L’ornithologie est l’une, sinon la plus importante activité de science citoyenne au monde, puisque les ornithologues rapportent de manière rigoureuse leurs observations dans une gigantesque base de données internationale (eBird / MacAulay Library) dont la qualité est systématiquement validée.
Plus de 2 100 observateurs (pas tous de Gatineau, bien sûr) ont déjà soumis plus de 78 000 listes complètes d’oiseaux observés à Gatineau, pour un total de 322 espèces; et plus de 30 000 photos d’oiseaux prises à Gatineau y sont répertoriées. On peut consulter la mise à jour en temps réel de ces données en consultant: https://ebird.org/canada/region/CA-QC-OU.
Des recensements d’oiseaux et des compétitions amicales sont organisées tout au long de l’année par le COO. Les données ainsi colligées peuvent être reprises au niveau local pour établir des listes, étudier les tendances, surveiller les migrations, analyser les niveaux de populations (déclin ou croissance) et proposer des interventions de protection.
La crise sanitaire (et le confinement qui en a résulté) a multiplié le nombre de personnes, à Gatineau comme au Québec, qui ont soudainement découvert la variété et la quantité d’oiseaux qui vivent tout près d’eux. Un article publié en 2017 indiquait que 22% des ménages québécois s’adonnait à l’ornithologie. Depuis le début de la pandémie, ce pourcentage a nettement augmenté.
La Bibliothèque de Gatineau a parrainé deux conférences virtuelles en collaboration avec l’organisme Sciences pour tous à l'occasion de la Journée mondiale des oiseaux migrateurs.
Le 8 mai 2021, une conférence sur la migration intitulée « Destination Gatineau », présentée par Jean-Marc Emery (voir ci-dessous).
Le 16 mai, un atelier-conférence sur le Colibri à gorge rubis, préparé par Anne-Marie Legendre et Nathalie Rochette, et animé par cette dernière. Lors de cet atelier, une vingtaine d’enfants de 6 à 12 ans ont pu découvrir l’utilité du fil d’araignée pour la construction du nid de ce minuscule migrateur. Ils connaissent dorénavant son parcours migratoire, sa nourriture, son poids équivalent à une pièce de monnaie, plusieurs de ses particularités, pourquoi il revient chez nous chaque année et quelques dangers auxquels il fait face. Ils ont également monté et décoré leur propre abreuvoir qui, on l’espère, saura attirer quelques colibris.