📌 Traduction non officielle des écrits de Luisa Piccarreta. Pour un usage personnel seulement.
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Le Royaume du Divin Fiat
chez les créatures
Le Livre du Ciel
Tome 24
19 mars 1928 au 3 octobre 1928
Appel des créatures à revenir
à la place, au rang et au but
pour lesquels elles ont été créées par Dieu
Luisa Piccarreta
La Petite Fille de la Divine Volonté
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Traduction française du
— Manuscrit Italien—
(1) Mon Cœur et ma Vie, Jésus, me voici à nouveau face au grand sacrifice de recommencer à écrire un autre volume. Mon cœur saigne à cause de l’effort que je fais, surtout à cause de l’état dans lequel se trouve ma petite et pauvre âme. Mon amour, si Tu ne m’aides pas, si Tu ne m’absorbes pas en Toi, si Tu n’exerces pas Ta puissance et Ton amour sur moi, je ne pourrai plus continuer et je serai incapable de tracer un seul mot. C’est pourquoi je Te prie : que Ton seul 'FIAT' triomphe en moi ! Et si tu veux que je continue à écrire, ne m’abandonne pas à moi-même, continue Ton rôle de maître qui dicte à ma petite âme. Mais si Tu ne veux plus que j’écrive, j’embrasse et j’adore Ta Volonté Divine, je Te remercie et je Te prie de me faire profiter des nombreuses leçons que Tu m’as données, que je les médite sans cesse et que je modèle ma vie selon Tes enseignements. Maman céleste, Reine souveraine, étends sur moi Ton manteau azur pour me protéger, guide ma main pendant que j’écris afin que je puisse accomplir la Divine Volonté.
(2) Ayant ainsi terminé le vingt-troisième volume d’écriture – seul Jésus sait avec quelles peines et quels sacrifices – je me plaignais au bienheureux Jésus de de la rareté de Ses enseignements, me faisant tant peiner pour écrire si peu de mots. Je me disais : " Je n’ai rien d’autre à écrire parce que si Jésus ne parle pas, je ne sais pas quoi dire et il me semble que Jésus n’a plus rien à me dire. Il est vrai que l’histoire de Son 'FIAT' est sans limites, qu’elle ne finit jamais, et que même éternellement, au Ciel, il aura toujours quelque chose à dire sur la Volonté éternelle ; et qu’étant éternelle, Elle comprend l’infini et que l’infini a des choses et des connaissances infinies à raconter, de sorte que cela ne s’arrête jamais (comme le soleil qui, en donnant sa lumière, a toujours plus de lumière à donner – sans que sa lumière jamais ne s’épuise…) Mais se peut-il que, pour moi, Il [Jésus] mette une limite à Sa parole et fasse une pause dans le récit de la longue histoire de Son éternelle Volonté ? " Tandis que je pensais cela, mon doux Jésus s’est déplacé en moi, prêt à sortir, et m’a dit :
(3) « Ma fille, comme tu es petite ! Et plus le temps passe, plus tu deviens petite. Et l’on voit qu’à mesure que tu continues, tu deviens encore plus petite. Et en tant que petite, tu veux mesurer Notre grandeur avec ta petitesse, Notre parole éternelle avec les limites de ta parole ! Et la petite enfant que tu es, se contente de ce que ton Jésus puisse ne rien avoir de plus à te dire ! Tu voudrais te reposer et retourner à tes distractions d’avant, parce que tu n’as rien d’autre à faire ! Pauvre petite. Ne sais-tu pas que ce ne sont que de brèves pauses que fait ton céleste Jésus pour des raisons qui Lui appartiennent, qui ne sont pas évidentes pour toi et que, lorsque tu t’y attendras le moins, Il recommencera Son très important discours sur la longue histoire de Son éternelle Volonté ? »
(4) Après bien des luttes et des efforts, les écrits sur la Divine Volonté sont finalement revenus de Messine. J'ai ressenti une certaine satisfaction en moi, car je pouvais enfin les avoir près de moi, et j'ai remercié mon doux Jésus du fond du cœur. Mais Jésus, se mouvant intérieurement, se faisant voir avec un air de tristesse, me dit :
(5) « Ma fille, toi, tu es contente, mais Moi, Je suis affligé. Si tu savais quel poids énorme pesait sur ceux de Messine… Alors qu’ils avaient manifesté de l’intérêt pour ces écrits, ils les ont laissé dormir, se rendant coupables envers une Volonté Divine. C'est pourquoi, en voyant qu'ils les laissaient de côté, J’ai permis qu'ils te reviennent. Maintenant ce poids repose sur ceux qui, très intéressés, les ont fait revenir. Et s’ils ne s’en occupent pas, eux aussi seront coupables envers une Volonté Divine.
Et sais-tu ce que cela signifie d’être coupable envers une Volonté si sainte ? Cela signifie La tenir entravée, alors qu’Elle soupire et désire que Ses chaînes soient rompues – et elles le seront par Sa diffusion. Elle est pleine de vie, Elle circule partout, Elle enveloppe tout, mais cette Vie est comme étouffée parmi les créatures parce qu’Elle n’est pas connue. Et Elle gémit, car Elle veut la liberté de Sa vie, et Elle est contrainte de garder en Elle les rayons de Sa lumière interminable, parce qu’Elle n’est pas connue.
Or, qui est responsable [coupable] de tant de souffrances pour Ma Volonté Divine ? Ceux qui doivent s’engager à La faire connaître et ne le font pas. Penses-tu que Mon intention [Mon but] en révélant tant de vérités sur Mon 'FIAT' – était de ne pas en tirer le fruit désiré ? Non, non ; Je veux que ce que J’ai dit devienne vivant, Je veux faire briller un nouveau soleil, Je veux les fruits de toutes les connaissances que J’ai manifestées. Je veux que Mon Œuvre produise l’effet tant attendu.
Et combien n'ai-Je pas œuvré pour te préparer à recevoir des connaissances si importantes sur Ma Volonté ! Et toi-même, combien de sacrifices n’as-tu pas faits, et combien de grâces ne t’ai-Je pas accordées pour que tu les accomplisses ! Mon travail a été long, et lorsque Je te voyais sacrifiée, Je contemplais le grand bien que ces connaissances du 'FIAT' apporteraient aux créatures — l'ère nouvelle qui allait naître grâce à elles. Et Mon Cœur tendre, bien qu’Il souffrît de te sacrifier, prenait un plaisir immense à voir le bien, la paix, l’ordre et le bonheur que recevraient Mes autres enfants.
Quand Je fais de grandes choses avec une âme, quand Je lui révèle des vérités importantes, des renouvellements que Je veux opérer au sein de la famille humaine, ce n’est pas pour cette seule créature que Je le fais, mais pour envelopper tous les autres dans ce bien. Comme le soleil, Je veux que Mes vérités brillent sur chacun, afin que ceux qui le veulent puissent en prendre la lumière. N’ai-je pas agi ainsi avec Ma Maman Céleste ? Si Elle avait voulu garder cachée l’Incarnation du Verbe, quel bien Ma venue sur la terre aurait-elle apporté ? Aucun. Je serais retourné au Ciel sans donner Ma vie à personne, et la Reine Souveraine aurait été coupable et voleuse de tout le bien et de toute la vie divine que les créatures devaient recevoir.
De même, seront coupables et voleurs ceux qui retiennent les connaissances sur Mon Divin 'FIAT', car Elles portent des Vies de lumière, de grâce, et les biens immenses contenus dans une Volonté Divine. C’est pourquoi une lourde responsabilité pèse sur ceux qui doivent s’en occuper [s'occuper des écrits] ; s’ils continuent à laisser inactifs les soleils si bénéfiques de toutes ces vérités sur Ma Volonté Éternelle, ils en rendront compte.
Et si toi, la première, tu voulais t’opposer à faire connaître ce qui concerne Ma Volonté, tu serais la première voleuse de ces nombreux Soleils et des nombreux biens que les créatures doivent recevoir par le moyen de ces connaissances.
(6) Puis, d’un ton plus tendre, Il ajouta :
(7) « Ma fille, le monde est comme brûlé ; il n’y a personne pour verser sur lui cette eau pure qui puisse l’étancher. Et s’ils boivent, c’est l’eau trouble de leur volonté qui les brûle davantage. Même les bons, les fils de Mon Église qui cherchent à faire le bien, après avoir fait le bien, ne ressentent pas le bonheur de l’avoir fait, mais plutôt le poids du bien, qui leur apporte tristesse et fatigue. Sais-tu pourquoi ? Parce qu’il manque, dans ce même bien, la vie de Mon 'FIAT', qui contient la force divine capable d’ôter toute fatigue ; il manque la lumière et la chaleur de Ma Volonté qui a la vertu d’alléger tout poids et d’adoucir toutes les amertumes ; il manque la rosée bénéfique de Mon 'FIAT', qui perle les actions des créatures et les rend si belles qu’elles en reçoivent la vie du bonheur ; il manque cette eau qui jaillit toujours de Ma Volonté et qui, tout en fécondant divinement, donne la vie et désaltère. C’est pourquoi ils boivent, mais ils brûlent encore plus.
Tu vois donc combien il est nécessaire que ces connaissances soient connues et fassent leur chemin parmi les créatures, afin d’offrir à chacune la vie de Ma Volonté avec la source des biens qu’Elle contient ! Tous sentent – même ceux qui se croient les meilleurs – qu’il leur manque quelque chose de nécessaire. Ils sentent que leurs œuvres ne sont pas achevées et soupirent après un autre bien, sans savoir ce que c’est. C’est la plénitude et la totalité de Mon 'FIAT' divin qui manque à leurs actes, et par conséquent leurs œuvres restent à moitié accomplies, car ce n’est qu’avec Ma Volonté et en Elle que les œuvres peuvent être véritablement accomplies.
