Au XIXe siècle, la France portait un intérêt stratégique et économique à l'isthme de Tehuantepec, et ce, dans diverses régions :
Intérêt pour une route interocéanique : La France explorait l'isthme de Tehuantepec comme voie commerciale potentielle entre les océans Atlantique et Pacifique, facilitant ainsi les échanges entre l'Europe, l'Asie et les Amériques, ainsi qu'avec l'Amérique du Sud. Il s'agissait d'une alternative intéressante au canal de Panama, alors inexistant.
Expansion du commerce français en Amérique latine.
Intérêt pour l'exploration des ressources naturelles de la région, telles que le bois, les produits agricoles et les minéraux.
Influence géographique : La France renforça sa présence en Amérique, notamment sous le Second Empire mexicain, sous Maximilien, puis sous Napoléon III.
La culture française a influencé les vêtements traditionnels des femmes, en particulier la broderie, qui y a été incorporée, fusionnant ainsi l'élégance européenne avec les traditions locales qui reflètent un style unique et magnifique.
La culture française a influencé les vêtements traditionnels des femmes en introduisant la broderie, qui s’est mêlée aux éléments locaux pour créer un style unique, alliant élégance européenne et identité culturelle régionale.
Durant l'ère porfirienne (1876-1911), le chemin de fer fut l'une des principales infrastructures développées au Mexique. Cette construction répondait non seulement aux besoins de modernisation interne, mais aussi aux intérêts économiques et stratégiques de puissances étrangères, dont la France.
La France souhaitait vivement établir des routes commerciales facilitant le transport de marchandises de l'Europe vers le Pacifique, l'Asie et l'Amérique latine. L'isthme de Tehuantepec, de par sa position géographique, offrait une alternative viable pour relier les océans Atlantique et Pacifique sans contourner l'Amérique du Sud. Avant l'existence du canal de Panama, cette route était considérée comme stratégique et suscitait l'intérêt de plusieurs pays.
Dans ce contexte, les capitaux français ont participé à des projets ferroviaires, notamment dans des zones clés comme l'isthme, où fut construit le chemin de fer de l'isthme de Tehuantepec. Ce projet visait à créer un corridor de transport efficace pour le commerce interocéanique. La France, aux côtés d'autres pays comme les États-Unis et l'Angleterre, cherchait à tirer parti de ces routes pour acheminer ses produits plus rapidement et à moindre coût.
De plus, la participation française ne se limitait pas au financement, mais comprenait également la fourniture de technologies, de machines et de personnel technique spécialisé, témoignant d'un intérêt manifeste pour le développement de sa présence économique au Mexique et l'obtention d'avantages commerciaux.