« Petite annonce. Il a été perdu dernièrement un chien blanc avec taches marron. Avis essentiel : il porte le nom d’Azor, mais il n’y répond pas. »
Aurélien Scholl, « La réalité dépasse la fiction », 1900.
Le tracé concernant deux communes, il existe deux permis d’aménager : 33 408 m² + 72 177 m². Nous lisons chaque fois : « Réaménagement d’un chemin existant en voie verte. »
Nous lisons, à ces permis d’aménager : « Réaménagement d’un chemin existant en voie verte. »
Ces chemins existants, agricoles et forestiers, étaient en partage, pratiqués et praticables : à pied, en VTT, VTC, à cheval et en usage agricole.
Nous parler de « voie verte », c’est utiliser une appellation pour la ville, quand on y crée des espaces verts.
Ici, à l’inverse, ce « réaménagement » s’appelle l’urbanisation de la campagne.
La nature n’a pas besoin d’un « réaménagement ». Ces chemins ne nous coûtaient rien et la nature y avait droit d’exister, comme elle était.
A présent, on la dégrade et on l’artificialise : et on nous parle de « voie verte ».
Elle est tout sauf « verte », cette voie !
C’est un renversement complet de la langue et du réel.
Et cela n’échappe à personne : nous avons encore des yeux pour voir, ce qu'il se produit sur le site.
NB. On notera systématiquement, par ailleurs, à l’effet de communiquer l’utilisation d’images qui ne correspondent pas au réel à venir mais au réel passé. Le dernier article du Télégramme sur la fabrication des « voies vertes » et la dotation votée de 504 00 € HT en atteste en son illustration : un chemin naturel, peu large, fait de bandes enherbées. https://www.letelegramme.fr/finistere/quimperle/504-000-eur-du-departement-pour-la-veloroute-entre-riec-sur-belon-et-moelan-sur-mer-03-05-2023-13330211.php
Contre un chemin artificiel, à 3 m de large (pour la modélisation produite au dossier, voir à l’onglet « Réduction des émissions de gaz à effet de serre »). De la même façon que la Une du Riec.infos sur la « véloroute », bulletin de communication locale, de février 2022 utilisait lui aussi un type d’images contraires au réel en construction (urbanisation) et préférait des images anciennes, correspondant à ce qui existait : un bocage proche du passage des vélos, une voie étroite et un sol naturel. On communique visuellement à rebours du réel.