Manque le détour vers les Termas de Churiguaya, que Gmaps ne connait pas.
Après un bon petit déjeuner à l’hôtel, nous partons vers l’est jusqu’au village de Parinacota.
Nous nous garons près de l’église
puis prenons le sentier indiqué sur Maps.me qui va vers les Lagunas Cotacotani. Nous voici au-dessus du village…
on se rend compte que le sentier serpente pendant plusieurs km entre des caillasses volcaniques sans grand intérêt esthétique, si bien qu’on décide de reprendre la voiture pour se rapprocher un peu plus, via une piste qui part de la Ruta 11 au sud des lagunes.
Rencontre fortuite avec ces Pics du Chili, absolument pas craintifs ! Nous n’en avons vu nulle part ailleurs…
La piste est assez mauvaise et finit par être bloquée par un petit mur de terre : nous continuons à pied. Encore un message Propriedad Privada…pfff…
pas plus que vers le Cerro Milagro hier, il n’y a pourtant ici la moindre habitation ni la moindre parcelle cultivée. Info ou intox des gens qui proposent des tours, qui confortent leurs clients dans l’idée qu’il FAUT passer par leurs services ? Nous sommes pourtant dans un parc national…bref, on continue jusqu’à une belle lagune pleine d’oiseaux.
Nous sommes tout près des volcans Parinacota et Pomerape, à 4500 m
et il y a ici plein d’animaux, qui profitent des lagunes séparées par des collines de lave chaotique qui rendent le coin inaccessible autrement qu’à pied.
La flore en profite aussi,
nous avons vu ici des plantes jamais vues ailleurs, en particulier ces petites fleurs très discrètes cachées sous un rocher.
Je ne sais pas identifier toutes ces plantes, si quelqu’un sait…
Pour identifier certains oiseaux, j'ai demandé de l'aide sur le forum ornithomedia (merci aux contributeurs!).
Ici sans doute un bécasseau de Baird,
plus loin un couple d’ibis de Ridgway très attentif à son nid,
des sarcelles de la puna et une foulque ardoisée (il y en a plein qui consolident en permanence leurs nids)
de mignons petits canetons (a priori des Grèbes de Taczanowski),
un bel oiseau gris (idiopsar leucoptère),
plus loin vigognes, nandous et flamants
et PLEIN de viscachas pas farouches du tout.
Il y en a au moins 4 sur cette image !
No stress, on a tout le temps de les prendre en photos ! Je ne sais pas s’il elles dorment ou si elles ont la flemme de bouger.
Elles sont pourtant très agiles et capables de faire des sauts de plusieurs mètres grâce à leurs puissantes pattes arrière : un mélange de lièvre et de kangourou !
Très jolie petite balade ! https://fr.wikiloc.com/itineraires-randonnee/laguna-cotacotani-depuis-la-fin-dune-mauvaise-piste-44129696
Nous reprenons la voiture (il faut un 4X4 pour cette courte piste) et reprenons la Ruta 11 vers le Lago Chungara, dominé par le Volcan Parinacota.
Nous y pique-niquons en compagnie de ces jolis oiseaux (phrygiles à tête noire).
Un peu déçus par ce lac, longé par la grande route… (et encore il n’y a AUCUN camion)
Après avoir demandé l’autorisation au poste de douane complètement désert (ce qui doit être superflu car le douanier a eu du mal à comprendre pourquoi on le sollicitait), nous le dépassons de quelques mètres puis prenons une piste vers le sud qui mène vers le volcan Guallatire en passant par les Termas de Churigaya.
Ciel bien noir au-dessus de la Bolivie, belle lumière !
Les Termas de Churigaya ne donnent guère envie d’y faire trempette (on devient difficile) : une petite construction abrite un bain peu profond, il en existe un autre tout petit à l’extérieur (OK pour un bain de pied, guère plus) : le tout est entouré d’herbe brûlée (une habitude locale pour tenter de fertiliser la terre) et de poubelles…
J’avais éventuellement envisagé de faire l’ascension du Guallatire (plus de 6000 m), mais il faudrait bivouaquer au camp de base à 5000 m et nos couettes ne sont pas assez chaudes, et surtout on n’a pas la condition physique !
Au-delà des termes, la piste est assez monotone si bien que nous repassons par le poste-frontière pour regagner Putre.
Mauvais dîner chez Rosamel, à éviter !