Atelier du 7 mars 2026
le Père ABADIE nous présente
des autoportraits
dans la peinture
le Père ABADIE nous présente
des autoportraits
dans la peinture
Albrecht Dürer
Se peindre comme une image religieuse
Alain R
Je ne me rends pas compte que ce soit aussi religieux mais ils ont la même coupe ça c'est sûr. Après ils ne sourient pas, ils ont l’air sacrément, et je pèse mes mots, sérieux !
L’un me paraît plus asiatique, celui de gauche. Mon interprétation à cela : j’en ai aucune, mais je ne sais pas si je les croisais dans la rue j’irais peut-être pas leur demander mon chemin. Et puis le premier je répète viens du japon et le second davantage d’orient, c’est mon sentiment. Ils sont bien coiffés cela est sûr. Oui ça m’inspire moyen ces 2 portraits je ne sais pas quoi en penser.
Clareins
Interprétation standard sans sens pour ma part, un homme comme un autre avec ses idées, ses envies et ses loisirs, que dire de plus ? Beau, grand, joyeux, simple humour, vraiment je ne sais pas. Intéressant car il a des airs de "bad boy" et d'adulte, il sait tout comme moi.
Colette
Je débarque dans l'atelier et on me présente l'image religieuse d'un peintre allemand et effectivement plus je le regarde, plus son regard me pénètre et me met dans une présence et dans le calme intérieur quoiqu'il se passe autour. Moi aussi j'ai souvent ma main droite avec les doigts relevés vers le haut.
Julien
Belle peinture, beau visage, j’aime les yeux qui semblent contempler l’infini et pourtant ce regard est tourné vers l’intérieur, cet homme contemple son âme.
La beauté de ce visage est patente, peut-être s’est-il embelli ? Mais cette question restera sans réponse, la relation avec l’icône du Christ est intéressante, et surprenante, mais ne sommes-nous pas tous des Christ en devenir ?
C’est pourtant ce que je pense pour moi et pour vous tous.
Léa
Le regard levé vers le ciel je contemple l’immensité et la beauté de la création, dans le silence de mon cœur j’admire l’ordre des choses et je me rends compte que rien n’est créé au hasard et chaque chose à sa place. Je suis comme sainte Thérèse de l’enfant Jésus je ne peux rien physiquement mais par mes yeux, je ne peux que m’extasier sur tout ce qui existe.
Lydie
L'écran sur lequel sont présentés les tableaux est "tordu". De traviole : comme nous !
Doutez-vous que je sois mature ?
Je ne me sens pas comme le Christ, mais vous ne voyez pas mon auréole.
La religion c’est être honnête avec soi et donc avec les autres, c’est pour ça que je suis cachée, c’est ma définition de l’honnêteté.
La religion c’est aussi ce qui nous protège et me permet d’être là ensemble.
Je ne me sens pas religieuse car je suis gourmande et j’aime faire ce que je veux, ou alors j’ai une religion qui autorise ma liberté intérieure.
Je me sens plus animée qu’une image et quand même ancrée dans la spiritualité.
Olivia
Je le trouve beau avec ses cheveux frisés comme les miens.
Les portraits c’est trop statique pour moi, j’ai envie de bouger, d’aller dehors au soleil.
Le monsieur, c’est comme s’il s’était déguisé pour se transformer, ne pas être lui-même mais un autre. Moi je n’aime pas les déguisements car j’aime être ce que je suis.
Rémi
Mon portrait comme une image religieuse ce serait bien sûr dieu ! Pourquoi pas ?
Je m’aime comme ça, comme si j’étais Dieu. Je pourrais être par-delà les autres, les hommes et je pourrais aussi fuir tout.
Je m’aime aussi comme ça, c’est-à-dire sans excès. Je veux dire par là simple, comme un être humain.
Je pourrais dire aussi que je pourrais être au-dessus de vous, et faire abstraction de tout, mais je sais que ce n’est pas si simple. Je suis avec vous ici.
Je pourrais aussi me peindre ou me dépeindre comme quelqu’un de bien, une sorte de gentilhomme, ou de sage, selon.
Je sais que je peux déranger avec le bruit mais j’en ai besoin de m’exprimer aussi par la voix.
Aussi, peut-être que je suis finalement bien comme ça, pas forcément besoin d’une icône pour me décrire ou me dépeindre plutôt.
Zoé
Durer se peint comme moi je me vois dans les nuées, une belle robe bleue, un grand sourire, entourée d'enfants heureux.
Rembrandt
Se peindre à travers les changements de la vie
Alain R
La version qui me plaît le plus c’est la seconde car il est en plein âge d’or, d’ailleurs en pleine lumière, il fait face à la vie alors que la première il se recherche entre l’ombre et la lumière, il est pas bien défini. Au milieu il a toutes ses capacités intellectuelles et physiques, il est la plus belle version de lui-même je trouve. La troisième rien à ajouter, il est accompli mais tire vers la fin. Oui j’aime la version du milieu car j’apprécie son béret, les matières de son costume, c’est la version la plus flatteuse de ce gentilhomme.
