Le premier ouvrage créé par les membres de PAGE est l’aboutissement de 8 ans de recherches. Il est paru en 2005.
L’ambition de passer en revue toutes les péripéties de Génelard dans l’histoire, en gardant un souci d’équilibre, a conduit à proposer 20 chapitres qui traitent tantôt une période, tantôt un sujet qui a sa cadence propre. Dans un ouvrage de 318 pages, on privilégie l’information à l’analyse approfondie.
Chapitre 1 Géologie et Préhistoire
Il décrit le contexte géologique régional avec ses richesses du sous-sol qui seront plus tard un attrait régional.
Les mouvements qui ont orienté les vallées sud-ouest-nord-est, ont ménagé un parcours en méandre à la Bourbince qui a déterminé la positionnement de Génelard.
La région a été occupée à l’époque de Néanderthal, mais c’est à l’âge du Bronze qu’on trouve les premières traces dans la localité.
Chapitre 2 L’histoire ancienne
Une longue période, puisqu’elle va jusqu’à Charlemagne, n’a pas laissé de marque spécifique à Génelard. Les Celtes, les Eduens, puis les Gaulois ont occupé la région avant que l’empire romain, bien installé à Autun, n’exerce sa domination.
Après, les Burgondes furent des envahisseurs tenaces. C’est l’implantation du christianisme, et du prieuré de Perrecy qui note dans les possessions du Comte Eccard le premier établissement à Génelard (876).
Chapitre 3 Les Ecorcheurs 1437 - 1445
La fin de la guerre de 100 ans laisse de nombreuses bandes de mercenaires livrés à eux-mêmes. Menés par leurs capitaines sans scrupules, ils se livrent à des pillages et des mises à sac. Génelard fut au moins deux fois la cible de ces bandes de 200 à 300 individus.
Chapitre 4 Les seigneurs de Génelard
Les riches archives de la famille De Croix, les derniers seigneurs de Génelard, permettent de fixer de nombreux évènements depuis 1307. On dénombre 4 seigneuries tenues par plusieurs familles. Ce sont toutefois les De Busseul (1435-1613), D’Amanzé (1613-1658), puis De Ganay (1658-1719) qui représentèrent la noblesse traditionnelle.
La famille Maynaud, issue de la noblesse de robe prit la suite et ce sont ses descendants qui traversèrent les dernières épreuves du temps.
Chapitre 5 La vie des Génelardais, du 15e au 18e siècle
Les mêmes archives comportent des contrats et des actes de justice qui permettent de cerner les conditions de vie des gens ordinaires ; une vie rude et soumise aux disettes, aux caprices du temps.
Chapitre 6 La Révolution
Les mauvaises récoltes, ont à Génelard comme ailleurs accentué les difficultés, et rendu plus criantes les inégalités. Il n’y a pas de grandes figures à Génelard mais, chacun suit le mouvement. Le seigneur et le curé sont inquiétés, puis mis hors de cause. Il faut toujours payer l’impôt et désormais fournir des soldats.
Le seigneur Mayneaud, ami de Bonaparte, retrouve son rang et sa fortune.
Chapitre 7 L’Economie génelardaise
La commune avait jusque là vécu d’une économie de subsistance, c’est-à-dire d’une agriculture chargée de nourrir toute la population, aidée par les artisans indispensables pour l’assister : maréchal ferrant, meunier, …
La Révolution a sans doute réveillé des ambitions ; surtout on a creusé le canal du Charollais qui ouvre des perspectives et amène des activités nouvelles charpentiers, voituriers d’eau.
Ce chapitre détaille tous les petits métiers avant de laisser la place aux branches de l’économie moderne.
Chapitre 8 Agriculture et Elevage : 1000 ans d’histoire
On a recours à Henri Vincenot, auteur bourguignon, pour décrire l’organisation et la vie de la société paysanne. L’énergie des bovins contribuait aux labours et aux transports lourds, pour le reste c’était celle des travailleurs qui était requise. L’élevage, qui est maintenant une variante de l’agriculture était un complément indispensable pour la traction, mais aussi la fumure, et les compléments à l’alimentation.