C’est pourquoi Ma Volonté aspire à être connue, afin d’apporter Sa vie et l'accomplissement aux œuvres de Ses créatures ; d’autant plus que Je prépare de grands événements – douloureux et heureux, châtiments et grâces, guerres soudaines et inattendues – afin de disposer les âmes à recevoir le bien des connaissances de Mon 'FIAT'. Mais s’ils1 laissent ces vérités dormir, sans les propager parmi les créatures, ils rendront stériles les événements que Je prépare. Quel compte n'auront-ils pas à Me rendre ?
Et Moi, avec ces connaissances, Je prépare le renouveau et la restauration de la famille humaine. Donc, de ton côté, ne mets aucun obstacle et continue de prier pour que vienne bientôt le règne de Ma Divine Volonté. »
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1 ceux qui ont la responsabilité de faire connaître les vérités sur la Divine Volonté
(1) Ma pauvre pensée suivait le 'FIAT' divin pour accompagner Ses actes, réfléchissant à tant de vérités que mon Bien-aimé Jésus m’avait dites sur la Divine Volonté, et à quel point Il me les avait manifestées avec amour et intérêt. Ainsi je pensais en moi :
"Les premières vérités dites par Lui ressemblaient à des éclairs de lumière qui dégageaient une lumière interminable. Puis, peu à peu, ce n’étaient plus des éclairs, mais des fontaines de lumière, sous lesquelles ma pauvre âme restait exposée à leur jaillissement continu. Enfin, cela me semblait être des mers de lumière de vérités, dans lesquelles je me retrouvais tellement submergée, que ma petite capacité ne pouvait tout contenir et laissait beaucoup de vérités dans cette même mer où je me sentais plongée.
Il ne m’était pas donné de contenir en moi toute cette lumière interminable [lumière des éclairs], qui se convertissait en paroles et me manifestait l’harmonie, la beauté, la puissance de la Volonté Suprême. À présent, il me semble que je suis dans la lumière, mais la lumière ne parle pas, et moi, tout en buvant des mers de lumière, je ne sais rien en dire."
Or, pendant que je pensais cela, mon toujours aimable Jésus s’est ému en mon intérieur, et tout amour, Il m’a dit :
(2) « Ma fille, tu dois savoir que Notre paternelle bonté, lorsque l’homme s'est soustrait de Notre Volonté, a retiré Sa vie opérante du milieu des créatures. C’est pourquoi très peu parmi eux ont su parler de Notre Volonté, car la mer de lumière opérante de Mon divin 'FIAT' ne coulait pas en eux comme Vie, puisqu'eux-mêmes, ingrats, l’avaient rejeté. Et dans Notre très grande bonté, Nous avons laissé 'le bien' de pouvoir suivre les ordres de Notre Volonté, mais pas la Vie en Elle – dans laquelle ils auraient pu espérer leur salut ; car sans Elle, il n’y a ni salut, ni sainteté. 1
Mais notre Bonté Paternelle, notre Volonté et notre Amour espéraient, soupiraient, désiraient ardemment le retour de Notre 'FIAT' comme vie opérante au milieu des créatures, car Nous voyions qu’elles ne pouvaient atteindre le but parfait de la Création, ni former cette image que Nous avions voulue – toute à Notre ressemblance, telle que Nous l’avions créée – sans la vie opérante de Notre 'FIAT'. En effet, Notre 'FIAT' étant l’acte premier de la créature, en son absence, celle-ci reste désordonnée et déformée, privée du premier acte de son existence.
Maintenant, tu dois savoir qu’après de longs siècles de soupirs cachés, Notre Être suprême a débordé d’un amour plus intense encore que celui de la Création et de la Rédemption elles-mêmes. Et cet amour, en se déversant hors de Nous, Nous a fait ressentir le besoin impérieux de faire les premiers pas vers la créature. Et dès que J’ai commencé à te manifester les premières vérités sur Ma Divine Volonté, Je L’ai pressée avec force de faire Ses premiers pas parmi les créatures. J’ai concentré ces pas en toi, au moyen de Ses connaissances. Et lorsque J'ai vu que tu mettais tes pas dans ceux du 'FIAT' Divin, Je Me suis réjoui, J’ai fait fête, et, en te manifestant d'autres vérités sur Elle, J’ai poussé le divin 'FIAT' à faire de nouveaux pas.
Ainsi, autant de vérités que Je t’ai dites sur Ma Volonté, autant de pas J’ai fait faire à Mon 'FIAT' pour Le faire revenir comme Vie opérante parmi les créatures. C’est pourquoi Je t’en ai tant dit, au point que l’on peut dire que le Ciel et la terre sont remplis 'des pas des connaissances de Ma Volonté', lesquels, en s’unissant, forment cette mer de lumière dans ton âme. Et cette mer, débordant de toi, veut se frayer un chemin parmi les créatures. Ces pas seront multipliés à mesure que les vérités sur Ma Volonté seront reconnues, car Je ne manifeste jamais une vérité sans vouloir donner la Vie et le bien qu’elle contient. C’est pourquoi, jusqu’à ce que Ma Divine Volonté soit reconnue avec toutes Ses connaissances, Ses pas resteront entravés, et le bien qu’Elle veut faire aux créatures demeurera suspendu.
Si tu savais combien il est douloureux de pouvoir faire le bien, de se mettre en acte de le faire, et de devoir le suspendre parce qu’on ne Le connaît pas ! Attendre, encore attendre, soupirer que quelqu’un Le fasse connaître, pour se libérer du poids de ce bien que l'on veut donner... Oh ! comme tu te hâterais de faire connaître tous les pas de Mon 'FIAT', d’autant plus qu’ils ne portent pas seulement des remèdes, des aides ou des médicaments, mais la plénitude de Vie, de lumière, de sainteté et la totalité des biens. Et Mon Amour, débordant et inondant le monde entier, rétablira l’ordre de la Création et le règne de Ma Volonté au sein de la famille humaine. »
(3) Après cela, mon doux Jésus me montra que, de l'intérieur de Son Cœur Divin, jaillissaient de nombreux rayons de lumière. Et à leur point d’émergence – là même où ils sortaient – était imprimée une connaissance sur la Divine Volonté, si bien qu’ils formaient une magnifique couronne de lumière autour de ce Cœur Divin. Et mon Bien-aimé Jésus ajouta :
(4) « Ma fille, regarde quelle magnifique couronne de gloire et de lumière possède Mon Divin Cœur ! Il ne pourrait en exister de plus belle ni de plus resplendissante. Ces rayons représentent toutes les connaissances sur Ma Volonté ; cependant, ils sont entravés — ils ne peuvent s’allonger, car ces connaissances ne sont pas connues. Voilà pourquoi ils ne peuvent s’étendre et se répandre pour illuminer toute la terre.
Il en serait de même pour le Soleil : si ses rayons, partant du centre de sa sphère, restaient suspendus dans l'air, sans pouvoir s'étendre pour toucher la terre et l’envelopper de sa lumière et de sa chaleur, il ne pourrait produire les effets contenus dans sa lumière, et la terre ne pourrait les recevoir. Une distance s’établirait entre la terre et la lumière du soleil, et cette distance empêcherait le soleil de faire du bien à la terre, qui deviendrait stérile et infertile.
Telles sont les connaissances sur Mon 'FIAT' : si on ne les fait pas connaître, leurs rayons ne peuvent s’étendre pour saisir les âmes, les réchauffer, les sortir de la torpeur de la volonté humaine, les remodeler et les transformer dans la vie que Mon 'FIAT' veut leur insuffler. Car ces connaissances sont — et contiennent — la nouvelle création, qui transforme la créature et la fait redevenir telle qu’elle est sortie de Nos mains créatrices.
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1 Les hommes ne peuvent espérer le salut uniquement en suivant les ordres de la Volonté Divine, bien que cela soit un bien (Dieu l’a permis par bonté). Le salut véritable se trouve dans la Vie opérante de la Divine Volonté.
(1) Mon abandon dans la Volonté Divine est continuel, et tandis que j’étais toute immergée en Elle, je me disais en moi-même : "Quelle sera l'épreuve que Jésus demandera à ceux qui vivront dans le Royaume de la Divine Volonté ? Si Jésus exige de tous une épreuve de fidélité pour confirmer l’état dans lequel Il les appelle, et pour s’assurer qu’Il peut confier à la créature les biens qu’Il veut lui donner, combien plus encore exigera-t-Il cette épreuve de la part de ces enfants de Son Royaume, qui sera l’état le plus sublime qui puisse exister." Mais alors que je pensais cela, mon toujours aimable Jésus s’est manifesté en moi et m’a dit :
(2) « Ma fille, certes, il ne peut y avoir de sécurité sans mise à l’épreuve. Et lorsque l’âme résiste à l’épreuve, elle reçoit la confirmation de Mes desseins et tout ce qui est nécessaire et convenable pour exercer l’état auquel Je l’ai appelé. C’est pourquoi J’ai voulu mettre Adam à l’épreuve – afin de confirmer son état heureux et son droit de roi [état de domination] sur toute la Création ; mais comme il n’a pas été fidèle dans l’épreuve, il n'a pu, par justice, recevoir la confirmation des biens que son Créateur voulait lui donner.
