétés et familles bourgeoises dès 1611 » © 2011, Société de tir des bourgeois d'Avenches Réalisation : Imprimerie Saint-Paul, Suisse ISBN 978-2-8399-0841-2.
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Cette notice est toutefois trop courte pour représenter la totalité des faits :
En premier lieu, la France n'accorde plus de titre de noblesse depuis assez longtemps sauf dans un cas particulier que j'exposerai plus loin qui, de toute façon, ne nous concerne pas. Je ne prétends pas davantage descendre d'Abram.
Les Fornerod sont de noblesse immémoriale, la famille était considérée comme noble bien avant son arrivée à Avenches. Par exemple, le Duché de Savoie tenait notre famille pour noble. Ce qui a été également retenu par la France. Notre famille était une famille patricienne sans grande fortune. Ce qui explique que de nombreux représentants aient émigrés en France et en Suisse. Aussi, tous les Fornerod sont nobles mais ce fait n'a jamais été retenu en Suisse. En tant que français, je n'ai fait que de renouer avec une tradition oubliée de notre famille mais pas si lointaine puisque Constant Fornerod y faisait référence lorsqu'il habitait à Paris.
Je remarque que Charles-Emmanuel Constant Fornerod, président de la Confédération est cité dans le livre « Etat présent de la noblesse française » sous le patronyme de « Fornerod d'Avanche ». Il ne descend pas plus que moi d'Abram.
Il ressort des documents historiques ce qui suit :
La source de la noblesse des Fornerod est difficile à établir mais reconnue par plusieurs états italiens bien avant l'unification réalisée par la famille de Savoie. Les armoiries des Fornerod ont été enregistrées en France sous le nom de « Fornerod de Mons d'Avanche ». Les armoiries en France comme en Suisse sont le nom dessiné et colorié et donc tous les « Fornerod » français y ont droit. Pour mémoire les armoiries des « Fornerod » et des « Fornerod de Mons d'Avanche » se lisent : « De gueules au pal d'or chargé de trois trèfles de sinople ».
Il est vrai que de nombreux Fornerod membres de la Société de tir semblent penser que les armoiries des Fornerod sont « De gueules au pal d'argent chargé de trois trèfles de sinople » mais cette version a été et est en réalité beaucoup moins usitée dans la famille.
Un autre exemple de ceci se trouve dans ce même ouvrage à côté de l'arbre généalogique des Fornerod puisque sur le vitrail créé pour Emil Fornerod en page 124 du livre du 400ème de la Société de tir, le pal est également « d'or ».
Je ne pense pas que ma démarche tranche avec la modestie toute helvétique de nos concitoyens. Les familles notoirement connues comme nobles n'en font pas mystère, les Saussure, Blonay, Coulon (propriétaires de châteaux dans le Canton) Montfalcon, Mestral, de Preux etc. Il est vrai que les Fornerod sont moins connus comme famille aristocratique et pourtant elle est très vraisemblablement plus ancienne.
Je remarque au contraire une trop grande modestie des Fornerod, Ambroise Fornerod est cité dans le livre sans son titre de comte palatin des Etats Pontificaux et selon moi cette distinction illustre la position du personnage et revêt donc une importance historique qui aurait mérité d'être soulignée. Les titres, pourtant moins élevés, des Guisan et des Rosset sont dûment indiqués. Je suis convaincu ne pas être le seul à connaître le titre principal d'Ambroise. Au passage, le titre de son chef est plutôt : Son Eminence Saint Charles Borromée, Archévêque de Milan. Ce dernier était, en effet, pas seulement archevêque mais cardinal et ensuite canonisé, Ambroise a d'ailleurs été le premier témoin lors du procès en canonisation de son employeur décédé. Encore à ce sujet, Ambroise était originaire de Domdidier mais même si la preuve n'est pas là, il est presque certain que les Fornerod d'Avenches et de Domdidier sont cousins. En ce qui concerne Ambroise, il était aussi bourgeois de Fribourg comme l'atteste l'article en lien tiré de « La Liberté » et plus précisément de son premier rédacteur en chef Jean-Mamert Soussens.
