L’article présente les résultats d’une enquête menée auprès de 404 enseignants d’une université belge afin de comprendre comment l’intelligence artificielle s’intègre dans leurs pratiques pédagogiques. Les résultats montrent que l’IA est largement connue et déjà utilisée, principalement pour améliorer la productivité, créer des supports pédagogiques et assister certaines tâches liées aux cours, bien que la correction automatisée reste fortement rejetée. Les enseignants estiment également que leurs étudiants utilisent massivement l’IA, mais peu d’entre eux connaissent ou communiquent la charte institutionnelle encadrant son usage. L’étude révèle une curiosité importante pour les rôles pédagogiques possibles de l’IA, mais aussi de nombreuses inquiétudes éthiques, pédagogiques et professionnelles liées à la perte de compétences, à la dépendance technologique ou aux enjeux écologiques. Dans l’ensemble, l’IA apparaît comme un phénomène majeur, transversal et inévitable, qui pousse l’université à repenser ses pratiques, tout en nécessitant un accompagnement, une réflexion critique et une adaptation progressive.
L’article montre que l’IA transforme rapidement l’enseignement supérieur, et selon moi, cette évolution constitue à la fois une opportunité et un défi majeur. D’un côté, l’IA peut réellement aider les enseignants en automatisant certaines tâches et en enrichissant les activités pédagogiques, ce qui pourrait renforcer l’accompagnement humain et la créativité dans les cours. Mais de l’autre, l’absence de cadre clair et de formation institutionnelle crée une zone d’incertitude où enseignants et étudiants expérimentent sans repères, ce qui peut entraîner une perte de compétences, une dépendance trop forte à l’outil et des risques éthiques. L’enjeu n’est donc pas de rejeter l’IA ni de l’adopter aveuglément, mais de l’intégrer de manière réfléchie, en préservant le rôle essentiel de l’enseignant et en développant chez les étudiants un usage critique et responsable.