De fait, c’est par l’épreuve que l’homme acquiert le sceau de fidélité, qui lui donne le droit de recevoir les biens que Dieu avait établi de lui donner — selon l’état auquel l’âme a été appelée par Lui. Celui qui n’est pas éprouvé peut être considéré comme n’ayant aucune valeur, ni devant Dieu, ni devant les hommes, ni même devant lui-même. Dieu ne peut se fier à un homme non éprouvé, et l’homme lui-même ne sait pas quelle force il possède. Ainsi, si Adam avait résisté à l’épreuve, toutes les générations humaines auraient été confirmées dans l'état heureux et royal d'Adam.
Moi-même, aimant ces enfants de Ma Divine Volonté d’un amour tout particulier, J’ai voulu soutenir l’épreuve pour eux tous dans Mon Humanité, ne leur réservant qu’une seule épreuve : celle de ne jamais faire leur propre volonté, mais toujours et uniquement la Mienne, afin de leur confirmer tous les biens nécessaires pour vivre dans le Royaume de Mon 'FIAT' divin. Par cela [en prenant sur Moi leur épreuve], Je leur ai fermé toutes les portes de sortie et Je les ai oints d’une force invincible, de sorte que nul ne pourra pénétrer dans les enceintes très élevées de Mon Royaume.
Car lorsque Je commande qu’une chose ne doit pas être faite, cela laisse une porte restée ouverte, par laquelle la volonté humaine peut encore s’échapper : une occasion que la créature garde toujours pour sortir de Ma Volonté. Mais quand Je dis : "D’ici, on ne sort pas" , alors toutes les portes se ferment, la faiblesse est fortifiée, et il ne reste à la créature que cette décision : entrer dans Ma Volonté pour ne plus jamais en sortir, ou ne pas y entrer du tout.
Donc, pour vivre dans le Royaume de Ma Volonté, une seule chose sera nécessaire : prendre la décision [de faire uniquement Ma Volonté]. C’est cette décision qui produira l’acte accompli. N’est-ce pas ainsi que J’agis avec toi ? Est-ce que Je ne crie pas sans cesse du fond de ton cœur — que rien n’ose y entrer, si ce n’est Ma seule Volonté ? Elle, comme centre de Vie, avec Sa force toute-puissante [omnipotente] et Sa lumière éblouissante, tient tout à l’extérieur de toi ; et, en éclipsant tout, Elle fait couler Son premier mouvement de Vie dans tous tes actes, et règne et domine en Reine. »
(3) Après cela, Je suivais les actes de la Volonté Divine dans toute la Création, pour les offrir comme hommages à mon Créateur, et dans toutes les choses créées coulait un mouvement de Vie qui les unissait toutes et mettait tout en mouvement. Je restai surprise, et mon doux Jésus ajouta :
(4) « Ma fille, ce mouvement de Vie dans toute la Création, c’est Ma Volonté, qui meut tout et tient toutes choses – comme dans Sa propre main de Vie. Comme Son mouvement 1 est long et étendu ! Et bien qu’il soit multiple, il est 'un'. C’est pourquoi l’histoire de Ma Volonté est longue, et ton œuvre – en la composant – devient elle aussi très longue. Et même si tu voulais restreindre tes paroles, cela t’est difficile, car Son mouvement qui meut tout continuellement, a tant à dire sur ce que Ma Volonté a accompli dans Sa très longue histoire, que, peu importe tout ce qu'Elle a dit, il semble que rien n’a été exprimé. Et puisque tous les mouvements, toutes les vies et tous les domaines Lui appartiennent, Elle, Ma Volonté, a de nombreuses façons de raconter Sa longue histoire.
Et toi, tu seras la narratrice et la porteuse de l’histoire d’une Volonté Éternelle qui, en te racontant Son histoire, t'y implique pour te donner la Vie de Ses actes et te communiquer, autant qu’il t’est possible, Son mouvement et les biens qu’Elle contient. C’est pourquoi tu dois savoir que celui qui vit dans Ma Volonté offre à la Majesté Éternelle des actes royaux, des actes qu’on ne trouve que dans le palais divin de Ma Volonté. Et alors Nous nous sentons vraiment honorés par la créature lorsqu’elle se présente à Nous avec les actes royaux que fait Notre Volonté dans toute la Création. Ce sont là des actes divins, dignes de Notre Majesté. Tandis que celui qui ne vit pas dans Notre Volonté, quels que soient les biens qu’il puisse faire, ce sont toujours des actes humains qu’il Nous offre, non divins, inférieurs à Nous, parce que l’acte royal de Notre 'FIAT' Divin ne coule pas en eux.
Il en est comme d'un roi servi par un page, qui lui offre toutes les choses qui sont dans sa propre demeure royale. Bien qu’il s’agisse de ses biens, le roi se sent honoré : s’il boit, c’est une eau pure qu’il reçoit, dans des vases d’or, lisses et étincelants ; s’il mange, la nourriture est digne de lui, servie dans des plats d’argent ; s’il se vêt, on lui apporte des habits royaux, tels qu’il sied à un roi. Le roi se sent alors pleinement satisfait et honoré, car on le sert avec les biens royaux qui lui appartiennent. Un autre page le sert également, mais s’il veut boire, celui-ci court à sa pauvre maison chercher une eau trouble qu’il lui présente dans des vases d’argile mal nettoyés ; s’il veut manger, il lui sert sa nourriture grossière dans des plats repoussants ; s’il veut se vêtir, il lui apporte des vêtements sans éclat, indignes d’un roi. Le roi ne se sent ni honoré ni satisfait d’un tel service ; au contraire, il ressent un chagrin dans son cœur et dit : "Comment ? Je possède des biens royaux, et celui-ci ose me servir avec les choses viles de sa maison ?"
Le premier page, c’est celui qui vit dans Ma Volonté ; le second, celui qui vit de volonté humaine. Quelle grande différence entre l’un et l’autre ! »
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1 Son mouvement = mouvement de la Volonté Divine
(1) Je faisais ma ronde dans le divin 'FIAT', et de nombreuses pensées sur cette même Volonté Suprême me traversaient l'esprit ; ainsi, je me demandais : "Comment est-il possible que – si les créatures possèdent les connaissances de cette Divine Volonté – Son Règne puisse venir ? Pour l’avènement du Règne de la Rédemption, Il fit tant de choses… Il ne s’est pas contenté de le faire connaître : Il a œuvré, souffert, est mort, a accompli des miracles... Et pour le Règne du 'FIAT' Divin, qui est plus grand encore que la Rédemption, les seules connaissances suffiraient-elles ?" Mais tandis que je pensais cela, mon aimable Jésus s’est manifesté en moi et m’a dit :
(2) « Ma fille, pour former la plus petite chose, les créatures ont besoin d’œuvres, de démarches, de matières premières. Mais pour Dieu — pour ton Jésus — rien n’est nécessaire pour créer et former les œuvres les plus grandes, jusqu’à l’univers entier : pour Nous, la parole est tout. L’univers entier n’a-t-il pas été créé par la seule Parole ? Et pour que l’homme en jouisse, il lui suffit d’en avoir la connaissance. Telles sont les voies de Notre Sagesse : pour donner, Nous utilisons la Parole ; et pour recevoir, l’homme doit connaître ce que Nous avons dit et fait par cette Parole. En effet, si un peuple ne connaît pas toutes les variétés de plantes répandues sur la terre, il ne peut ni en jouir ni posséder les fruits de ces plantes. Car dans Notre Parole, il n’y a pas seulement la force créatrice, mais, unie à celle-ci, se trouve la force communicative, c’est-à-dire la capacité de transmettre aux créatures tout ce que nous avons dit et fait. Mais si elles ne La [Notre Parole] connaissent pas, rien ne leur est donné.
Qu’a fait l’homme pour jouir de la lumière du soleil et en recevoir les effets ? Rien. Il n’a rien ajouté à l’eau qu’il boit, au feu qui le réchauffe, ni à tant d’autres choses créées par Moi. Cependant, il lui fallait les connaître. Autrement, c’eût été pour lui comme si elles n’existaient pas ! La connaissance est la porteuse de la vie de Notre acte et le moyen par lequel la créature peut posséder Nos biens. Ainsi, les connaissances sur Ma Volonté ont la vertu de former Son Royaume parmi les créatures, car tel a été Notre but en les manifestant.
Et si, dans la Rédemption, J’ai voulu descendre du Ciel pour prendre une chair humaine, c’est parce que Je voulais embrasser tous les actes humains pour les réordonner. Adam, en se retirant de Notre Divine Volonté pour satisfaire son humanité, perdit son état originel et provoqua le désordre dans la création. Moi, Je dus donc suivre le même chemin : descendre dans une Humanité pour tout réordonner. Et tout ce que J’ai accompli en Elle — en mon Humanité — devait servir de remède, de médecine, d’exemple, de miroir, de lumière, afin de remettre en ordre l’humanité déchue.
À présent, J'ai accompli tout ce qui était nécessaire — et même davantage — au point qu’il ne Me reste plus rien à faire. J’ai tout fait, et Je l’ai fait en Dieu, avec des moyens surprenants et un amour invincible pour réordonner cette humanité déchue. L’homme ne peut donc pas dire que ce Jésus n’a rien fait pour le soigner, le réordonner et le sauver. Mais tout ce que J’ai accompli dans Mon Humanité n’était qu’un préparatif : des soins que Je prescrivais pour que la famille humaine guérisse et puisse revenir dans l’ordre de Ma Divine Volonté.
Ainsi, après environ deux mille ans de soins, il est juste et digne – pour Nous et pour l’homme – qu’il ne soit plus malade, mais qu’il retrouve la santé pour entrer dans le Royaume de Notre Volonté. C’est pourquoi les connaissances sur Ma Volonté sont nécessaires, afin que Notre Parole créatrice – qui parle et crée, parle et communique, parle et transforme, parle et conquiert, parle et fait naître de nouveaux horizons et de nouveaux soleils pour autant de connaissances révélées – puisse former tant de doux enchantements, que la créature sera surprise, conquise et investie par la lumière de Ma Volonté éternelle. Il ne faut rien de plus pour que Son Règne vienne : il suffit que les deux volontés s'embrassent, que l’une se perde en l’autre – la Mienne pour donner, la volonté humaine pour recevoir.