Chapitre 9 Le sous-sol
Depuis très longtemps, on extrayait de l’argile aux abords de la Bourbince pour fabriquer des tuiles. Le canal a développé ce type d’industrie en permettant le transport des terres, du charbon, des produits finis, d’où le nom de vallée de la céramique donné au parcours de la Bourbince ; Génelard s’est orienté vers la brique réfractaire.
D’autres carrières ont permis d’extraire de la pierre de construction mais aussi la matière pour des fours à chaux.
Le minerai de fer est aussi présent ; les Celtes le savaient et s’y étaient intéressés, mais les quantités qui permettent une exploitation artisanale en 1645, puis une alimentation annexe du Creusot deux siècles plus tard, restaient infimes.
Le charbon, qui avait permis l’ouverture de la mine la Blanzy, a aussi intéressé les exploitants à Génelard un siècle plus tard, mais les couches sont plus profondes et plus fracturées, la rentabilité n’y trouvait pas son compte.
Chapitre 10 L’industrie mécanique
Toutes les activités précédente ont demandé l’assistance de nombreux artisans ; l »un d’entre eux Alfred Fournier franchit le pas en montant une usine ; celle-ci a prospéré et entraine d’autres à l’imiter ; il y a eu jusqu’à 300 emplois directs dans ce secteur
Chapitre 11 Commerce et artisanat
Dans un contexte où se fournir à proximité n’était pas un critère valorisant mais une contrainte, des commerces et des artisans se sont ajoutés pour faire vivre 1700 habitants et leurs activités ; on a comptait plus de 100 vers 1904 ; des photos de magasins à cette date illustrent le propos.
Chapitre 12 Les voies de communication.
Le transport fluvial permet un tonnage plus important qu’en véhicule terrestre et pour un coût plus faible. Mais tous les cours d’eau ne permettent pas la navigation ; et il faut parfois franchir un passage haut. Le vieux projet de creuser un canal entre la Loire et la Saône s’est concrétisé grâce à l’obstination d’Emiland Gauthey entre 1783 et 1793.
Le développement escompté était au rendez-vous. Il a fallu d’agrandir (gabarit Freycinet en 1878).
Avec de nouvelles exigences de rapidité, il a fallu construire une voie de chemin de fer (1867), pour le transport des gens et des animaux.
Chapitre 13 Climat et intempéries
On donne les valeurs moyennes relevées entre 1980 et 2000 pour avoir des références du climat de notre époque.
On donne aussi des évènements datés qui peuvent être des évènements exceptionnels ou révélateurs d’une situation courante.
Chapitre 14 Santé
On n’a retenu des temps anciens que les grandes épidémies qui ont décimé la population.
On ne mentionne la présence d’un médecin qu’après la Révolution, mais parfois un « chirurgien », un rebouteux. De même, des « mères » aidaient aux accouchements, ce n’est qu’au 19e qu’elles furent reconnues et prirent le nom de sage-femme
Au défaut de pharmacie, une herboristerie était présente depuis 1784.
Chapitre 15 Les Guerres
Les trois conflits sont évoqués ici sous l’angle de la commune, à partir des documents locaux :
1870-1871 ; les mobilisés, le manque de nouvelles, les restrictions, l’humiliation de la défaite
1914 – 1918 : mobilisation massive, puis une guerre qui s’enlise, et bientôt des morts, beaucoup de morts. La marquise propose son château pour soigner les blessés. Bientôt la guerre de tranchées, des femmes dans les usines, et toujours des morts. Verdun
Quelques reconquêtes en 1918
1939-1945 Les menaces progressives d’Hitler, la mobilisation, la drôle de guerre, puis l’envahissement du pays en juin 1940. Occupation avec la ligne de démarcation. Les humiliations, la faim puis peu à peu la Résistance, crainte de la milice, des collabos ; l’espoir avec le Débarquement ; les revers terribles d’Aout 1944 à Génelard.
