Date de publication : Jun 12, 2014 9:57:10 AM
La sortie telle que proposée par Jocelyne pour ce week-end de l’Ascension devait combiner le festival montagne d’Ax les Thermes et la grimpe en Ariège. Au vu des mauvaises prévisions météo de ce côté ci des Pyrénées, le plan B a été activé, et nous nous sommes donc retrouvés à Riglos, pour 3 jours de grimpe que nous espérions ensoleillée. Ça a été le cas, sauf le dimanche, comme vous lirez plus loin.
Jocelyne, Philippe, Bernard, Pierre, Daniel composaient l‘équipe, et Marion nous rejoindra le dimanche.
Plutôt que le massif de Riglos qui vu le temps en France s’annonçait fréquenté (et que nous pensions peut-être un peu dur pour nos petits bras…) nous avons choisi le secteur de la Pena Rueba, ce qui permet une grimpe plus abordable.
Jeudi 29 mai. Voie Sendero limite. 300m, 12 longueurs, V+ max. (voie 13 ci-dessous)
A notre arrivée jeudi en fin de matinée, nous optons pour cette voie, que j’ai grimpée fin avril avec Christian et la famille Gaucher (Eric et son fils Jean). Les cordées sont formées: Jocelyne et Daniel, Bernard avec Pierre et Philippe.
Préparation des cordées Bernard attaque
Les premières longueurs grimpent gentiment Après ça se redresse un peu
Le boys band au sommet Dans la descente par la via ferrata
La grimpe est homogène, jamais trop dure, une belle voie pour débuter le séjour.
Après la descente par la via ferrata, on s’installe au camping de Murillo de Gallego, l’Armalygal. Les emplacements sont tracés au milieu des oliviers, le cadre est superbe, au bord de la rivière, avec une vue imprenable sur les Mallos de Riglos de l’autre côté de la vallée. L’accueil est chaleureux et tout le monde parle français. Leur site web : http://www.armalygal-camping.com/?lang=fr
Vendredi 30 mai. Voie Espolon del Gallego, 250m, V+, 9 longueurs (voie 31 ci-dessous).
Le lendemain nous choisissons d’aller tester la face est de la Pena Rueba, avec cet éperon qui comme le dit le topo est «élégant et de difficulté constante», avec 3 longueurs en IV, 4 longueurs en V et 2 en V+. Malheureusement le vent se lève en arrivant près du sommet, ce qui nous oblige à terminer la dernière longueur quasiment à 4 pattes.
Le 2 cordées dans la voie Pierre et Bernard au relais
Superbe vue sur les Mallos de Riglos La troupe à la descente
E n arrivant au camping nous retrouvons Marion, qui va grimper avec nous le samedi.
Samedi 31 mai. Voie Santi Sagaste. 240m, 6a, 9 longueurs (voie 21 ci-dessous)
Forts de l’expérience ventée de la veille, nous décidons de retourner sur la face sud, qui est abritée du vent.
Bernard et Marion partent pout une voie semi équipée, histoire de poser quelques friends et coinceurs. Le reste de la bande opte pour la voie Santi Sagaste.
Le 6a est concentré au départ sur 4-5 points rapprochés, et un arbre salvateur permet d’aller mousquetonner le 1er point). Il faut quand même s’employer pour franchir ce premier mur.
L’escalade dans les longueurs de V+ est soutenue, il faut se battre pour passer les panzas, et on trouve les points bien éloignés.
Quand Jocelyne arrive en bas de la dernière longueur difficile, le rideau de pluie et de grêle que nous voyons plus à l’est se rapproche et finit par nous arroser copieusement. On fait le petit train pour ramener tout le monde au relais où se trouve Jocelyne. Heureusement le mur est vertical, sans panzas et il y a de bonnes prises, et l’adhérence sous la pluie est surprenante dans le bon sensdu terme. Tout le monde se retrouve trempé et frigorifié. Il nous reste 2 longueurs de III et nous rattrapons la via ferrata pour descendre, le soleil revient et nous permet de nous sécher et nous réchauffer. En descendant la via ferrata, nous croisons Bernard qui était remonté pour voir ou nous en étions.
Après un dernier diner au camping, on reprend la route pour une arrivée tardive à Pau, avec comme d’habitude la pluie dès qu’on sort du tunnel du Somport.
Marion Ah, cette mode des selfies…
Philippe et Pierre Jocelyne et Daniel
Dernier diner avec vue sur les Mallos de Riglos Vous avez dit fatigués?
En résumé, un super week-end, sur un massif, la Pena Rueba, moins connu que Riglos, mais qui offre de belles possibilités de grimpe dans des niveaux accessibles.