Façade avant de la mairie.
Dans les temps anciens, la première maison commune était située sur le pont du Moulin, dans l’ancienne salle d’audience d’Anne de Montmorency. Cette maison est achetée par un parisien lors de la vente des biens nationaux à la Révolution. La maison commune est alors transférée au 20 rue Saint-Lazare (qui deviendra par la suite les locaux de la Justice de Paix).
En 1867, la municipalité Dambry achète pour 33.000 F, aux héritiers Topinard, un terrain situé entre la Grande Rue et l’avenue des Ecuries, en vue d’y édifier une nouvelle mairie et de prolonger la rue Saint-Lazare jusqu’à l’avenue des Ecuries. Le maire Pierre-Charles Dambry participe à cet achat pour un montant de 5.000 F. Ce terrain dépendait de l’ancienne propriété de l’hôtel Bergeret.
1868 - Abjudication des travaux
Projet de l'architecte Boileau
Début 1869, l’ancien lavoir, qui avait été construit en 1834 (à l’emplacement de l’actuel monument aux morts), est détruit pour permettre l'aménagement des jardins de la mairie. Pendant le même temps, une partie du terrain Topinard est utilisé pour prolonger la rue Saint-Lazare, depuis la Grande Rue jusqu’à l’avenue des Ecuries.
Ancien lavoir qui se trouvait sur l'emplacement de l'actuel monument aux morts (Peinture de Léon Fort)
L’architecte Félix Roguet, élève de Viollet-le-Duc, qui a déjà participé à la restauration de l’église, réalise les plans du nouveau bâtiment communal et évalue le coût de sa réalisation à 50.000 F. Le maire Dambry finance personnellement la moitié de cette somme. Les travaux commencent en 1868 et le gros œuvre sera terminé en 1869, juste avant le décès de Dambry.
Les travaux de finition à l’intérieur de la mairie (plafond à caissons de la salle du Conseil, hall d’entrée, logement du concierge, bibliothèque et archives), l’achat de mobilier, l’aménagement du jardin et l’installation d’une grille d’entourage du square, seront terminés en 1870.
Fontaine Dambry
Fontaine Dambry, érigée en 1873 sur proposition du maire Félix Thoureau, successeur de Dambry et avec la participation des habitants de L’Isle-Adam afin de perpétuer la mémoire de ce sage et généreux magistrat qui pendant 43 ans avait rempli les fonctions de maire de la Commune.
Le chemin du presbytère voit son prolongement à travers le square de la mairie. A cet effet deux portillons dans la grille permettent le passage des piétons depuis la Grande Rue jusqu’à l’avenue des Ecuries.
Un des 4 tableaux d'Edmond Morin dans la salle du Conseil - Il représente le mois d'Août.
Les quatre peintures qui décorent les murs de la salle de réunion du conseil municipal ont été offertes par Edmond-Just-Marie Desfossés, directeur du journal « Le monde illustré » (maire de L’Isle-Adam de 1896 à 1898). Réalisées en 1875, elles sont l’œuvre du peintre Edmond Morin. Elles représentent des paysages à différentes saisons de l’année (janvier, juin, août et octobre).
Le plafond de cette salle est constitué de 48 panneaux (ou caissons) peints. On trouve sur certains de ces panneaux les noms des 23 communes qui constituaient alors le canton de L’Isle-Adam en 1870.
Détail du plafond de la salle du Conseil
Le Castelrose de nos jours
Le Castelrose avant son rachat par la mairie
Le nom de cette maison de maître vient très probablement de la couleur des briques qui ornent ses façades et de celle de son crépi.
Sa construction remonte aux environs de l'année 1872. Dans les recensements on retrouve au 7 rue Dambry M. Octave Bullot et son épouse Louise Didelet, rentiers. Ils sont probablement les constructeurs de cet édifice. On les retrouve jusqu'en 1886.
A partir de 1881, M. et Mme Chomereau habitent au 12 rue Bergeret. M. Auguste Chomereau (1814-1886), ancien notaire à Villeneuve-sur-Yonne entre 1844 et 1849) décède en 1886, probablement dans son appartement à Paris.
Mme Vve Alice Chomereau-Ducamp (1827-1910) est signalée en 1891 au 7 rue Dambry (Castelrose). Elle y restera jusqu'en 1910, date de son décès. Mme Alice Ducamp descend de la famille qui a fait construire l'actuel château Conti et la mairie de Parmain. Elle est la fille de Jules Ducamp et de Nathalie Delorme.
Le Castelrose est ensuite vendu en 1910 à M. Camille Bouillant (1880-1929), dentiste, et son épouse Blanche (1881-1921) qui l’habitent jusqu’en 1924.
En 1925, il est transformé en pension de famille dite « La famille ». Les propriétaires sont : sœur Mathilde Pallot et Mlle Jeanne Marie Pallot[1] (sa tante). Elles hébergent des personnes âgées retraitées, veuves d’officiers de la guerre de 1914-18, et des orphelins de Saint-Vincent de Paul.
En juin 1940, le Castelrose, abandonné par ses occupants, est réquisitionné par les allemands pour y installer pendant un peu plus de 4 mois la Kommandantur. Au cours de l’année 1941, la pension ouvre à nouveau ses portes. La mère de l’artiste peintre Madeleine Luka, y séjournera jusqu’en 1945. Elle y écrira d’ailleurs un journal des événements se passant à L’Isle-Adam à cette époque.
Le 22 décembre 1947, Mlles Pallot vendent le Castelrose à M. et Mme Pruvot-Beaucamp.
Puis en 1955 par Mme Metroz, veuve de M. Berthy, médecin, qui y exploite une pension de famille-maison de retraite. Mme Metroz décède à la Garenne Colombes le 13 septembre 1970. Elle laisse pour héritière Mme Ariane Lambert, épouse de Jean-Pierre, fils de Jean Cailleux.
Enfin le 9 juin 1978, la Municipalité rachète le Castelrose pour un montant de 1.750.000 F. Restauré par les architectes Droit, Manuel et Beaufils à partir de 1980, il est inauguré le samedi 6 mars 1982 par M. Michel Poniatowski, maire de L’Isle-Adam. Ce bâtiment accueille les services administratifs de la mairie. Il accueillera pendant un certain temps l’Office de Tourisme, la médecine du travail et la médecine sportive.
[1] Jeanne Marie Pallot demeure au 47 rue St Lazare à L’Isle-Adam.
Le samedi 11 décembre 1982, M. Michel Poniatowski inaugure la salle Madeleine Luka, en présence de l’artiste, au second étage du Castelrose. Cette salle, avec ses poutres apparentes, était destinée à recevoir des expositions temporaires. Le nom de « Madeleine Luka » a été attribué à cette salle en mémoire de cette généreuse artiste peintre qui a offert à la ville une vingtaine de toiles rassemblées pour cette inauguration.
L’abbé Henri Breuil dans sa maison à L’Isle-Adam. Œuvre de Madeleine Luka
Plaque informative sur l’abbé Breuil dans le jardin du Castelrose
En 2004-2005 : Aménagement du parc arboré et botanique du Castelrose, incluant l’ancienne maison du docteur Cailleux, qui abrite des services administratifs. Coût des travaux estimé à 485.000 €.