Par conséquent, tout comme Ma Parole créatrice a suffi pour créer l’univers, Elle suffira pour créer le Royaume de Mon 'FIAT'. Mais il est nécessaire que soient connues les paroles que J’ai dites et les connaissances que J’ai manifestées, afin de pouvoir communiquer le bien que contient Ma Parole créatrice. Voilà pourquoi J’insiste tant pour que soient connues les connaissances sur Ma Volonté, ainsi que le but pour lequel Je les ai révélées : afin de réaliser le Royaume que Je désire tant donner de donner aux créatures. Et Je remuerai Ciel et terre pour atteindre ce but. »
(1) Je pensais au divin 'FIAT' pour m’unir à Son Unité, afin de suppléer à cette unité de volonté qui manque entre le Créateur et la créature. Et je me disais en moi-même : "Est-il possible que je parvienne à un tel point — jusqu’à pénétrer dans l’Unité de mon Créateur ?" Alors Jésus, se mouvant en mon intérieur, me dit :
(2) « Ma fille, l’âme qui se place dans l’Unité de Ma Volonté, c’est comme si elle entrait dans la sphère du soleil. Regarde le Soleil : il est un. Depuis la hauteur où se trouve sa sphère, il accomplit un acte unique, mais la lumière qui descend jusqu’en bas embrasse toute la terre et, par les effets de sa lumière, il produit des actes multiples et innombrables. À presque chaque chose, à chaque plante, il s’impose, il donne son étreinte de lumière et dit : "Que veux-tu ? La douceur ? Je te la donne. Et toi, que veux-tu ? La couleur ? Je te la donne. Et toi, veux-tu le parfum ? Je te le donne aussi." Sa lumière se communique à presque chaque chose, et lui donne ce qui convient à sa nature pour former sa vie et la faire croître selon l’ordre établi par Dieu. Et pourquoi cela ? Parce que cette sphère contient une lumière immense, ainsi que tous les germes et effets de toutes les choses et plantes répandues sur la face de la terre. 1
Maintenant, cela est le symbole de l'âme qui désire vivre dans l'Unité de Notre Volonté. Elle s’élève dans la sphère du Soleil du 'FIAT' éternel, qui contient une lumière si vaste que nul ne peut lui échapper, et qui renferme tous les germes des vies des créatures. Sa lumière continue d’envelopper et de façonner chacune d’elles, et prie pour que chacun puisse recevoir la vie, la beauté, la sainteté voulues par son Créateur. Et l’âme, depuis cette sphère — devient toutes les créatures et se donne à toutes. Elle répète Notre acte, qui bien qu’étant 'un seul', a la vertu de tout faire et de se donner à tous, comme si chacun l’avait à sa disposition et le possédait pleinement [en était propriétaire].
En Nous, l’Unité est une nature ; dans l’âme, elle peut devenir une grâce. Et Nous nous sentons bi-localisés dans l’âme qui vit en Notre Unité. Oh, comme Nous Nous réjouissons de voir la petitesse de la créature s’élever, puis descendre et se répandre dans Notre Unité, pour devenir la répétitrice de son Créateur ! »
(3) Après cela, je réfléchissais à la manière dont Jésus-Béni procéderait pour faire venir le Royaume de Sa Volonté. Comment la créature pourrait-elle embrasser d’un seul coup tant de Ses connaissances, et en même temps des biens si grands, des manières divines, la beauté et la sainteté qui contiennent les reflets et la ressemblance de son Créateur ? Mais tandis que je pensais à cela, mon Bien-aimé Jésus bougea en moi et me dit :
(4) « Ma fille, la créature, par sa nature, est incapable de recevoir d’un seul coup un grand bien, une lumière sans limites ; elle doit le prendre 'gorgée par gorgée', lentement, attendant d’avoir avalé la première avant de prendre la suivante. Si elle voulait tout prendre d’un coup, la pauvre s’étoufferait et serait contrainte de rejeter ce qu’elle ne peut contenir. Elle doit d’abord digérer le peu qu’elle a pris, le laisser couler comme du sang dans ses veines, puis attendre que cette humeur vitale [force vitale, énergie vitale, souffle de vie] se répande dans toute sa personne ; alors seulement, elle est prête à prendre une autre gorgée.
N’est-ce pas là l’ordre que J’ai suivi avec toi, en te manifestant peu à peu ce qui concernait Mon 'FIAT' éternel, commençant par les premières leçons, puis les deuxièmes, les troisièmes, et ainsi de suite ? Et lorsque tu mâchais la première leçon et l’avalais, la laissant couler dans ton âme comme du sang, Je te préparais la seconde, et Ma Volonté formait en toi les premiers actes de vie. Et Je célébrais la gloire de Ma Volonté et réalisais le but de la Création, attendant avec impatience de pouvoir te donner d'autres leçons plus sublimes, te remplissant à tel point que toi-même ne savais plus où puiser pour les redire. C’est ainsi que J’agirai pour former le Royaume de Ma Divine Volonté : Je commencerai par les premières leçons que Je t’ai données, et Je veux qu’elles soient connues. Elles traceront leur chemin, prépareront et disposeront les âmes, qui, peu à peu, soupireront après d’autres leçons, en raison du grand bien reçu des premières.
C’est pourquoi J’ai préparé des leçons si longues sur Ma Volonté, car Elle renferme le but premier pour lequel l’homme – et toutes les choses – ont été créés, ainsi que la Vie même que l’homme est appelé à accomplir en Elle. Sans Ma Volonté, c’est comme si l’homme ne possédait pas la véritable Vie, mais une vie presque étrangère à lui-même, pleine de dangers, de malheurs et de misères.
Pauvre homme, privé de la Vie de Ma Volonté ! Il aurait mieux valu pour lui ne jamais naître. Et pour comble de malheur, il ne connaît même pas sa Vraie Vie, car jusqu’à présent, personne n’a rompu pour lui le vrai pain des connaissances [de cette Vie de Ma Volonté], afin de former un sang pur en lui, capable de faire croître cette Vie véritable. On lui a rompu un pain avarié, altéré, qui — s’il ne l’a pas fait mourir — ne lui a pas permis de croître sain, vigoureux et fort d’une force divine, comme le fait le pain de Ma Volonté. Celle-ci est Vie, et possède la vertu de communiquer Sa propre Vie ; Elle est Lumière et dissipe les ténèbres ; Elle est immense et entoure l’homme de toutes parts, lui donnant force, bonheur et sainteté — de sorte que tout est en sécurité autour de lui.
Ah, tu ne sais pas quels trésors de grâces se cachent dans ces connaissances, ni tout le bien qu’elles apporteront aux créatures ! C’est pourquoi tu n’as pas encore intérêt à ce qu’elles commencent à faire leur chemin, afin d’initier la formation du Royaume de Ma Volonté. »
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1 Parce que cette sphère contient une lumière immense, ainsi que tous les germes et effets de toutes les choses et plantes répandues sur la face de la terre.
« Lumière immense » signifie une lumière en grande quantité, mais aussi une lumière : illimitée dans sa portée, intérieurement puissante, pleine d’énergie créatrice
« Les germes » sont les principes de vie, les semences invisibles qui donnent naissance à toutes les choses. Cela inclut symboliquement : les possibilités, les potentiels vitaux, les essences des créatures.
« Les effets » sont les manifestations visibles de ces germes — la croissance des plantes, leur couleur, leur parfum, leur forme, etc..
(1) Je faisais ma ronde dans le divin 'FIAT' et j’accompagnais mon doux Jésus dans les douleurs de Sa Passion, le suivant jusqu’au Calvaire. Mon pauvre esprit s’arrêta un instant pour méditer sur les souffrances atroces de Jésus sur la Croix. Alors, se manifestant en moi, Il me dit :
(2) « Ma fille, le Calvaire est le nouvel Éden [le nouveau Paradis terrestre], où l’humanité retrouve ce qu’elle avait perdu en se retirant de Ma Volonté. Il y a une véritable analogie entre le Calvaire et l’Éden :
Dans l’Éden, l’homme perdit la grâce ; au Calvaire, il la retrouve.
Dans l’Éden, le Ciel fut fermé à l’homme ; il perdit son bonheur et devint esclave de l’ennemi infernal. Ici dans le nouvel Éden, le Ciel lui est rouvert, il retrouve la paix, le bonheur perdu ; le démon est enchaîné, et l’homme libéré de son esclavage.
Dans l’Éden, le soleil du divin 'FIAT' s’obscurcit, et pour l’homme ce fut une nuit perpétuelle – symbolisée par le retrait du soleil de la face de la terre durant les trois heures de Mon atroce agonie sur la Croix. Car, horrifié, il [le soleil] ne pouvait supporter l’outrage infligé à son Créateur, causé par la volonté humaine qui avait réduit – avec une perfidie extrême – Mon Humanité à cet état. Et lorsque Je rendis Mon dernier soupir, le soleil reparut et reprit sa course lumineuse.
De la même manière, Mes douleurs et Ma mort rappelèrent le Soleil de Mon 'FIAT' à régner de nouveau parmi les créatures. Ainsi le Calvaire forma l’aube1 qui annonçait le lever du Soleil de Ma Volonté Éternelle, afin qu’Il brille à nouveau au milieu des créatures. L’aube est le signe certain que le soleil va se lever ; de même, l’aube que J’ai formée au Calvaire — bien qu’environ deux mille ans se soient écoulés — assure que le Soleil de Ma Volonté se lèvera pour régner à nouveau parmi les créatures.
