« AURÉLIE ‒ Adorez-vous l’argent ? Oui, ou non !
LE CHIFFONNIER ‒ L’argent, Comtesse ? Mais c’est lui, hélas ! qui m’adore. »
Jean Giraudoux, la Folle de Chaillot
On fabrique désormais des « véloroutes » et des « voies vertes » sur l’ensemble du territoire national : c’est un maillage. Le tronçon que nous étudions ici n’est qu’une minuscule part de ce qui se construit, partout en France, sur le territoire rural. Cela s’appelle des « plans vélo », des « schémas départementaux vélo », et ces « plans », ces « schémas » engagent évidemment des fonds publics.
Ici, pour 4,6 km : un demi-million d’euros hors taxes, budgétisé avant le commencement de la guerre en Ukraine, c’est-à-dire avant l’augmentation du coût des matières premières et de l’énergie.
Dans le « document de travail à diffusion restreinte », que nous nous sommes fait remettre, nous lisons : 480 000 € HT.
Dans ce même document, nous trouvons un entretien à venir de ces voies, détaillé pour les coûts et les charges entre les communes et le département. Ce qui ajoute au coût de fabrication de ce « réaménagement ».
Rappelons que ces chemins étaient praticables et pratiqués à pied, en VTT, VTC, à cheval et en usage agricole, et qu’aucun de ces usages ne nécessitait qu’on allât à engager des fonds publics pour l’entretien de ladite voie.
Autrement dit, ces chemins ne nous coûtaient rien, ou pas grand-chose, et étaient en usage par le plus grand nombre.
Que pouvait-on vouloir de plus ? Et que pouvait-on vouloir de mieux ? Que des chemins qui sont utiles au plus grand nombre, qui ne nous coûtent rien ou peu, et qui nous rendent de grands services dits environnementaux.