Saviez-vous qu'une fois que les enseignants québécois ont un poste définitif, ils ne seront plus évalués par leur employeur pour le reste de leur carrière ? Néanmoins, ils doivent observer certaines lois et fonder leur pratique sur les compétences professionnelles déterminées par le Ministère de l'éducation.
Vous trouverez dans la présente section certaines de mes réflexions au sujet des compétences. Pour commencer, je vous invite à consulter le tableau ci-dessous exposant les treize compétences professionnelles.
Des compétences professionnelles plus importantes que d'autres ?
Les compétences professionnelles décrites dans le référentiel des compétences et résumées ci-dessus guident la formation des enseignants, le travail des enseignants et l'évaluation de leur travail par leur employeur.
La compétence "Mobiliser le numérique" figure parmi les comptences considérées comme transversales et elle occupe un cours entier de deux crédits dans le cursus universitaire des étudiants de l'Université Laval. Pourtant, aucune étude ne démontre clairement que le numérique est un facteur de motivation et de réussite scolaire pour les élèves. Au contraire, les utilisations les plus répandues du numérique remplacent des méthodes très traditionnelles d'enseignement et n'apportent aucun bénéfice notable, comme l'utilisation de diapositives. (Coen, 2011)
À contrario, aucun cours n'est offert afin de développer une compétence considérée comme étant à la base du professionalisme : "Collaborer avec la famille et les partenaires de la communauté". En effet, aucun cours ne permet de développer des habiletés et des méthodes de travail afin de de collaborer efficacement et positivement avec les parents des élèves du secondaire. Pourtant, cette collaboration est considérée comme un facteur déterminant dans la persévérance et la réussite scolaire ! (Darling-Hammond et al., 2019)
Une question se pose devant ce constat que je considère troublant : est-ce que les compétences profesionnelles exigées des enseignants sont déterminées en fonction d'évidences scientifiques ? Ou bien le seraient-elles en fonction de la pression de certains lobbys ou d'une idéologie du progrès ?