Dans l’Éden, les créatures ont vaincu mon Amour ; ici, c’est Mon Amour qui triomphe et conquiert les créatures.
Dans le premier Éden, l’homme reçut la condamnation à mort pour son âme et pour son corps ; dans le second, il est délivré de cette condamnation, et la résurrection des corps est confirmée par la Résurrection de Mon Humanité.
Il y a de nombreux liens entre l’Éden et le Calvaire, et ce que l’homme perdit dans le premier, il le retrouve dans le second. Dans le Royaume de Mes douleurs, tout lui est rendu : l’honneur et la gloire de la pauvre créature sont reconfirmés par Mes souffrances et Ma mort. »
(3) « En se retirant de Ma Volonté, l'homme a formé le royaume de ses maux, de ses faiblesses, de ses passions et de ses misères. Alors J’ai voulu descendre sur la terre ; J’ai désiré souffrir intensément, J’ai permis que Mon Humanité soit lacérée, que Ma chair soit mise en lambeaux, jusqu’à n’être plus qu’une plaie vivante. J’ai même voulu mourir, afin de former, par Mes nombreuses souffrances et Ma mort, le Royaume opposé à tous les maux que la créature avait elle-même engendrés.
Former un royaume ne se fait pas par un seul acte, mais par une multitude d’actes ; et plus ces actes sont nombreux, plus le royaume devient grand et glorieux. Ainsi, Ma mort était nécessaire à Mon Amour : par elle, Je devais donner le baiser de Vie aux créatures, et de Mes nombreuses blessures, faire jaillir tous les biens, afin de former le Royaume des biens pour les créatures. C’est pourquoi Mes plaies sont des sources d’où jaillissent les biens, et Ma mort, une source d’où jaillit la Vie, pour le bien de tous. »
(4) « Et de même que Ma mort était nécessaire, Ma Résurrection l’était aussi pour Mon Amour, car en faisant sa propre volonté, l'homme avait perdu la Vie de Ma Volonté. J'ai donc voulu ressusciter, non seulement pour confirmer la résurrection des corps, mais aussi pour inaugurer la résurrection de la Vie de Ma Volonté en lui.
Si Je n’étais pas ressuscité, la créature n’aurait pas pu ressusciter à nouveau dans Mon 'FIAT' 2 , car il lui manquerait la vertu, le lien de la résurrection dans la Mienne. Alors Mon Amour se serait senti incomplet : Il aurait senti qu’Il pouvait faire davantage, mais ne l’aurait pas fait ; J’aurais alors gardé en Moi le dur martyre d’un amour inachevé.
Ensuite, si l’homme ingrat ne se sert pas de tout ce que J’ai accompli, le mal est entièrement le sien, tandis que Mon Amour possède et jouit de Son plein triomphe. »
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1 L'aube précède l'aurore ou le lever du Soleil : l’aube est avant l’aurore, quand la lumière commence à dissiper les ténèbres et à blanchir la voûte étoilée ; l’aurore est juste après l’aube, quand la lumière se fait dorée et que les premiers rayons du soleil apparaissent
2 La créature n’est pas automatiquement ressuscitée dans le 'FIAT' Divin du seul fait de la Résurrection. La Résurrection est une porte ouverte par le Christ ; cependant, la créature doit y correspondre, c’est-à-dire qu'elle doit accueillir et vivre dans la Divine Volonté. La Résurrection fournit la vertu (la force, la puissance divine) et le lien (l’union au Christ ressuscité).
(1) Je pensais à la Sainte Volonté Divine, et mille pensées me traversaient l'esprit... Comment Son Royaume pourra-t-il venir ? Comment les créatures pourront-elles recevoir un si grand bien, et s’élever au point d’entrer dans ce 'FIAT' d’où est sortie la Création ? Mais tandis que je réfléchissais à cela et à bien d'autres choses, mon Bien-Aimé Jésus, se mouvant en moi, me dit :
(2) « Ma fille, Ma Volonté a la vertu de purifier, de dissiper la brume [éclaircir], d’embellir et de transformer la nature elle-même. La volonté humaine est comme une semence 1 corrompue à l’intérieur, bien qu’extérieurement elle semble bonne. Si on retire l'enveloppe qui recouvre cette semence – et qui semble en bon état – on découvre qu'elle est à moitié pourrie ou vide. Ou bien, si elle possède encore un souffle de vie, elle est destinée à pourrir, à moins d'être exposée au soleil et au vent. En effet, exposée à la lumière, à la chaleur et au vent, ces éléments lui arracheront sa partie corrompue, la purifieront et lui redonneront une nouvelle vie.
Telle est la volonté humaine – une semence corrompue, pleine de fumée et de pourriture, à moitié avariée. Cependant, toutes les semences ne sont pas complètement mortes, certaines conservent encore un fil de vie. Si une telle semence s’expose au Soleil de Ma Divine Volonté, Sa lumière, Sa chaleur et Son vent 2 – pénétrant et souverain – investiront cette semence de la volonté humaine. La lumière et la chaleur dissiperont son brouillard, la nettoieront en retirant ce qui est gâté et la rempliront de vie. Le vent souverain de Mon 'FIAT' jouera avec elle et l’élèvera si haut qu’il l’enfermera dans ce 'FIAT' d’où elle est sortie ; et avec Sa vertu, Il transformera la nature de cette semence, lui restituant sa vie originelle.
Tout réside dans l’exposition au Soleil de Ma Volonté et aux rayons ardents et lumineux de Ses connaissances. Il suffit de se laisser investir par eux, de se laisser caresser par Sa lumière, réchauffer par Sa chaleur, emporter par l’empire de Son vent, pour que Son Royaume descende sur la terre. Vois-tu, même dans l’ordre naturel, ces prérogatives 3 existent : si l’air est lourd, oppressant, il suffit qu’un vent souffle pour l’alléger et le rendre à nouveau pur et respirable ; s’il fait une chaleur accablante ou un froid glacial, un vent suffit pour atténuer la chaleur, un autre pour adoucir le froid ; si de denses nuages couvrent l’horizon, le vent et le soleil suffisent à les dissiper et à faire reparaître un ciel plus bleu encore ; si un champ est sur le point de pourrir à cause de pluies incessantes, un vent vigoureux suffit à le sécher, et la lumière et la chaleur du soleil à le ramener à la vie.
Si la nature, animée par la puissance de Ma Volonté, peut accomplir de telles merveilles, combien plus Ma Volonté pourra-t-Elle agir sur les âmes qui se laissent investir par Elle ! Par Sa chaleur, Elle les refaçonnera, détruira ce qui en elles était corrompu ; et, en soufflant sur elles Sa lumière, Elle les débarrassera du poids de la volonté humaine, les ramenant à leur nature originelle.
Et si Ma Volonté ne s'était pas retirée – lorsque Adam pécha et corrompit la semence de sa volonté – la lumière et la chaleur de Ma Volonté l’auraient aussitôt restauré. Mais la Justice exigeait qu’il éprouve les conséquences de cette semence corrompue ; ainsi, Ma Volonté Se retirant, il ne sentit plus dans son âme ni lumière ni chaleur, capables de le renouveler et de conserver intacte la semence de sa volonté. N’est-ce pas précisément cela que vise le Règne de Ma Volonté : revenir au sein des créatures et, plus puissante qu’un soleil, extirper la corruption de leur germe, afin de régner et dominer au milieu de la famille humaine ? »
(3) Après cela, je continuais à penser au 'FIAT' Suprême, et mon aimable Jésus ajouta :
(4) « Ma fille, la Volonté Divine, lorsqu’Elle prononça le 'FIAT' dans la Création, fit naître l’écho 4 . Cet écho divin, résonnant dans le vide de tout l’univers, emporta avec lui toutes Nos qualités, et remplit le ciel et la terre de Notre Amour. Issu de Notre 'FIAT', cet écho a créé les choses les plus belles : les cieux, les soleils, les vents, les mers, et tant d’autres merveilles encore. Et cet écho demeure dans chaque chose créée, y perpétuant la vie : la vie du ciel azuré avec toutes ses étoiles, la vie du soleil, qu’il soutient continuellement, en y propageant son écho de lumière et de chaleur, le maintenant ainsi plein de lumière, intact et splendide, comme Nous l’avons créé. Ainsi, chaque chose créée a pour principe [origine] et pour conservation [préservation] – l’écho de Notre 'FIAT' ; c’est pourquoi elles conservent l’ordre, la puissance, l’harmonie, la magnificence, et la force de Nos Œuvres.
Et même quand Notre Divinité veut agir et reproduire Notre propre Vie, Notre 'FIAT' forme l’écho ; et cet écho crée et façonne ce que Nous voulons. Vois : dans l’institution du sacrement de l’Eucharistie, Notre 'FIAT' forma l’écho. Cet écho investit le pain et le vin et forma en eux Mon Corps, Mon Sang, Mon Âme et Ma Divinité. Et cet écho résonne encore dans chaque Hostie, y perpétuant continuellement Ma Vie sacramentelle.
