Après la prise du cap Nègre (14–15 août 1944), la réduction de la batterie de Mauvanne (18 août) et les opérations dans le secteur du fort du Coudon (21 août), l’offensive sur Toulon aboutit à l’entrée des forces françaises dans la ville le 24 août 1944. Marseille est libérée le 28 août.
L’Armée B du général de Lattre remonte ensuite rapidement la vallée du Rhône. Après la campagne de septembre, les unités sont redéployées vers le nord-est. À l’automne 1944, les Commandos d’Afrique quittent le sud de la France pour être engagés sur le front des Vosges, ouvrant une nouvelle phase de leur engagement.
À partir du 15 octobre 1944, le Groupe des Commandos d’Afrique est engagé dans le massif vosgien, dans le secteur de Cornimont – Grosse Pierre – Haut du Tonteux.
Attaques sur :
Grosse-Pierre :
Engagés dans le massif vosgien afin d’ouvrir la voie vers le col d’Oderen et la vallée de la Moselotte, les Commandos d’Afrique attaquent à partir du 15 octobre 1944 le secteur de Grosse-Pierre, position allemande solidement tenue et dominant les axes de progression.
Les combats se déroulent en terrain boisé et escarpé, sous pluie continue, avec une forte activité d’artillerie allemande. Les positions changent de mains à plusieurs reprises. Les unités combattent au contact, souvent à courte distance.
Haut du Tonteux :
À partir du 15 octobre 1944, les Commandos d’Afrique sont engagés dans le massif vosgien afin d’ouvrir l’axe Cornimont – col d’Oderen au profit de la 1re Armée française.
Le Haut du Tonteux, position dominante boisée située au-dessus de la vallée de la Moselotte, constitue un point d’appui allemand solidement défendu.
Les 15 et 16 octobre, les commandos attaquent en terrain difficile, sous pluie et brouillard, avec un appui d’artillerie limité. Les combats se déroulent à courte distance, dans les bois et sur les crêtes. Les positions changent temporairement de mains.
Hauteurs dominant la vallée.
À partir du 15 octobre 1944, les Commandos d’Afrique sont engagés dans le secteur Cornimont – Grosse-Pierre – Haut du Tonteux, afin de s’emparer des crêtes dominant la vallée de la Moselotte et de faciliter la progression des unités blindées vers le col d’Oderen.
Les hauteurs constituent un dispositif défensif allemand organisé en points d’appui reliés entre eux, appuyé par mortiers et artillerie. Le terrain est boisé, escarpé et rendu difficile par des conditions météorologiques défavorables.
Du 15 au 19 octobre :
Attaques sur les positions de crête,
Combats au contact dans les bois,
Positions reprises et perdues à plusieurs reprises,
Bombardements d’artillerie soutenus.
Les engagements se prolongent jusqu’au 25 octobre dans l’ensemble du secteur.
Les positions sont disputées. Les unités combattent au contact direct. L’artillerie allemande intervient fortement.
(chiffres donnés par le chef de bataillon Bouvet)
92 tués,
370 blessés.
Le Groupe est engagé dans l’offensive vers Belfort. Dans le cadre de l’offensive de la 1re Armée française visant à percer la trouée de Belfort, le Groupe des Commandos d’Afrique est engagé à partir du 17 novembre 1944 dans le secteur situé à l’ouest et au nord-ouest de Belfort.
Combats dans les secteurs de :
Chagey :
L’objectif est de réduire les points d’appui allemands couvrant les accès à la trouée de Belfort et de désorganiser le dispositif défensif en profondeur.
Les combats se déroulent au contact, en terrain partiellement boisé et urbanisé. Les forces allemandes disposent d’armes automatiques et d’appuis d’artillerie.
Les positions autour de Chagey sont disputées avant que le secteur ne soit sécurisé dans le cadre de la progression générale vers Belfort.
Les pertes précises imputables au seul secteur de Chagey ne sont pas isolées dans les chiffres globaux publiés ; elles sont intégrées aux pertes de la période 17–22 novembre 1944.
Chalonvillars :
L’objectif est de désorganiser les éléments allemands couvrant les accès à la ville et d’ouvrir la progression vers les hauteurs du Salbert.
Les combats se déroulent au contact, dans un environnement mêlant zones boisées, lisières et habitations. Les forces allemandes disposent d’armes automatiques et bénéficient d’appuis d’artillerie.
Le secteur de Chalonvillars est progressivement sécurisé dans la dynamique de l’offensive menée entre le 17 et le 19 novembre.
Le Groupe atteint le fort du Salbert. Le fort est abandonné depuis la veille par les forces allemandes.
Le même jour :
Combats à Cravanches :
Le 20 novembre 1944, dans le cadre de l’offensive vers Belfort, le Groupe des Commandos d’Afrique est engagé dans le secteur de Cravanches, commune située au nord-ouest immédiat de Belfort, au pied des hauteurs du Salbert.