Pour cette dernière guerre, des documents, des anecdotes, et encore des non-dits.
Chapitre 16 Religions
Les Celtes, puis les Romains avaient vraisemblablement imposé leur culte. Un premier évêque chrétien est nommé à Autun en 313 ; et le christianisme progresse doucement.
Avec Cluny, Paray, Perrecy et les monastères, il s’ancre davantage. l’église possède un chœur du 11e siècle. Le clergé est un guide plus stable, peut-être un modérateur pour les chefs féodaux.
Un foyer de Réforme important s’était implanté vers Paray sans troubler Génelard ; C’est le Concordat voul par Napoléon (1804) pour apaiser le pape qui produisit un schisme ; des anticoncordataires refusaient un clergé qui s’était compromis et firent sécession ; on les appelle les Blancs.
Chapitre 17 Les Ecoles
le souhait d’avoir une école est né avec la Révolution ; il prend forme à Génelard en 1830 avec une école tenu par le clergé. En 1842, sous l’impulsion de la Comtesse on ouvre une école de filles
en 1851, Une autre école est ouverte, tenue par 3 frères maristes, entretenue par le Comte, encouragée par le sous-préfet ; il faudra bientôt des locaux plus grands. En 1862 une école de fille est ajoutée.
La 3e République n’accepte pas ce modèle, et en 1886, le groupe scolaire du champ de foire est ouvert sous les principes de Jules Ferry : école gratuite, laïque et obligatoire. Les châtelains ont cédé le terrain et la domination mais à contrecœur.
La séparation de l’église et de l’Etat n’a pas apaisé la situation
Chapitre 18 La Gendarmerie
Les Comtes de Génelard étaient encore influents en 1851 : ils ont obtenu l’installation d’une gendarmerie à Génelard, en dépit de la présence d’une autre à Perrecy-les-Forges.
Cela n’empêcha pas les exactions de la Bande Noire (anarchistes du Bassin Minier) en 1882 – 1884. La municipalité de Palinges, chef lieu de canton obtint le transfert de ce poste en 1891.
Chapitre 19 Les hommes célèbres de Génelard
La logique aurait voulu commencer cette délicate sélection par le bronzier qui a coulé une enclume il y a plus de 30 siècles ; il est parfaitement anonyme. De même les mérovingiens du 5e ou 6e siècle qui avaient mérité les sépultures en pierre retrouvées en 1860. On ne citera pas non plus les seigneurs de Génelard ; leurs faits et gestes ont été relatés dans les chroniques appropriées.
Alors les artistes Jean Laronze (1852- 1937), Jean Maillot (1932 – 1996) peintres réputés, les maires Joseph Béraud, Philippe Loison, Auguste Fournier, Léopold Bézille.
Les curés Guillaume de Paredo, Melchior Vernier, Pierre Guillaumin, Jean Dhiry.
Des ingénieurs Jules et Gilbert Morillon, André Blondel, Joseph et Claude Archer, Philippe Robiaud ….
Chapitre 20 Les Génelardais et l’humour
Les recherches ardues pour produire ce volume ont fait rejaillir des histoires (peut-être arrangées) qui venaient égayer les fins de repas.
les seigneurs à la naissance
Chapitre 21 La Démographie génelardaise
Avec les éléments recueillis lors des recherches, les auteurs ont tenté une estimation du nombre d’habitants approximative entre 1400 et 1800, un peu plus précise de 1800 à 2000.
En guise de conclusion, les auteurs esquissent quelques perspectives.
La liste des curés (depuis 1304) et celle des maires depuis la Révolution complètent la documentation. Suivent 12 pages de photos d’autrefois ou plus récentes, pour donner une idée assez complète de notre cité