Rinaldo piégé

Opéra Baroque

les 20, 21, 22 août 2010 à 21h

dans la cour du Château du Grand Sambuc, Vauvenargues


“Rinaldo piégé” est une version condensée de l’opéra « Rinaldo » de Georg Friedrich Haendel.  La mise en scène associe dialogues en français et extraits chantés en italien. Conception, interprétation vocale et instrumentale, mise en scène, lumières réalisées par l’ensemble Cosa Sento - Barocco.


Almirena: Isabelle Tourtet (soprano)
Armida: Heike Theisohn (soprano)
Eustazia: Isabelle Cambrillat (mezzo-soprano)
Argante: Jean Herrero (baryton)
Rinaldo: Thomas Theisohn (contre-ténor)

Ensemble instrumental baroque
Carmen Palma (violon)
Marie-Madeleine Krynen (violon)
Olivier Leinen (flûte à bec)
Camille Rancière (alto)
Florence Bethune (violoncelle) 
Eric Grellety (contre-basse de viole) 
Olivier Dec (clavecin)

Au cœur de Rinaldo - Avant propos

Chef d’œuvre du jeune Haendel, cet opéra, premier d‘une longue série londonienne, a été composé en 15 jours, en 1711. Le livret original reprend un des épisodes de la « Jérusalem libérée » du Tasse, relatant le siège de Jérusalem par les croisés, et la capture du héros chrétien Rinaldo, dans le but d’affaiblir les armées chrétiennes.

Dans ce spectacle, nous avons pris quelques libertés en dépouillant l’œuvre de son cadre guerrier, en se concentrant sur le caractère féérique de l’œuvre. Le rôle de la mère d’Almirena - Eustazia - est l’amalgame de deux personnages guerriers : Geoffredo et Eustazio*. Quelques airs ont changés de place dans notre version et l’instrumentation est adaptée à l’ensemble. Néanmoins, l’histoire reste fidèle et propose les plus beaux passages de l’opéra. Comme dans les contes, c’est la vertu et le bien qui l’emportent sur les pouvoirs obscurs. Tout est bien qui finit bien.

* Dans la version originale, c'est l'armée chrétienne qui assiège Jerusalem occupée par un roi musulman, Argante, et son épouse la sorcière Armida. Ce sont Geoffredo, commandant de l'armée et père d'Almirena, et Eustazio, le frère de Geoffredo, qui libèrent Rinaldo et Almirena.

 

Rinaldo piégé - Synopsis

L’enlèvement

Dans un lieu idyllique, Almirena attend son fiancé Rinaldo «Augelletti che cantate», Ensemble ils chantent leur amour « Scherzano sul tuo volto ». Soudain la sorcière Armida arrive avec ses furies et enlève Almirena « Furie terribili ». Très inquiet, Rinaldo se demande où a été emmenée sa bien-aimée « Cara sposa » et décide de partir à sa recherche. Eustazia essaie de le mettre en garde, en vain. Elle reste seule et se demande comment sauver les deux fiancés des pouvoirs obscurs d'Armida « Col Valor, Colla Virtù ».

Argante et Almirena

Au château, le roi Argante attend son épouse Armida « Sibillar gli angui d'Aletto ». Elle arrive fière avec sa prisonnière et lui annonce que Rinaldo vient de tomber dans son piège. Almirena pleure sur son cruel destin « Lascia ch'io pianga ». Argante ne reste pas insensible à ses larmes et à son charme. Sur un coup de foudre, il décide de libérer Almirena et d'en faire sa maîtresse « Basta che sol tu chieda ».

Sur le chemin…

Pendant ce temps, Eustazia cherche le moyen de délivrer Almirena et Rinaldo, certaine que sa constance la guidera  « Sulla Ruota Di Fortuna».

Armida et Rinaldo

Entre temps, Rinaldo arrive au château et met en demeure Armida de lui rendre Alminera « Perfida un cor illustre » ; Armida lui signale qu'il est son prisonnier mais tombe sous son charme, quand il veut s'échapper, elle s'efforce de le retenir par son pouvoir magique « Fermati ! - No, Crudel ! ». Comme il ne cède pas à ses avances, elle emploie la ruse en prenant l'apparence d'Almirena.

La tromperie

Rinaldo est profondément troublé : ce visage angélique masquerait-il un démon? « Abbruccio, avampo e fremo ». Il se ressaisit et s'éloigne. Armida est déçue et triste « Dunque i lacci d'un volto ». Cependant elle reprend confiance, pensant bien conquérir le cœur de Rinaldo par séduction, tromperie ou force « Ah crudel, il pianto mio ». Elle garde l'apparence d'Almirena, sûre que Rinaldo lui reviendra.

Pris sur le fait…

Ce n’est pas Rinaldo mais Argante qui arrive. Quand il croit voir Almirena, il se montre de plus en plus pressant en lui promettant de la délivrer des filets de la cruelle Armida « Adorata Almirena ». Armida se rue sur son traître de mari avec rage et mépris. Attrapé en flagrant délit, Argante demande humblement pardon « Vieni, o cara, a consolarmi ». Finalement Armida, elle aussi, avoue ses sentiments pour Rinaldo « Cara, perdon ti chiedo ». Ils se réconcilient alors en communiant dans le même esprit de conquête et de revanche « Al trionfo del nostro furore ».

Accord de l’ensemble instrumental

Une aide providentielle

Eustazia contemple avec crainte le château terrifiant « Mio cor, che mi sai dir ? ». Comment anéantir les furies ? C'est une fée qui apporte son aide en lui offrant une baguette magique pour vaincre les pouvoirs obscurs « Il vostro Maggio ». Confiante en sa réussite, Eustazia avance « Sorge nel petto ».

Le dénouement

Au château, Armida est sur le point de tuer Almirena. Rinaldo l'implore et s'interpose en vain « Mori svenata : O Numi ! ». C'est juste à temps qu'Eustazia entre et brise le pouvoir maléfique. Almirena loue la clémence divine et l'amour fidèle « Bel piacere è godere fido amor ». Graciés, Armida et Argante se repentent en félicitant Almirena et Rinaldo pour leur proche mariage « Cara, questa è la meta ».

Vertu et constance apportent la victoire et le bonheur

« Vinto è sol dalla virtù ».





















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Thomas Theisohn,
11 août 2010 à 10:37
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