Cet écho a résonné dans la création de l’homme ! Mais, en se retirant de Notre Volonté, l'homme a perdu cet écho. Il n’a plus entendu – ni en lui ni autour de lui – ce son doux, puissant, harmonisant, qui avait la vertu de le conserver tel qu’il était sorti de Nos mains créatrices. C’est pourquoi il est devenu faible, désordonné [dysharmonieux]. Pauvre homme, privé de l’écho de Notre ‘FIAT’ qui lui avait donné la Vie ! Il ne sait plus se réordonner [mettre de l'ordre en lui] ; il ne perçoit plus en lui l’écho de la lumière de son Créateur, l’écho de l’Amour, de l’Ordre, de la Puissance, de la Sagesse, de la Douceur et de la Bonté divines. Sans l’écho de Notre 'FIAT', l'homme devient semblable à un enfant qui grandit sans mère : il n’a personne pour lui souffler les mots, pour lui enseigner les œuvres, les pas. Ou encore, il est comme un écolier sans maître, à qui nul n’enseigne à lire ni à écrire ; et s’il tente de faire quelque chose par lui-même, ce sera toujours de manière désordonnée. Tel est l’homme qui vit sans l’écho de Notre 'FIAT' : un enfant sans mère, un écolier sans maître...
Maintenant, l’âme, dans la mesure où elle appelle Ma Volonté comme principe de tout son être, sentira Son écho divin. Cet écho la rappellera à son principe 5 et, en résonnant en elle, la réordonnera de nouveau. Et, de même que Notre écho se retira de l’homme parce qu’il s’était soustrait à Notre Volonté Divine, ainsi, en La reconnaissant, en L’aimant, et en ne voulant rien d’autre que Notre 'FIAT' divin, l’écho de Notre Volonté reviendra parmi les créatures.
Voilà précisément ce qu’est le Règne de Notre 'FIAT' : le retour de Notre écho divin — non plus un écho lointain, qui a souvent résonné à l’oreille de l’homme depuis qu’il s’est soustrait à Notre Volonté, mais un écho continu, résonnant au plus profond des âmes, et qui, en les transformant, formera en elles la Vie divine, leur restituant l’ordre, telles qu’elles furent créées. »
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1 semence = graine, germe
2 Son vent = Son souffle
3 prérogative = avantage particulier, apanage, attribut, faveur, privilège
4 ce n’est pas "un écho" quelconque parmi d’autres, mais l’écho spécifique qui est né du 'FIAT' divin, l’écho originel et fondamental qui porte la vie, l’ordre, la lumière et toutes les qualités divines dans la création
5 ... la rappellera à son principe = l’écho invite intérieurement l’âme à revenir à son origine divine, à ce qu’elle était selon le dessein de Dieu ; c’est un appel spirituel à se souvenir de l’union première avec le Créateur, et à se laisser réaccorder à l’harmonie de la Volonté divine.
(1) Je continue mon abandon dans la Volonté Divine, avec le tourment presque constant de la privation de mon doux Jésus. Or, dans mon pauvre esprit, je sentais couler la mer de lumière du 'FIAT', qui semblait vouloir me révéler une vérité à Son sujet. . Mais la douleur causée par la privation de Jésus était si grande que je ne prêtais pas attention à la lumière qui voulait me parler. Alors mon Bien-Aimé Jésus, se mouvant en moi et me serrant dans Ses bras, me dit :
(2) « Ma fille, quand la lumière de Mon 'FIAT' veut se manifester et que l’âme ne lui prête pas attention, l’enfantement qu’Il désire produire pour le communiquer aux créatures avorte ; et celles-ci ne reçoivent pas la vie issue de Notre enfantement de lumière.1 Et si tu savais ce que signifie faire avorter Notre lumière ! Tu dois savoir que lorsque Notre 'FIAT' veut manifester une vérité, tout Notre Être se met en activité. Débordant d’amour, de lumière, de puissance, de sagesse, de beauté et de bonté, Il forme 'la gestation' de la vérité qu’Il veut faire naître. Et puisque toutes Nos qualités se mettent en action, Nous ne pouvons pas la contenir, et Nous la faisons sortir pour l’offrir à la créature. Mais si celle-ci n’y fait pas attention, elle fait avorter Notre amour, Notre lumière, elle fait avorter Notre puissance, sagesse, beauté et bonté. Elle les fait mourir avant même leur naissance [elle perd Notre cher enfantement]. Ainsi, elle ne reçoit pas la vie que Nous voulions lui donner par cette vérité.
Et Nous, Nous restons dans la douleur de cet avortement, sentant rentrer en Nous le bien que Nous voulions donner aux créatures. Car si la créature avorte, c’est elle qui perd l’enfantement ; Nous, Nous ne le perdons pas — il rentre en Nous — c’est pour la créature qu’il est perdu. C’est pourquoi sois attentive, lorsque tu sens que la mer de lumière de Mon 'FIAT' forme Ses vagues pour déborder au-dehors : c’est le moment de la naissance de Ses vérités. »
(3) Après cela, je me sentais bonne à rien, et je priais la Reine Souveraine de venir à mon secours, de me prêter Son amour afin que je puisse aimer mon doux Jésus avec Son amour maternel. Et Jésus ajouta :
(4) « Ma fille, l’amour de la Souveraine du Ciel est répandu dans toute la création, car ce 'FIAT' — qui, d'une seule parole, avait fait jaillir dans tout l’univers la variété de Nos Œuvres et leur avait donné la Vie — habitait en Elle. Et Son amour et tous Ses actes, Elle les exhalait dans le 'FIAT' Divin, lequel, ne sachant faire que des choses grandes et sans limites, dans Son élan infini, diffusait l’amour et tous les actes de la Maman céleste dans le ciel, les étoiles, le soleil, le vent, la mer – partout et en toute chose.
Son amour est répandu partout et Ses actes se retrouvent en tout lieu [et en toutes choses], car Mon 'FIAT' les a diffusés partout et a tout animé de Son amour et de Ses actes. Je n’aurais pas été satisfait, ni ne Me serais senti aimé et honoré, si Je n’avais pas retrouvé, en toutes choses, même sous la terre, l’amour et la gloire que Me donnait Ma Maman. Cela aurait été un amour brisé et une gloire divisée, si Je ne les avais pas retrouvés dans toute la Création, d’autant plus que J'ai aimé Ma Mère en tout. Il était donc juste que Je retrouve Son amour répandu partout, et toujours en acte de M’aimer et de Me glorifier.
D'ailleurs, un amour brisé – incomplet – qui ne M'aurait pas suivi partout, exerçant comme une pression sur Moi, n’aurait pas pu Me toucher ni Me convaincre de descendre du Ciel sur la terre, dans l'étroite prison de Son Sein maternel. Mais les chaînes d’amour qu’Elle avait formées étaient aussi nombreuses que les choses que J’avais créées, si bien que Je suis descendu du Ciel comme un Roi, tout enlacé et entouré par les chaînes d’amour de la Reine du Ciel. Et si Son amour a atteint une telle ampleur, Elle le doit à Mon divin 'FIAT', qui, régnant en Elle comme Souverain, attirait Son amour dans Ma Volonté et l’étendait partout ; et tous Ses actes recevaient la teinte des actes divins. Alors, si tu veux l'amour de la Reine Maman, laisse Mon 'FIAT' te dominer ; répands ton amour et tout ton être en Lui, afin que – capturant ton petit amour et tous tes actes – Il puisse les étendre là où Il se trouve, c'est-à-dire partout. Ainsi, en chaque lieu, ton amour sera uni à celui de Ma Mère ! Et tu Me donneras la joie que la petite fille de Ma Volonté ne M'offre pas un amour divisé et brisé, mais un amour en toutes choses et en tout lieu. »
(5) Ensuite, je pensais en moi-même : "Mais quel mal la créature peut-elle bien faire en accomplissant sa propre volonté humaine ?" Et Jésus ajouta :
(6) « Ma fille, le mal est immense. Ma Volonté est lumière, tandis que la volonté humaine est ténèbres ; Ma Volonté est sainteté, tandis que la volonté humaine est péché ; Ma Volonté est beauté et renferme tous les biens, tandis que la volonté humaine est laideur et recèle tous les maux. Ainsi, lorsque l’âme ne fait pas Ma Volonté, elle fait mourir la lumière, et donne la mort à la sainteté, à la beauté et à tous les biens ; en accomplissant sa propre volonté, elle fait surgir les ténèbres, et donne vie au péché, à la laideur et à tous les maux.
Et pourtant, les créatures pensent que faire leur propre volonté n'est rien — qu’elles n’en subissent pas les conséquences — alors qu’en réalité, elles creusent un abîme de maux qui les conduit au précipice. Et te semble-t-il insignifiant que Ma Volonté veuille leur offrir Sa lumière, Sa sainteté, Sa beauté et tous Ses biens — uniquement par amour — et qu'Elle reçoive, en retour, l’affront de voir mourir en elles Sa lumière, Sa sainteté, Sa beauté et tous Ses biens ? Mon Humanité a si profondément ressenti cette mort, infligée par la volonté humaine à la lumière et à la sainteté de Ma Volonté en elles, que l’on peut dire que ce fut la véritable mort que J’ai éprouvée. Je ressentais le déchirement et le poids de la mort d’une lumière et d’une sainteté infinies, que les créatures avaient eu l’audace de détruire en elles. Et Mon Humanité gémissait, se sentant écrasée sous le poids de toutes ces morts — autant de fois que les créatures avaient osé faire mourir en elles la lumière et la sainteté de Ma Divine Volonté.
Quel mal ne causerait-on pas à la nature si l’on faisait disparaître la lumière du soleil, le vent qui purifie et l’air que l’on respire ? Il régnerait un tel désordre que toutes les créatures périraient. Et pourtant, pour les âmes, la lumière de Ma Volonté est plus que le soleil, plus que le vent qui purifie, plus encore que l’air qui soutient leur respiration. Ainsi, à partir du désordre qu’entraînerait la disparition du soleil, du vent et de l’air, tu peux comprendre l’immensité du mal que provoque le refus d’accomplir Ma Volonté adorable — acte de vie primordial et centre de toutes les créatures.