Après la progression depuis Chagey et Chalonvillars, les commandos affrontent des éléments allemands retranchés couvrant les accès à la ville et aux positions fortifiées environnantes.
Les combats se déroulent au contact, dans un environnement mêlant habitations, lisières boisées et terrains en pente. L’ennemi dispose d’armes automatiques et d’appuis indirects.
Combats à Valdoie :
Le 20 novembre 1944, après les engagements de Cravanches et l’occupation du fort du Salbert (constaté abandonné), le Groupe des Commandos d’Afrique est engagé dans le secteur de Valdoie, au nord de Belfort.
Valdoie constitue un point d’appui important couvrant les accès à la ville et aux hauteurs environnantes. Les éléments allemands opposent une résistance appuyée par armes automatiques et tirs indirects.
Les combats se déroulent au contact, dans un environnement mêlant zones urbanisées et lisières boisées. Les unités progressent maison par maison et réduisent les points d’appui successifs.
35 tués,
8 blessés.
Engagements dans les secteurs :
Carrefour du Martinet :
Le 21 novembre 1944, dans la phase finale de l’offensive vers Belfort, le Groupe des Commandos d’Afrique est engagé dans le secteur du Carrefour du Martinet, situé au nord de la ville, dans l’axe reliant Valdoie, Offemont et le Bois d’Arsot.
Ce carrefour constitue un point de passage stratégique contrôlant les axes secondaires menant vers les positions allemandes encore tenues autour du camp retranché de Belfort.
Les combats se déroulent au contact direct contre des éléments allemands retranchés et appuyés par armes automatiques et mortiers. La progression se fait sous feu croisé, dans un environnement mêlant zones boisées et voies de communication.
L’action au Carrefour du Martinet s’inscrit dans la continuité des engagements de Cravanches et de Valdoie et précède les combats du Bois d’Arsot.
Offemont :
Le 21 novembre 1944, dans la phase finale des combats pour la libération de Belfort, le Groupe des Commandos d’Afrique est engagé dans le secteur d’Offemont, localité située au nord-est immédiat de la ville.
Offemont constitue un point d’appui couvrant les accès vers le nord et les dernières positions allemandes encore tenues autour du camp retranché de Belfort.
Les combats se déroulent au contact, dans un environnement mêlant zones habitées, lisières boisées et positions retranchées. Les éléments allemands opposent une résistance appuyée par armes automatiques et tirs indirects.
L’engagement d’Offemont s’inscrit dans la continuité des combats du Carrefour du Martinet et précède ceux du Bois d’Arsot.
Bois d’Arsot :
22 novembre 1944
Le 22 novembre 1944, dans la phase finale des combats autour de Belfort, le Groupe des Commandos d’Afrique est engagé dans le secteur du Bois d’Arsot, au nord de la ville, entre Offemont et Roppe.
Ce massif boisé constitue un point d’appui allemand couvrant les accès vers le nord et les dernières positions du camp retranché de Belfort.
Les combats se déroulent en terrain forestier dense, au contact direct. Les forces allemandes utilisent des positions retranchées, des armes automatiques et des tirs de mortier. La progression s’effectue par infiltration et réduction successive des points d’appui.
Le 3e Commando est particulièrement engagé dans ce secteur et subit des pertes sensibles.
Le 22 novembre 1944, lors des combats dans le Bois d’Arsot, près d’Offemont, environ une quarantaine d’hommes du 3e Commando d’Afrique furent tués au cours des efforts de réduction de positions allemandes retranchées dans ce secteur. Ce combat est considéré comme l’un des plus meurtriers pour l’unité au cours de la campagne de Belfort.
En janvier 1945, le Groupe des Commandos d’Afrique est engagé en Haute Alsace, dans le cadre des opérations de réduction de la poche allemande au sud de Mulhouse.
Le secteur de Cernay – Uffholtz constitue un verrou défensif important couvrant l’accès à la plaine d’Alsace.
Les forces allemandes y sont solidement retranchées, appuyées par artillerie, armes automatiques et éléments blindés.
Les conditions sont particulièrement difficiles :
Températures très basses (hiver rigoureux),
Terrain enneigé,
Progression en zone découverte.
Les commandos franchissent la Doller de nuit afin de se positionner pour l’attaque à l’aube.
Au matin, les unités sont prises sous un feu violent d’armes automatiques, de mortiers et d’artillerie. Des blindés allemands interviennent dans le secteur.
L’attaque ne parvient pas à percer le dispositif ennemi. Les pertes sont extrêmement lourdes.
(chiffres donnés par le chef de bataillon Bouvet)
189 tués,
192 blessés.
Il s’agit de la journée la plus meurtrière de l’histoire du Groupe des Commandos d’Afrique.
L’engagement de Cernay marque un tournant dans la campagne d’Alsace.
Malgré les pertes subies, les forces allemandes ne parviennent pas à exploiter la situation.
24 octobre 1944 à Pierre Velsch à Cornimont (88)