Bilan des opérations au réveil : des centaines de piqûres, même à travers les vêtements !
Heureusement ça ne gratte pas trop, à condition de ne pas y toucher !
On est bien content d'avoir fait cette grosse étape hier, ce qui va nous permettre de regagner San Evaristo aujourd'hui avant l'arrivée du fort vent du Nord.
Je n'aurais pas aimé rester bloquée plusieurs jours près de cette mangrove !
On décolle de bonne heure et après quelques coups de pagaie on voit arriver Augustin et ses grands enfants, venus s'assurer qu'on n'avait pas de problème. Sympa ! Toute cette communauté de pêcheurs communique par VHF (sur les bateaux et dans les maisons, pas de réseau GSM ici) ce qui est un facteur de sécurité important pour ces petits bateaux d'environ 6 m à la merci de la moindre panne de moteur. Du coup les quelques pêcheurs du coin que nous avons croisés nous ont toujours salués chaleureusement, sans doute informés de notre présence par Augustin.
Comme nous n'avions croisé personne depuis 24h, il s'est peut-être inquiété...
Bref, il continue vers la mangrove et nous vers San Evaristo où nous arrivons après une dizaine de km sans problème.
Je fais cadeau aux petits garçons du beau ballon trouvé hier sur la plage de galets, offre à la grand-mère nos surplus de nourriture (fruits très appréciés ici, ça doit changer du poisson)
Nous replions le kayak, prenons une bonne douche, faisons nos adieux et reprenons la piste.
Un dernier coup d'oeil vers la baie de San Evaristo,
et la maison d'Augustin (avec à l'arrière le bâtiment jaune des douches)
Après qq pistes, une piste file vers l'ouest et la Mission La Pasion mais elle est en très mauvais état et nous faisons demi-tour après 5 km (réalisés en 1h! Il y en a une centaine jusqu'à la route N°1...)
Elle nous aura au moins permis d'avoir cette belle vue sur Isla San José.
Nous parcourons à nouveau avec plaisir la très belle piste qui longe la mer
et trouvons un coin pour bivouaquer au bord de l'eau.
Opération feu/fumée antimoustiques.
Je pense qu'en plein hiver, à distance de la fin de la saison des pluies, quand toutes les lagunes sont vraiment asséchées, ça doit aller mieux.