A l'ombre de Catfish Row

A L'OMBRE DE CATFISH ROW
Une version de chambre de « PORGY AND BESS » 
de George GERSHWIN
arrangé et présenté par l’ensemble Cosa Sento.
www.cosasento.com

16, 17, et 18 juillet, à 21h, Cour du Château de Sambuc
(entre Vauvenargues et Jouques, 18 km d' Aix en Provence)



Cet opéra de 1935 n’a pas perdu son actualité. Les thèmes de la drogue et de l’exclusion sont particulièrement présents chez les adolescents et la musique est très accessible à un public jeune. Dans un quartier pauvre de pêcheurs cet opéra raconte l’histoire du mendiant handicapé Porgy et la séduisante Bess, qui essaye de sortir d’une vie de débauche, de la drogue et du crime. La mise en scène se compose de dialogues en Français et la musique chanté en Anglais.

RESUME

Catfish Row, le soir. Clara chante une berceuse (« Summertime »). Son mari, Jake, essaie d’endormir le bébé ( « A woman is a sometime thing ») Il s’en va pour jouer ‘entre hommes’. La séduisante Bess, la maîtresse de Crown, passe. Porgy, estropié et mendiant, est Visiblement enchanté. Il se lamente sur son destin solitaire.

Le jeu des hommes tourne mal quand Crown tue Jake. Bess lui dit de se cacher et de venir la chercher plus tard. Elle a du mal à se débarrasser de Sporting Life, dealer de drogue. Quand la police arrive elle trouve refuge chez Porgy.

La veuve et les autres habitants de Catfish Row pleurent le défunt. (« Where is brudder Robbins? » et « My man’s gone now ») Bess, maintenant sous protection de Porgy est finalement acceptée dans cette communauté fermée (« Oh, we're leavin' for the Promise Lan' »)
Porgy chante son bonheur ( « I got plenty of nothing »). Sporting Life, qui passe avec de la drogue, se fait menacer par Maria, la patronne du magasin du coin (« Frien' wid you low-life, hell, no! »). Il se sauve et fait encore des propositions malhonnêtes à Bess. (« Picnics is alright for these small town suckers ») Quand il lui o

ffre de la drogue, Porgy intervient et le chasse. Bess et Porgy se déclarent leur amour et rêvent d’une nouvelle vie ensemble (« Bess, you is my woman now « ).

Bess part avec Maria au pique-nique à l’île de Kittiwah. Là-bas Sporting Life se moque du simple esprit qui prend la bible à la lettre (« It ain't necessarily so ») Maria est scandalisée. Une buse apparaît dans le ciel comme un mauvais présage. (« Buzzard, keep on flying ») . Avant de partir, elle cherche en vain Bess, qui est retenue par Crown sur l’île. Deux jours plus tard Bess revient malade et Maria la soigne.

Porgy et Bess se retrouvent après une semaine. Quand Bess l’implore qu’elle veux rester avec lui (« I loves you Porgy ») Porgy est décidé de ‘s’occuper’ de Crown.

Une tempête s’annonce. Sporting Life se moque des femmes qui sont inquiètes pour leurs hommes. Crown arrive. Quand il rentre dans la cabane pour chercher Bess, il est poignardé par Porgy. La joie de Porgy change en horreur quand il doit partir pour identifier le corps de Crown. Bess reste désemparée et Sporting Life a jeu facile pour la raccrocher à la drogue. Brisée, elle le suit à New York. (« There's a boat dat's leavin' soon for New York »)

Une semaine plus tard Porgy revient de prison. Sporting Life lui avait fait croire que la blessure du mort se mettrait à saigner si l’assassin regarde le visage de la victime. Il est fier d’avoir résisté mais Maria et Serena lui apprennent le malheur causé par sa naïveté. (« Oh Bess, where is my Bess »). Atterré, mais non découragé, il part à la recherche de Bess, qu'il compte bien retrouver, où qu'elle soit. (« Oh Lawd, I'm on my way »)

FIN



A L’OMBRE DE CATFISH ROW

d’après 
Porgy and Bess
Opéra en trois actes de George Gershwin (1935, Boston). Livret d'Edwin DuBose Heyward et Ira Gershwin d'après le roman d'Edwin Du Bose Heyward.

Gershwin a su mélanger les genres, le gospel, le bel canto, le drame italien, la polytonalité et même l’atonalité. Son opéra lyrique «seria» de plus de 3 heures est normalement joué par un grand ensemble de musiciens et fait appel à une troupe entièrement noire. Les sujets de la drogue et de l’exclusion n’ont pas perdu leur actualité.

L’adaptation « A l’ombre de Catfish Row « d’une heure environ cherche à rester fidèle à l’oeuvre originale, dans son inspiration, son histoire, sa musique et la profondeur de ses émotions.

***************************

PORGY AND BESS
(Extrait de Yahoo Encyclopédie)

Opéra en trois actes de George Gershwin (1935, Boston). Livret d'Edwin DuBose Heyward et Ira Gershwin d'après le roman d'Edwin Du Bose Heyward. Abstraction faite de Trimonisha, opéra-jazz laissé inachevé par Scott Joplin en 1911, Porgy and Bess est le premier ouvrage lyrique «sérieux» à avoir fait appel à une troupe entièrement noire. Son auteur, George Gershwin, grâce à ses dons exceptionnels de mélodiste, s'était jusqu'alors essentiellement consacré à la chanson, en un brassage de mélodies européennes, d'airs d'opérette, de rengaines anglo-saxonnes et de jazz, et avait signé de nombreux shows pour Broadway. Il finit cependant par se convaincre de la nécessité de créer un opéra américain qui ne s'inspirerait plus de la tradition épique blanche des États-Unis, mais d'une donnée qui allait hélas! rester d'une constante actualité, la difficulté des minorités à s'intégrer totalement à une société qui se prétend accueillante et démocratique.

Porgy and Bess, un savant mélange des genres

La décision du compositeur se révéla très vite convaincante. L'accueil du public en effet fut enthousiaste dès la création à Boston le 30 septembre 1935. Tiré du roman de l'écrivain naturaliste Edwin DuBose Heyward, avec le concours du frère et collaborateur du compositeur, Ira Gershwin, le livret, qui plonge dans le quotidien de l'Amérique de la dépression régie par la drogue, l'alcool, la mendicité, le chômage, le banditisme, est l'un des plus réalistes et efficaces jamais écrits pour l'opéra. Sa vitalité éclate dès la première scène, peinture éblouissante du quartier noir de Catfish Row à Charleston (Caroline du Sud), à la tombée de la nuit, avec sa population bigarrée de cueilleurs de coton, de prêcheurs et de mendiants, peinture qui vise assurément au pittoresque, mais qui accorde à chaque personnage sa spécificité. Ainsi, malgré leur multiplicité, les rôles secondaires acquièrent tous leur importance. Ainsi est-ce Clara, la femme du pêcheur, non Bess, la jolie droguée convoitée par le cul-de-jatte Porgy, qui chante le si fameux « Summertime », berceuse pour un nourrisson.

Gershwin, que Schönberg admirait tant, n'a pas craint de mélanger les genres, du negro spiritual à la polytonalité et à l'atonalité, en passant par le bel canto et le mélodrame puccinien, mêlant le divertissement et le néoclassicisme à l'avant-garde selon les besoins de la dramaturgie, le tout acquérant une extraordinaire unité.

http://fr.encyclopedia.yahoo.com/articles/sy/sy_407_p0.html#sy_407.














Comments