Certaines conditions sont nécessaires pour utiliser le pouvoir.
Pour exercer le pouvoir sur les autres, on doit avoir l’accès exclusif à des ressources qui peuvent satisfaire certains besoins.
Les récompenses sont des éléments importants et des ressources qui permettent à chacun de satisfaire ses besoins. Elles comprennent habituellement argent, liberté, privilèges, cadeaux, loisirs, voyage, clé de la voiture… en plus des éléments essentiels à la survie tels que nourriture, vêtements et logement.
En tant que parent, nous pouvons contrôler l’attribution de ses récompenses et utiliser ainsi une forme de pouvoir, de contrôle sur nos enfants. Cela peut être de même en milieu professionnel ou scolaire.
Les récompenses, en tant que forme de pouvoir, fonctionnent seulement si l'on reste dépendant des récompenses.
On a aussi du pouvoir si on a les moyens d’infliger une douleur ou un inconfort à l’autre.
Les punitions comprennent ces gestes et ces actions qui infligent de la douleur ou du malaise, qui réduisent ou empêchent l’accès à des récompenses et qui privent la satisfaction de besoins importants. Le parent possède souvent le pouvoir de réduire, restreindre, nier ou refuser et ainsi de punir son enfant. Si on peut frapper son enfant, l’enfermer dans sa chambre, lui enlever des choses qu’il possède, restreindre ses contacts avec ses amis, lui enlever ses activités préférées, alors on peut amener l’enfant à faire ce que l’on veut malgré une forte résistance de l’enfant. Cela peut être de même en milieu professionnel ou scolaire. Les punitions fonctionnent parce qu’elles engendrent de la peur chez l'autre.
Il est possible de posséder le pouvoir tant et aussi longtemps que l'autre reste dépendant pour satisfaire certains besoins ou a peur pour l’empêcher de satisfaire ses besoins. Les parents/managers/employeurs... qui emploient récompenses et punitions établissent leur relation sur deux fondations : la DÉPENDANCE et la PEUR.
L’utilisation de récompenses et de punitions demande beaucoup de temps et d’énergie, sinon elles ne fonctionnent pas. Il faut consacrer beaucoup de temps à trouver quelles récompenses et quelles punitions fonctionnent avec chacun (la promesse d’un bonbon ne fonctionnera que si l’enfant désire un bonbon, la fessée perd de son efficacité, il faut constamment surveiller un enfant que l’on contraint de ne pas sortir).
Il faut utiliser les récompenses et les punitions avec constance sinon elles perdent de leur efficacité.
Pour employer la méthode autoritaire, il faut également faire front commun. Toute inconstance peut créer des problèmes de comportements, en plus de semer la confusion.
Les parents en viennent à manquer de ce type de pouvoir lorsque leur enfant grandit. A l’âge de 18 ans, les enfants ont égalé voire dépassé la taille de leur parent. Aussi ils ont grandi psychologiquement et se sont construits leur propre système de pensées et de valeurs.
Plus on utilise le pouvoir pour contrôler quelqu'un, moins on a d’influence à long terme. L’utilisation du pouvoir réduit notre capacité à influencer les autres dans les domaines des valeurs, des attitudes, des choix de vie. Souvent les enfants dont le comportement est fortement contrôlé par leurs parents se rebellent et résistent lorsque les parents tentent de leur suggérer ou de leur enseigner ce qu’ils devraient penser, ressentir ou faire.
Nous faisons rarement confiance aux personnes envers qui nous éprouvons du ressentiment et nous les écoutons peu.
Dans les méthodes autoritaires et permissives, les gagnants, on le sait, ne sont pas vraiment heureux. Les parents de la méthode autoritaire ne sont pas très heureux que leurs enfants perdent et les enfants de la méthode permissive ne sont pas très heureux non plus. En fait les méthodes appelées "gagnant-perdant" sont plutôt des méthodes perdant-perdant dans le cadre de la relation parent / enfant, comme dans le cadre de toutes les relations.