En outre, la situation des Guisan n'est pas comparable car Jean-Samuel a reçu le titre de chevalier de l'Ordre Royal et Militaire de St-Louis et cet ordre est l'ancêtre de l'actuelle Légion d'honneur. Les conditions d'anoblissement sont d'ailleurs les mêmes, trois générations de père en fils décorées et la noblesse devient héréditaire (source wikipedia). Par ailleurs, c'est le gouvernement révolutionnaire qui lui a donné ce titre, il est donc presque certain qu'il n'était pas nobiliaire. En ce qui concerne les Rosset, je n'ai pas assez de données. L'on est donc pas forcément un aristocrate lorsque l'on devient chevalier. On parle aussi en page trois du livre, de la maison des nobles Guisan (XVIIe s.) Je remarque toutefois que Jean-Samuel ayant été décoré à la toute fin du XVIII, la noblesse indiquée un siècle plus tôt ne vient pas de lui. Il faut donc chercher ailleurs la source de la noblesse des Guisan. Le gouvernement français a annoncé que la transmission nobiliaire par trois générations successives bien que rarissime n'avait plus cours toutefois cet avis est probablement invalide car le décret de Louis XVIII y relatif n'a jamais été aboli. Je précise ceci vu qu'il est indiqué que nous avons récemment reçu un titre en France et le cas de figure ci-dessus est le seul subsistant pour ce pays et de toute façon ne s'applique pas à nous.
On ne peut donc pas comparer la noblesse immémoriale des Fornerod avec un titre acquis au 18ème siècle, de surcroît, pas nécessairement héréditaire.
J'ai découvert avec le Château du Châtelard que les gens souvent s'attendent à ce que le châtelain soit noble. Je précise à ce sujet que j'ai presque toujours utilisé le titre de baron du Châtelard qui est lié à la propriété et non à la famille. Je suis également à titre personnel filleul de Son Altesse Royale le Duc Dom Duarte de Bragance et entre le château et mon parrain, il me semble évident qu'il n'est pas inutile de souligner les origines trop peu connues de la famille Fornerod. Au demeurant, la particule d'Avanche des Fornerod est certainement présente pour rappeler la noblesse ancienne des Fornerod mais elle n'est pas à proprement parler nobiliaire. Avenches ne dépendait pas de la France et les Fornerod n'ont jamais détenu de droits seigneuriaux sur notre commune d'origine.
Famille qui malgré son ancienneté n'a jamais détenu de seigneurie suffisamment importante pour jouer un rôle politique ou religieux significatif avant l’avènement de la démocratie.
Je reconnais également volontiers que mon grand-père qui travaillait dans divers grands hôtels en Europe et était souvent envoyé en mission lors de leurs inaugurations est devenu communiste en raison du comportement ignoble de la noblesse russe dans les dits hôtels. La suite des événements a prouvé que son engagement politique n'était pas le bon mais j'admire les raisons qui l'on poussé à croire qu'il défendait le peuple contre ceux qui étaient vraiment d'infâmes profiteurs.
Mon arrière grand-père était encore agriculteur à Avenches et je suis également fier de ceci. Je n'y vois aucune contradiction.
Je trouve admirable qu'en Suisse, l'on retienne plus facilement que dans d'autres la valeur d'une personne par ses succès et non sa naissance ou ses études. Je regrette malgré tout que le dit succès soit souvent uniquement financier.
Enfin, Je trouve intéressant que les Fornerod soit la seule famille subsistante en tout cas pour les Fornerod français, ce qui est, je le reconnais bien volontiers, paradoxal, à porter le nom « d'Avenches » dans son patronyme certes, écrit « Avanche » mais cela n'a rien d'exceptionnel, ainsi en page 12 du même ouvrage, l'on trouve sur la photographie du tableau : « Simon Bosset, Capitaine des élections du Bailliage d'Avanche ». Je doute qu'il s'agisse d'une faute d'orthographe d'autant plus qu'une simple recherche dans « google books » permet de constater que « Avanche » est utilisé à plusieurs reprise pour désigner notre cité à cette époque. Je suis sûr que si les familles « d'Avenches » ou « Mayor d'Avenches » existaient encore, la société de tir serait heureuse de les compter dans ses rangs. J'ai l'impression que les Fornerod trouvent très bien que d'autres familles soient honorées pour leurs services à l'étranger mais que tel n'est pas le cas pour ses propres membres. Un peu comme si les Fornerod ne devaient en aucun cas être pourvus d'un autre titre que celui de bourgeois d'Avenches.
Après ces commentaires, je tiens à souligner la grande qualité de cet ouvrage qui devrait être détenu par toute personne s'intéressant à l'histoire d'Avenches ou et de notre Société de Tir.
Pierre-Hubert Fornerod de Mons d'Avanche
Bourgeois d'Avenches
Ma lettre de réponse aux bourgeois d'Avenches en pdf