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1 Quand Dieu, par le moyen de Son 'FIAT' (Sa Volonté créatrice et agissante), veut révéler une vérité à une âme — c’est comme une lumière qui veut naître, sortir de Dieu pour être donnée au monde. Mais si l’âme n’écoute pas, ne fait pas attention, ou n'accueille pas cette lumière, alors ce projet de Dieu n’aboutit pas : c’est comme un avortement spirituel.
(1) Je faisais mon tour dans le 'FIAT' Divin, et comme à mon habitude, j'investissais toute la Création avec mon refrain : "Je T’aime, je T’adore, je Te bénis". Pendant que je faisais cela, je me demandais : "Que puis-je bien donner à mon Dieu avec cette longue histoire de 'Je T’aime' ? " Alors, se manifestant en moi, mon doux Jésus me dit :
(2) « Ma fille, l’amour pur, saint et droit est une naissance divine 1 : il procède de Dieu, il a la vertu de s’élever vers Lui, d’entrer en Lui, de multiplier ses naissances, et de porter Dieu Lui-même à chaque créature qui aspire à L’aimer. Ainsi, lorsque l’âme est investie de cet amour et qu’elle reçoit cette naissance 'divine', elle peut en engendrer d’autres – autant de fois qu'elle répète son “Je T’aime”. Et chacun de ses “Je T’aime” s'élève vers Dieu ; l’Être Suprême regarde au coeur de ce 'Je T’aime' que Lui envoie la créature, y trouve tout Lui-Même, et sent que c’est Lui tout entier que la créature Lui donne.
Ce petit “je T’aime” renferme un secret prodigieux : dans sa petitesse, il contient l’infini, l’immensité, la puissance — au point de pouvoir dire : "Je donne Dieu à Dieu." L’Être Infini se sent effleuré, dans ce petit “Je T’aime” de la créature, par toutes Ses qualités divines, car, étant un enfantement venu de Lui, Il y retrouve tout Son propre Être. Voilà ce que tu Me donnes avec tes nombreux “je T’aime” : tu Me donnes chaque fois à Moi-même. Tu ne pourrais rien faire de plus grand, de plus beau ni de plus agréable que de Me donner tout entier à Moi-même.
Mon 'FIAT', qui forme en toi la vie de ton “je T’aime” pour Moi, se délecte d’engendrer ainsi tant de Nos naissances 2 ! C’est pourquoi Il maintient en toi le battement de ton “je T’aime”, désireux de frapper sans cesse la monnaie divine de ton amour pour chaque chose créée. Ensuite, Il regarde si toutes les choses créées que Nous avons créées sont ornées — perlées — du prodigieux secret de ton “Je T’aime”. Ma fille, Nous ne regardons pas si ce que fait la créature est grand ou petit ; Nous regardons plutôt pour voir si le prodige de Notre secret y est présent, et si ses moindres actes, pensées et soupirs sont investis de la puissance de Notre Volonté. Tout est là, — c’est cela qui est tout pour Nous ! »
(3) Après cela, je poursuivais mon tour dans le 'FIAT' pour accompagner tout ce que Jésus avait fait dans la Rédemption, et je pensais en moi : "Comme j’aurais aimé faire ce que faisait la Maman Souveraine quand elle était avec Jésus, car assurément, Elle suivait tous Ses actes, Elle ne laissait rien Lui échapper." Mais tandis que je pensais cela et bien d’autres choses, mon toujours aimable Jésus ajouta :
(4) « Ma fille, certes, rien n’échappait à Ma Mère. Tout ce que Je faisais et souffrais résonnait comme un profond écho au fond de Son âme [au fond de la Maman]. Elle était si attentive à attendre l’écho de Mes actes, que cet écho, avec tout ce que Je faisais et souffrais, restait scellé en Elle. Et la Reine Souveraine émettait Son écho dans le Mien, le faisant résonner au plus profond de Mon intérieur [au fond de Mon humanité]. Ainsi, entre Elle et Moi coulaient des torrents 3 et des mers de lumière et d’amour, que Nous déversions réciproquement l’un dans l’autre. Et Je déposais tous Mes actes dans Son Cœur maternel.
Je n’aurais pas été content si Je ne L’avais pas toujours eue avec Moi, si Je n’avais pas senti Son écho continuel qui, résonnant dans le Mien, recueillait même Mon souffle et Mes battements de Cœur pour les déposer en Elle. De même, Je n’aurais pas été content si, dès lors, Je ne t’avais pas eue, toi, qui devais suivre tous Mes actes dans Ma Volonté Divine. Car dès ce moment 4, Je déposais en toi ces actes [les Miens], en faisant passer l’écho de la Maman Reine, dans le fond de ton âme.
Et Je regardais, dans la longueur des siècles, l’écho de Ma Maman en toi, afin de réaliser le Règne de Ma Divine Volonté. C’est pourquoi tu te sens comme attirée à suivre tous Mes actes : c’est Son écho maternel qui résonne en toi. Et J’en profite pour faire en toi le dépôt de Mes actes, afin de te donner la grâce de faire régner en toi Mon 'FIAT' éternel.
(5) Alors, je sentais mon pauvre esprit comme immergé dans la mer du 'FIAT' divin. Sa lumière m’enveloppait entièrement ; je ne voyais ni la hauteur ni la profondeur où elle finissait. Je sentais cette lumière — plus vivante que la vie — couler partout en moi…5 Et mon Bien-aimé Jésus, s’animant en mon intérieur, me dit :
(6) « Ma fille, Ma Volonté est la Vie, l’air... le souffle [la respiration] des créatures. Elle n’est pas comme les autres vertus, qui ne sont ni vie continue, ni souffle vital de la créature, et qui ne s’exercent donc qu’à certains moments ou dans des circonstances particulières. La patience, par exemple, ne s’exerce pas toujours, car il manque souvent quelqu’un qui en permette l’exercice ; la vertu de patience reste alors inactive, sans pouvoir donner sa vie continue à la créature. De même, l’obéissance et la charité ne forment pas non plus leur vie, car il peut manquer quelqu’un pour commander ou envers qui exercer la charité. C’est pourquoi les vertus peuvent former l’ornement de l’âme, mais non sa vie.
En revanche, Ma Volonté est l’acte premier de tous les actes de la créature ; ainsi, si elle pense, parle ou respire, c’est Ma Volonté qui forme sa pensée, sa parole ; et en lui donnant le souffle, Elle maintient la circulation, les battements du cœur, la chaleur. Et de même qu’on ne peut vivre sans respirer, on ne peut vivre sans Ma Divine Volonté – on en a toujours besoin pour pouvoir continuer à vivre. La créature reçoit continuellement Son souffle, sans pourtant La reconnaître ; et pourtant, Ma Volonté est si indispensable que nul ne peut s’en passer, pas même un instant, car Elle porte non seulement tous les actes humains, mais aussi toutes les choses créées.
Mon 'FIAT' est l’acte premier du soleil, et c’est Lui qui fait respirer la lumière ; Il est l’acte premier de l’air, de l’eau, du feu, du vent, et les créatures respirent ma Volonté Divine dans l’air qu’elles respirent, dans l’eau qu’elles boivent, dans le feu qui les réchauffe, dans le vent qui les purifie. Il n'est rien où elles ne respirent pas Ma Volonté. C’est pourquoi, en toutes choses, petites ou grandes, jusque dans le souffle même [la respiration], la créature peut toujours faire Ma Volonté.
Ne pas faire Ma Volonté, c’est perdre un acte de vie de la Volonté Divine, c’est étouffer continuellement Son souffle. La créature reçoit la Vie, le Souffle divin, pour le convertir en souffle humain, au lieu de se transmuter en Mon Vouloir Divin. » 6
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1 une naissance divine = un enfantement divin
2 Nos naissances = naissances à partir de Nous
3 Des torrents de lumière et d'amour
4 dès ce moment… fait référence au temps où Jésus vivait sur la terre, réalisant les actes de la Rédemption — le temps où la Vierge Marie Le suivait en tout, et où, dans la divine prescience, Il voyait déjà l’âme qui, un jour, suivrait Ses actes dans la Divine Volonté (Luisa Piccarreta). Donc, déjà à ce moment-là, Jésus faisait en Luisa le dépôt mystique de Ses actes, en faisant passer en elle l’écho spirituel de Marie, à travers les siècles, en vue du Règne de la Divine Volonté.
5 Je sentais cette lumière — plus vivante que la vie — couler partout en moi… ; autrement dit, la Lumière est une manifestation sensible et pénétrante de la Divine Volonté, et Luisa l’expérimente comme quelque chose de plus intense que la vie elle-même, car elle est divine, éternelle, toute-puissante.
6 Elle reçoit ce souffle divin (« elle reçoit Sa vie, Son souffle »), mais au lieu de laisser ce souffle se transmuter en elle (c’est-à-dire devenir partie intégrante de sa propre vie intérieure, unie à la Volonté Divine), elle le transforme en souffle humain limité, donc une vie moins élevée ou moins parfaite.
