Le Groupe des Commandos d’Afrique (GCA) est créé le 26 juillet 1943 en Algérie, à Dupleix, à partir du Corps Franc d’Afrique fondé en décembre 1942. Placée sous le commandement du chef de bataillon Georges Bouvet, l’unité devient rapidement une formation d’assaut spécialisée dans les opérations de choc et les actions commandos.
Composée d’anciens du Corps Franc d’Afrique, de volontaires nord-africains (Marocains et Algériens), d’Européens d’Afrique du Nord, d’évadés de France et d’engagés étrangers, elle incarne l’armée d’Afrique dans toute sa diversité.
En août 1944, le Groupe comprend un commando de commandement, trois commandos de choc et un commando d’accompagnement, pour un effectif théorique d’un peu plus de mille hommes.
Dès 1944, les Commandos d’Afrique participent à des opérations offensives en Méditerranée :
Raids sur l’île de Pianosa,
Libération de l’île d’Elbe (juin 1944),
Débarquement de Provence (14-15 août 1944),
Prise du Cap Nègre,
Batterie de Mauvanne (18 août 1944),
Fort du Coudon (21 août 1944),
Entrée dans Toulon (24 août 1944)
Ils poursuivent ensuite la campagne dans les Vosges, à Belfort, en Alsace (réduction de la poche de Colmar), puis jusqu’au franchissement du Rhin et aux combats en Allemagne du Sud au printemps 1945.
Le 5 janvier 1945, le Groupe devient le 5e Bataillon de Choc et intègre le 3e Groupement de Bataillons de Choc.
Le 1er octobre 1945, l’unité est dissoute pour former le 2e bataillon du 1er RICAP, futur 2e Bataillon Parachutiste de Choc.
Les pertes totales sont évaluées à environ 300 tués au combat, auxquels s’ajoutent de nombreux blessés et disparus.
« Sans pitié »
Cette devise résume l’esprit offensif et la rigueur opérationnelle des Commandos d’Afrique.
L’insigne se compose :
d’un fond bleu,
d’une France stylisée en jaune,
d’une nef formée par un croissant rouge portant l’inscription « Commandos » et d’une voile rouge chargée d’une étoile chérifienne.
La nef symbolise la vocation amphibie de l’unité.
Le croissant et l’étoile traduisent l’unité des combattants venus d’horizons culturels et religieux différents, réunis sous le même drapeau.
En soie bleue, le fanion reprend la carte de France et la nef stylisée. Il porte la mention « Commandos d’Afrique ».
L’inscription « Bizerte » rappelle l’origine au Corps Franc d’Afrique. En fin de campagne, la mention « Belfort » est ajoutée en mémoire des combats de novembre 1944.
Les Commandos d’Afrique ont ouvert la route du débarquement de Provence et combattu jusqu’en Allemagne.
Unité d’assaut de la 1re Armée française, ils demeurent l’un des symboles les plus forts de l’engagement de l’armée d’Afrique dans la libération du territoire national.
Les textes consacrés aux Commandos d’Afrique, rédigés sur ce site par Patrice Caserio, s’appuient largement sur le travail de recherche, la documentation et la bibliothèque photographique constitués au fil des années par Jean-Patrick André, vice-président et historien. Par la richesse de ses archives, la rigueur de ses recherches et notre passion commune pour cette extraordinaire unité atypique, nous contribuons ensemble à faire vivre et à transmettre la mémoire éternelle des Commandos d’Afrique.
Extrait du film "Mémoire d'un Commando d'Afrique été 44" produit par Philippe Natalini
sur une musique originale de Jean-Patrick André
À l’été 1944,
sur les hauteurs et le littoral varois,
des hommes s’engagent pour libérer le territoire.
Ce film retrace ces heures décisives.
Il évoque l’engagement, la fraternité d’armes
et la détermination des Commandos d’Afrique.
Au-delà des combats,
il rappelle une réalité simple :
la liberté a un prix.
Un témoignage.
Une transmission.