L’article analyse l’impact de la crise sanitaire sur l’enseignement supérieur et met en lumière le rôle crucial des ingénieurs et conseillers pédagogiques. Le basculement rapide vers le distanciel et l’hybride a révélé l’importance de leurs compétences pour accompagner enseignants et apprenants. Pourtant, leur identité professionnelle reste floue, marquée par une multiplicité de titres (ingénieur pédagogique, conseiller, technopédagogue, etc.). Leur formation et leurs parcours sont variés, ce qui enrichit mais complexifie leur reconnaissance. L’article insiste sur les tensions entre chercheurs et praticiens, souvent freinées par des statuts différents. Il montre aussi que les ingénieurs pédagogiques privilégient les savoirs pratiques et collaboratifs plutôt que les théories scientifiques trop éloignées du terrain. Les démarches collaboratives comme la recherche-action ou le design-based research apparaissent comme des pistes prometteuses pour rapprocher théorie et pratique. Enfin, l’enjeu central demeure la réussite des apprenants, qui devrait constituer le socle commun de ces acteurs.
À mon sens, cette réflexion met en lumière une nécessité urgente : dépasser le cloisonnement entre chercheurs, enseignants et ingénieurs pédagogiques. Car seule une reconnaissance claire et une collaboration équilibrée permettront de construire une éducation numérique efficace, durable et humaine.