(1) Mon pauvre esprit est toujours à la merci du 'FIAT' Suprême ; il me semble que je ne sais penser à rien d’autre, ni ne veux m’occuper d’autre chose. Je ressens en moi un courant [une sorte de force spirituelle] qui, tantôt m’arrête à un point, tantôt à un autre de la Volonté Divine, — mais toujours, je finis par me retrouver en Elle, sans jamais pouvoir en absorber toute la lumière interminable, car j’en suis incapable. Et mon aimable Jésus, se mouvant en mon intérieur, me dit, me prenant par surprise :
(2) « Ma fille, quand l’âme pratique une vertu, le premier acte qu’elle accomplit forme la semence. Et à mesure qu’elle accomplit le deuxième, le troisième acte, et ainsi de suite, elle cultive cette semence et l’arrose : elle croît en plante et porte du fruit. Mais si elle ne la pratique qu’une seule fois, ou seulement à l’occasion, la semence n’est ni arrosée, ni cultivée : elle meurt, et l’âme reste sans plante et sans fruit. Car une vertu ne se forme jamais par un seul acte, mais par des actes répétés. Il en va comme pour la terre : il ne suffit pas d’y jeter une graine, il faut la cultiver souvent — la sarcler, l’arroser — si l’on veut qu’elle produise une plante et porte du fruit. Autrement, la terre se durcit autour de la graine, l’ensevelit et l’empêche de prendre vie. Ainsi, celui qui veut acquérir la vertu de patience, d’obéissance ou toute autre, doit d’abord jeter la semence, puis l’arroser et la cultiver par des actes répétés ; ainsi se formeront en son âme de nombreuses et belles plantes variées.
Par contre, Ma Volonté n’est pas une semence comme les vertus, mais la Vie. Dès que l’âme commence à s’y résigner, à La contempler en toute chose et à vivre en Elle, une petite Vie divine se forme en elle-même. Et à mesure qu’elle progresse dans la pratique de 'vivre dans Ma Volonté', cette Vie croît et grandit jusqu’à remplir l’âme tout entière ; il ne reste alors de l’âme que le simple voile 'extérieur' qui recouvre et cache en elle – cette Vie divine. 1
Tout comme pour les vertus, il en va de même pour Ma Volonté : si la créature ne donne pas à cette petite Vie Divine l’aliment continu de ses actes faits en Elle, cette Vie ne croît pas et ne la remplit pas entièrement. C’est ce qui arrive à un nouveau-né s'il n’est pas nourri correctement : il ne peut croître et s’épanouir, et sa vie reste fragile, menacée dès le commencement.. En effet, Ma Volonté étant Vie — bien plus que les vertus, qui ne sont que des images de plantes — a besoin d’une nourriture continue pour croître et devenir Vie pleine, selon la capacité de la créature.
Voilà pourquoi il est nécessaire que tu vives toujours en Elle : pour puiser Sa nourriture délicate dans Ma propre Volonté, afin d’alimenter Sa Vie Divine en toi. Vois donc quelle grande différence il y a entre les vertus et Ma Volonté : les vertus sont comme des plantes, des fleurs, des fruits qui embellissent la terre et réjouissent les créatures, tandis que Mon 'FIAT' est comme le ciel, le soleil, l’air, la chaleur, le battement de cœur — tout ce qui constitue la Vie, et la Vie Divine dans la créature. Aime donc cette Vie et donne-Lui un aliment continu, afin qu’Elle te remplisse tout entière et qu’il ne reste plus rien de toi. »
(3) Après cela, je poursuivais ma ronde dans la Divine Volonté, et en répétant mon refrain du 'Je T'aime', je disais :
"Jésus, mon Amour, je veux déposer tout mon être dans Ton 'FIAT', afin de me retrouver en toutes les choses créées, pour les perler de mon 'Je T'aime'.
Mieux encore, je veux placer mon cœur au centre de la terre, et, à mesure qu’il bat, embrasser tous ses habitants. En suivant chacun de leurs battements avec mon 'Je T'aime', je veux Te donner l’amour de chacun d’eux.
Et comme mon battement se répète depuis le centre de la terre, je veux aussi déposer mon 'Je T'aime' dans toutes les semences que renferme son sein. Et au fur et à mesure que ces semences germeront – donnant naissance aux plantes, aux herbes, aux fleurs – , je veux y sceller mon 'Je T'aime' afin de les voir toutes enfermées dans mon 'Je T'aime' à Jésus. "
Mais tandis que je disais cela, une pensée vint interrompre mon refrain du 'Je T'aime', me disant : "Que de folies tu racontes ! Jésus Lui-même doit être las d’entendre cette interminable litanie : 'Je T'aime', 'Je T'aime' ..." Et Jésus, se mouvant promptement en mon intérieur, parcourut du regard toute la Création pour voir si, en chaque chose, petite ou grande, se trouvait la Vie de mon 'Je T’aime', et Il me dit :
(4) « Ma fille, quel émerveillement, quel enchantement de voir toutes les choses perlées de ton 'Je T'aime' ! Si les créatures pouvaient voir toutes les plantes, les atomes de la terre, les pierres, les gouttes d’eau, toutes ornées de ton 'Je T'aime' ; si elles pouvaient voir la lumière du soleil, l'air qu'elles respirent, le ciel qu'elles contemplent, remplis de ton 'Je T'aime' ; si elles voyaient les étoiles scintiller de ton 'Je T'aime'... Quel émerveillement cela ne susciterait-il pas en elles ? Quel doux enchantement n’attirerait-il pas leurs regards pour contempler ton refrain, cette longue ritournelle de ton 'Je T'aime' ? Elles diraient : "Est-ce possible que cette âme – Luisa – n’ait rien laissé échapper ? Même nous, les créatures, nous nous sentons enveloppées de son 'Je T'aime'.” Et elles iraient curieuses, investiguer partout pour voir si vraiment tu n’as rien oublié, afin de goûter l’enchantement de ton 'Je T'aime'.
Or, si ce merveilleux enchantement reste invisible aux créatures de la terre, il ne passe pas inaperçu aux yeux du Ciel et des habitants d’en haut. Ils goûtent 2 l’enchantement et les merveilles de voir toute la Création remplie et perlée de ton 'Je T'aime' ; ils entendent leur propre 'Je T'aime' s’harmoniser avec le tien ; ils ne se sentent pas séparés de la terre, car l’amour les unit 3 et fait résonner les mêmes notes, les mêmes harmonies. Et puis, tu dois savoir que Moi, Je ne Me suis jamais lassé de perler toutes choses — grandes ou petites — de Mes 'Je t'aime' répétés, dès le moment de leur création. Et de même que Je ne Me suis pas lassé de les y déposer, de même Je ne Me lasse pas de les entendre répétés par toi. Bien au contraire, Je Me réjouis que Mon 'Je t'aime' ne soit pas seul, mais qu’il ait la compagnie du tien : celui-ci fait écho au Mien, ils se fondent l’un dans l’autre et vivent d’une seule et même vie. Et puis, l’amour ne se lasse jamais ; il est source de joie et de bonheur ! »
(5) Alors je ne sais comment, cette pensée m’est venue :
"Si je mourais et que j’allais au purgatoire, que ferais-je ? Déjà ici, enfermée dans mon corps — une prison plus étroite que toute autre —, mon âme souffre tant quand Jésus me prive de Sa Présence adorable, que je ne sais comment le supporter, ni que faire pour Le retrouver.
Que se passera-t-il lorsque la prison de mon corps sera brisée, que mon âme, libre et déliée, prendra son envol rapide pour rejoindre mon Jésus — ce Centre où je dois me réfugier pour ne plus jamais Le quitter —, et qu’au lieu de Le trouver, Lui, ma Vie, le Repos de mon cœur, je me retrouve projetée au Purgatoire ? Quelle serait ma douleur, quel serait mon tourment ? "
Mais tandis que j’étais oppressée par ces pensées, mon Jésus Bien-aimé me serra tout contre Lui et me dit :
(6) « Ma fille, pourquoi veux-tu t’affliger ainsi ? Ne sais-tu pas que celui qui vit dans Ma Volonté est uni au Ciel, au soleil, à la mer, au vent, à toute la Création ? Ses actes sont fondus dans toutes les choses créées, car Ma Volonté les a tous rendus communs avec Elle — comme s’ils lui appartenaient en propre —, au point que toute la Création ressent la vie de cette créature. Et si elle devait aller au purgatoire, tous en seraient offensés ; l’univers entier se révolterait, et ils ne la laisseraient pas y aller seule. Le Ciel, le soleil, le vent, la mer... tous voudraient la suivre, quittant leur place, et, blessés dans leur dignité, diraient à leur Créateur : "Elle est à Vous, elle est à nous ; la vie qui nous anime l’anime aussi : comment pourrait-elle aller au purgatoire ?" Le ciel la réclamerait par son amour, le soleil parlerait par sa lumière, le vent, par ses soupirs plaintifs, la mer, par le tumulte de ses vagues. Tous élèveraient une voix pour défendre celle qui a vécu en communion avec eux.
Et puisque celui qui vit dans Ma Volonté ne peut absolument pas aller au purgatoire, l’univers restera à sa place, et Ma Volonté connaîtra le triomphe d’amener au Ciel celui qui aura vécu en Elle sur cette terre d’exil. Continue donc à vivre dans Ma Volonté, et permets pas que ton esprit se trouble, ni ne t’afflige pour des choses qui ne t’appartiennent pas. »
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1 À mesure que cette Vie divine grandit et remplit l’âme tout entière, il ne reste plus de l’âme que le simple voile extérieur, qui recouvre et cache cette Vie divine en elle.
2 Ils jouissent [profitent] de l’enchantement et des merveilles ...
3 ... car l’amour les unit ...
le mot « les » fait référence à la fois : aux habitants du Ciel (les anges, les saints), aux éléments de la Création (le soleil, le ciel, l’air, le vent, la mer, les étoiles, les plantes), et à l’âme qui vit dans la Divine Volonté ; l’amour (divin) est vu comme une force d’union universelle qui unit l’âme qui aime dans la Divine Volonté à tout le Ciel (la sphère spirituelle), et à toute la Création visible (la sphère matérielle)