Sainte Agnès est une jeune martyre romaine des catacombes dont le culte a connu un rayonnement dans l’Eglise universelle.
Cette sainte naquit à Rome à la fin du IIIe siècle, de parents riches et pieux qui l’éduquèrent dans la foi chrétienne. Toute jeune, elle eut un amour ardent pour Jésus-Christ et méditait la Passion du Sauveur. Par son exemple, elle attirait les personnes à la vertu et en convertit plusieurs à la religion chrétienne. Quand elle eut 12 ou 13 ans, Procope, fils du gouverneur de Rome, voulut l’épouser. Sainte Agnès refusa toutes les propositions de ce grand personnage, ne voulant d’autre époux que le Christ. A son tour, le père du soupirant essaya de la convaincre, mais il échoua également. Sainte Agnès fut arrêtée, conduite dans un lieu infâme et ensuite martyrisée le 21 janvier de l’an 304. Elle fut alors inhumée dans une catacombe, propriété de ses parents, qui porte aujourd’hui son nom ; sa sœur, sainte Emérentienne, également martyre fut enterrée à côté d’elle. On peut toujours voir aujourd’hui dans la basilique construite au dessus de cette catacombe, la châsse précieuse contenant les reliques des deux sœurs. Sur la place Navona, au centre de Rome, un autre sanctuaire est dédié à la martyre et une châsse contient son crâne. Des parties de ses précieux ossements furent transférés à Maastricht, Abbeville, Breuil-Benoît, Marsigny, Paris et Rouen.
Châsse contenant les corps de Sainte Agnès et Sainte Emerentienne
Châsse contenant le corps de Sainte Agnès
Modèle des jeunes filles chrétiennes, sainte Agnès est représentée accompagnée d’un agneau. Elle a été représentée au cours des siècles par de nombreux artistes. Faisant partie des premiers martyrs importants de Rome, sainte Agnès fut inscrite au Canon Romain, peu de temps après sa mort. Chaque année, lors de la fête de sainte Agnès, le 21 janvier, l’abbé de Saint-Pierre-aux-Liens bénit deux agneaux lors de la grand’messe, célébrée à la basilique Sainte-Agnès, construite au dessus de la catacombe de Sainte Agnès, dans ce qui était jadis la campagne romaine. Ces derniers sont ensuite portés au pape qui leur donne aussi sa bénédiction ; c’est avec leur laine que sont tissés les palliums que le souverain pontife remet aux archevêques du monde entier.
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