Le Groupe des Commandos de Provence est constitué à partir du 1er septembre 1944 en Provence et officiellement créé le 4 septembre 1944. Il est formé de volontaires issus des maquis provençaux et des unités FFI de la région d’Aix-en-Provence, notamment d’Aix, Gardanne, Éguilles, Noves et des environs. Près de 600 hommes rejoignent cette nouvelle unité d’assaut.
Parmi eux figurent plusieurs officiers d’active, dont le commandant de Courson de Villeneuve, ancien chef de maquis, qui prend le commandement du Groupement, secondé par le capitaine de Barberin. Rassemblés à la caserne Miollis à Aix-en-Provence, les volontaires suivent une formation militaire accélérée jusqu’à la fin septembre 1944. L’unité est organisée en vue de son intégration aux formations de choc tout en conservant l’appellation de Commandos de Provence.
Le Groupe est composé principalement de volontaires issus des différents maquis de Provence, intégrés dans le cadre des FFI puis versés dans l’armée régulière. Il incarne la jonction entre la Résistance intérieure et l’Armée de la Libération.
À partir de septembre 1944, les Commandos de Provence viennent renforcer les Commandos d’Afrique stationnés à Marseille. Le 10 octobre 1944, l’unité fait mouvement vers le Jura puis vers les Vosges. Du 16 au 26 octobre, elle prend part aux combats dans la forêt de Cornimont, à La Grosse Pierre, au Brûleux et au Haut de Tomteux.
En novembre 1944, engagés aux côtés des Commandos d’Afrique, les Commandos de Provence participent aux combats pour la libération de Belfort : Chagey et Chalonvillars, prise du fort du Salbert, combats à Cravanche, Belfort et Valdoie, carrefour du Martinet, Offemont et Bois d’Arsot. En décembre, l’unité cantonne à Giromagny.
Intégration aux Bataillons de Choc
Le 5 janvier 1945, les Commandos de Provence deviennent le 6e Bataillon de Choc, tandis que les Commandos d’Afrique forment le 5e Bataillon de Choc. L’ensemble constitue, sous les ordres du lieutenant-colonel Bouvet, le 3e Groupement de Choc.
Campagne d’Alsace et Allemagne
Les Commandos de Provence, placés sous les ordres du commandant de Courson de Villeneuve et constitués à partir des FFI de la région d’Aix-en-Provence, viennent renforcer le Groupe des Commandos d’Afrique à Marseille du 16 septembre au 6 octobre 1944.
Le 10 octobre 1944, l’unité fait mouvement vers le Jura, puis vers les Vosges. Du 16 au 26 octobre, elle participe aux combats dans la forêt de Cornimont. Du 18 au 22 novembre 1944, aux côtés des Commandos d’Afrique, elle prend part à la libération de Belfort : Chagey, Chalonvillars, fort du Salbert, Cravanche, Valdoie, Offemont et Bois d’Arsot. En décembre, l’unité est cantonnée à Giromagny.
Le 5 janvier 1945, les Commandos de Provence deviennent le 6e Bataillon de Choc, tandis que les Commandos d’Afrique forment le 5e Bataillon de Choc. L’ensemble constitue, sous les ordres du lieutenant-colonel Bouvet, le 3e Groupement de Choc.
De janvier à février 1945, les Commandos de Provence sont engagés dans la réduction de la poche de Colmar, notamment à Cernay, Guebwiller et Buhl. Au printemps 1945, l’unité participe à plusieurs raids de commando sur le Rhin dans les secteurs de Kembs et Nambsheim. Le 23 avril 1945, elle franchit le Rhin à Kehl et Neuf-Brisach, puis poursuit les combats en Allemagne du Sud, notamment à Eisenbach et au col de Wieden Eck, jusqu’aux derniers jours de la guerre.
Dissolution
Le 1er novembre 1945, le 3e Groupement de Choc est dissout et devient le 2e Bataillon du 1er RICAP, futur 2e Bataillon Parachutiste de Choc.
« TÊTE HAUTE »
Cette devise exprime la dignité, la détermination et la fidélité à l’engagement des volontaires issus de la Résistance.
L’insigne se présente sous forme de blason. En partie supérieure figure la devise « TÊTE HAUTE » en lettres rouges. Le champ comporte quatre bandes verticales rouges sur fond jaune. Au centre, une croix de Lorraine est disposée dans la silhouette de la France, surmontée d’une étoile noire à cinq branches. La croix de Lorraine symbolise la France combattante et l’engagement des résistants intégrés à l’armée régulière.