En 2024, à la demande de la Mairie pour présenter son projet de réparation, l'association a préparé un diaporama et une exposition sur l'histoire de l'église. Cliquez sur les photos pour les faire défiler.
L'exposition est toujours visible à l'entrée de l'église.
L'Eglise de Génelard - Rappel Historique
Parties Anciennes :
Les travaux de PAGE ont démontré que le site de Génelard est occupé depuis fort longtemps. Le christianisme s’est implanté très tôt et vraisemblablement à cet endroit.
Des travaux sur le périmètre de l’église ont mis à jour des sépultures datées du VIe ou VIIe siècle. Les premiers chrétiens enterraient leurs morts dans l’église, puis dans un espace attenant consacré, le cimetière.
L’abside de l’église est construite selon la technique dite « du cul de four » (voûte arrondie) qui est très ancienne, surtout un gradin permettant aux fidèles de s’asseoir le long de cette paroi confirme cette ancienneté.
Le chœur de l’église (les 4 piliers portant une arcature en soutien du clocher) est postérieur. On observe des éléments de ce style à Bois-Sainte-Marie, et à Grandvaux.
C’est révélateur du style « roman » le plus ancien, soit XIe ou XIIe siècle, c’est-à-dire le style clunisien. Le lieu de culte de Génelard a sans doute été plusieurs fois remanié, mais en conservant ces éléments anciens au point le plus sacré de l’édifice.
Premier Agrandissement
Vers 1817, le Comte a fait édifier une chapelle pour les défunts de sa famille dans l’espace voisin, ainsi que les 2 chapelles latérales bordant le chœur, l’une où les siens pourront assister en privé aux offices, l’autre où « ses gens » feront de même sans devoir se mêler au peuple.
En 1840, le lieu de culte est devenu trop petit. Il est vrai que la population comptait 640 personnes en 1786, il y en aura 1211 au recensement de 1841.
Un projet d’agrandissement de l’église est mis à l’étude. On envisage un simple un allongement de la nef de 4 mètres
En 1842, le nouveau « pont de Perrecy » est ouvert et la circulation évolue ; on plante des tilleuls aux limites du vieux cimetière pour préserver son caractère, une croix sculptée est ajoutée.
En 1840, le lieu de culte est devenu trop petit. Il est vrai que la population comptait 640 personnes en 1786, il y en aura 1211 au recensement de 1841.
Un projet d’agrandissement de l’église est mis à l’étude. On envisage un simple un allongement de la nef de 4 mètres
En 1842, le nouveau « pont de Perrecy » est ouvert et la circulation évolue ; on plante des tilleuls aux limites du vieux cimetière pour préserver son caractère, une croix sculptée est ajoutée.
Les idées nées de la Révolution progressent , parmi elles, celle de l’éducation des enfants, qui devrait se généraliser Les communes qui le peuvent installent des écoles.
Recontruction
Le conseil municipal du 11 mai 1851 adopte l’idée du curé LEROY d’édifier une tribune où les enfants seraient séparés des autres fidèles. Ils pourraient voir le déroulement de l’office tout en étant surveillés.
Le Clocher
Arasé à la révolution, il est reconstruit en 1827 puis en 1890. Il culmine à 35m et abrite deux cloches de respectivement de 687 et 898 kg.
Le modèle à 3 nefs
En 1875, l’église est de nouveau trop petite pour la population présente. Il y a 1693 habitants en 1872 contre 1211 en 1841 lorsque fut décidé l’agrandissement précédent.
La solution sera un élargissement, en passant à un modèle à 3 nefs. La surface actuelle de 295 m2 passera à 420 m2, en dehors de la tribune qui sera conservée.
Après la reconstruction de 1878-1881, on a ajouté un beau chemin de croix réalisé par l’artiste parisien Chavet. La chaire est l’œuvre du dijonnais Schanovski. Le génelardais Régnier a laissé un intéressant confessionnal.
Derniers travaux en 1959
Rénovation de l’abside
Vitraux abstraits d’Albert le Normand, artiste mâconnais (1915-1923)