On veut faire passer du vélo de ville. A cet effet, on construit une route.
On veut faire passer du vélo de ville. A cet effet, on construit une route.
« LES MOUTONS Méé… Méé… Méé…
LE CHIEN DE BERGER Il n’y a pas de mais ! »
Jules Renard, Histoires naturelles.
Car il se murmure ici que ni l’arbre ni l’arbuste, ni la plante ni le sol n’ont de pieds pour fuir les machines qui viendront pour l’artificialisation.
Hélas, il y a beaucoup de « mée ». Ce site a été constitué à l’effet de les montrer.
Pourquoi disons-nous « mais mais mais » ?
Parce que nous sommes citoyens et citoyennes d’un vœu émis deux cents ans plus tôt : on nous a voulus éclairés.
On fit l’Encyclopédie pour rien de moins que cela.
Qu’un jour, au compte d’une « véloroute » et d’une « voie verte », on sût en juger.
De fait.
Le projet est inutile et coûteux.
Il poursuit un objectif inatteignable.
Il dégrade notre environnement.
On nous vend du vélo : sans considérer la réalité d’un territoire rural et de ses déplacements.
Nous avons des objets d’étude et des méthodes : qui sont à nos sociétés.
Ils et elles circulent librement ; on nous les présente.
Convoquons-les ici pour juger de cette route qui doit passer.
(Sur des chemins praticables et pratiqués en VTT, en VTC. Cela n’a pas suffi. Pourquoi?)
Car aucun énoncé n’était transposable à l’infini dans notre espace politique si singulier : il rencontrait systématiquement sa butée, c’est-à-dire nos outils pour l’analyser.
A ce site, nous verrons donc : la réduction des émissions de gaz à effet de serre et son calcul, l’organisation d’un territoire rural dans une société du XXIe siècle et sa sociologie, le coût d’une politique d’aménagement et l’usage des fonds publics, l’intérêt général pour présider à nos décisions politiques, l’écologie dans un territoire « remis à l’endroit », etc.
Aucun de ces outils ne nous est étranger ; nous avons nos chercheurs, nos chercheuses, nos sciences, leur épistémologie.
En tout : nos objets d’étude et nos méthodes.
Il n’y avait aucune raison que cet objet « véloroute » et « voie verte » échappât à notre analyse.
En vertu de ce principe : l’énoncé « le vélo est écolo » était-il transposable à l’infini ?
On veut faire passer du vélo de ville. A cet effet, on construit une route.
« Il faut distinguer la Voie du ciel et celle des hommes.
La Voie du ciel, c’est l’inaction active.
Celle des hommes, c’est l’action contraignante. »
Lao-Tseu, VIe siècle av. JC.