Terrain, éthique et réflexivité

Je connais également les vicissitudes du processus de recherche. Il est notamment difficile :

d'aller sur le terrain : les premières expériences de terrain questionnent à la fois sur la méthodologie de la recherche mais aussi plus personnellement autour des questions de légitimité à faire cette recherche, qu'on appartienne ou pas au milieu dans lequel on effectue cette recherche.

d'arrêter de faire du terrain : lorsqu'on commence une recherche, le terrain est incontournable mais on a aussi besoin d'arrêter cette phase de la recherche pour pouvoir passer aux étapes d'analyse des matériaux et de rédaction. Cette phase de retrait partiel ou total du terrain peut être difficile à vivre. Il est alors intéressant de comprendre pourquoi afin d'en sortir.

la difficulté de terminer une recherche... et d'en commencer une nouvelle : la rédaction et la soutenance des thèses et mémoires peuvent laisser un vide. Cette période est communément appelée Thesis Blues (en référence et en comparaison avec le Baby Blues). Il peut être utile à ce moment de faire le point sur ce qu'a apporté ce travail et réfléchir à la manière de se tourner vers l'avenir.

Dans le cadre universitaire, j’ai aussi beaucoup travaillé sur les questions de réflexivité essentielles au chercheur.e pour garantir un positionnement éthique. 

Je propose ainsi aux étudiant.e.s ou chercheur.e.s qui auraient du mal à frayer leur chemin pendant ces périodes mouvementées de faire émerger les raisons conscientes et inconscientes qui les ont mené.e.s à leur sujet permettant ainsi d'envisager comment iels peuvent s'y prendre pour remplir les objectifs qu'iels se sont fixés.