Le vent hurle. La glace avance. Et les dieux regardent sans répondre.
Au nord, il n’y a plus rien.
Plus d’arbres. Plus de terres fertiles.
Seulement la glace.
Un mur blanc, éternel, qui a dévoré les forêts, les fjords, les villages.
Jusqu’au tropique, Hel s’est figée.
Et les hommes du Nord, eux, n’ont pas attendu la mort.
Ils ont pris la mer.
Les Vikings ont conquis les rivages sud de l’hémisphère nord, bâtissant des colonies de feu
et de haches là où la glace ne mordait pas encore.
Mais ils n’étaient pas seuls.
Au sud, un empire ancien se dressait : les Maliens et les Tsongas.
Leurs terres, brûlantes et fertiles, étaient des sanctuaires pour ceux qui savaient les
protéger.
Et ils les protégèrent... avec rage.
Les guerriers du Nord, cuirassés de glace, porteurs de runes anciennes, furent accueillis non
par des offrandes, mais par la magie brûlante des mages africains, capables de tordre la
réalité comme un javelot entre leurs doigts.
Les Berserkers, fils d’Odin, hurlants et ivres de pouvoir, affrontèrent les maîtres des
éléments.
Le sol trembla, le ciel se déchira.
Depuis des années, c’est l’hiver de la guerre froide.
Le nord ne cède pas. Le sud ne plie pas.
Et alors que les combats s’enlisent, les navires vikings reprennent la mer.
Vers l’ouest.
Vers l’inconnu.
Là, ils découvrent une terre dévastée.
Un continent vidé par le temps, rongé de l’intérieur.
Des temples de pierre, des ruines... et un peuple qui ne se montre que pour frapper :
les Olmèques.
Peu nombreux.
Silencieux.
Mortels.
Leurs prêtres sont des
ombres, leurs armes ne
brillent pas, mais tuent tout
autant que les haches du
nord.
Ils ne cherchent pas à
dominer.
Ils cherchent à survivre,
coûte que coûte.
Et puis un jour, les cieux
s’ouvrent.
Un portail.
Un chemin vers un nouveau monde.
Les Vikings sont les premiers à s’y engouffrer.
Ils établissent une tête de pont sur Eormengrund : un village, une palissade, des feux
de camp et des rituels.
Le marteau y résonne, les dieux y sont invoqués.
Mais la glace les a suivis.
Et leurs ennemis aussi.
Les Maliens, plus lents, plus prudents, franchissent les portails dans le silence.
Les Olmèques, invisibles, s’y glissent comme des serpents.
Et bientôt, ce monde neuf sera le théâtre d’une guerre ancienne.
Les Vikings croyaient fuir l’hiver.
Ils ont emporté avec eux le froid, le fer, et la guerre.