Clareins
C'est fou de passer d'un âge à l'autre d'un coup de baguette magique, ado puis adulte et encore plus adulte, plus vieux comme mon papi.
Moi je suis ado, un début d'ado, j'ai fini l'époque des couches, des biberons et pourtant j'ai encore besoin de maman et de papa, de papi et de mamie car, sans eux, je n'arrive pas à avancer vers l'âge adulte, donc j'avance petit à petit et je me démène pour rester au niveau, sans bruit, dans le calme, pour ne pas faire trop de bruit et sans dérangement. Je suis ado et j'ai toute la vie devant moi, des choses à venir il va en avoir beaucoup. Quelle sagesse celui d'au milieu, il est à la moitié de sa vie, il a tout compris et il apprend aux autres ce que lui a appris plus petit, c'est chouette de grandir bien. Il est content, comme moi.
Colette
J'aime ces 3 autoportraits dans 3 âges différents.
Oui c'est beau d'être jeune mais est-ce la période où on se sent le mieux ? Je ne le crois pas et on voit bien que Rembrandt était sûrement inquiet et pas très épanoui. Ensuite à la maturité il nous regarde un peu avec fierté et il est dans son personnage, il est dans le monde extérieur. Et puis dans le 3ème portrait il est tout blanc, il est dans le bilan et n'est-il pas travaillé par son intériorité car je le trouve un peu triste, pas très en paix avec lui-même.
Julien
La jeunesse, le moment de la candeur et de l’insouciance, la maturité, le regard sur le visage où on perçoit une volonté de s’affirmer, et la vieillesse le temps du retour sur soi, des renoncements, des interrogations sur cette vie finissante.
Aujourd’hui le 2ème autoportrait m’interpelle car je suis ce 2ème portrait.
Comme lui je suis sûr de moi, comme lui j’embrasse la vie à pleine moustache, même avec une barbe naissante, je ressens la même certitude que la vie vaut d’être vécue.
JE SUIS RAVI de connaître cette 2ème photo, elle me parle vraiment, il me manque juste le chapeau.
Léa
Les trois images se valent à travers le temps les années passent, le temps s’écoule et l’usure des années s’installent. Mais au fond on reste le même. Certes l’apparence physique change et on s’adapte selon les saisons et les années, les tendances, et on s’habille suivant son âge, mais on reste la même personne. La jeunesse, la maturité et la vieillesse pour moi ce ne sont que des mots.
Lydie
Je me perçois toujours dans ce temps présent et je vois l’avancée en âge en regardant mes proches qui vieillissent. Je ressens mon avancée dans la vie par mes ressentis et mes compréhensions de ce qui se passe autour de moi qui évoluent.
Pas d’arrogance avec la maturité, c’est juste la vie qui m’accompagne et que j’accompagne, sachant que le fluide de la vie est différent pour chacun.
Olivia
Moi je suis jeune, petite fille et j’ai du mal à m’imaginer plus vieille, je pense qu’à l’intérieur je serais toujours la même avec des changements extérieurs, taille, poids, cheveux mais en fait on ne change pas, on reste toujours pareil.
Ce sont les autres qui nous voient changer. Quand on passe devant un miroir parfois on est surpris de se voir car on ne se voit pas comme les gens nous voient.
Le peintre avait sans doute besoin de ce regard extérieur pour se voir comme on le voyait, harmoniser avec le regard extérieur.
Rémi
Que dire de ces 3 autoportraits ? Ils sont beaux, quel que soit leur âge en fait.
Comme moi aussi, je ne me vois pas vieillir, même si on me dit que je change.
Ces portraits, c’est avant tout ce que je pourrais être moi aussi. Un enfant, un homme et plus tard un vrai sage.
C’est ce à quoi j’aspire et que je suis sûr que je deviendrais.
J’aimerais aussi qu’on dise que je suis beau, comme ces visages, ces portraits du même artiste qui nous dévisagent. Ils sont beaux oui, comme des images aussi. Peut-être qu’ils manquent de vie ou de plus de lumière ou en fait d’animation. Mais normal, c’est des peintures ! Moi je suis vivant ! Donc je vis et je ne peux être que plus beau !
Zoé
Au début la jeunesse un peu candide, un peu apeurée, et peut-être aussi un peu brouillonne, sans avis marqué sur la vie. Ensuite beaucoup plus d'assurance et de détermination et l'absence de doute. En fin, une sorte de résignation mais également de sagesse et de calme pour appréhender la vie.
Artemisia Gentilleschi
Se peindre à travers sa passion
Alain R
Je trouve cette femme très apprêtée tout de même mais on ne la voit pas vraiment elle semble se cacher, on la devine dans ses mouvements plus que dans la vision qu’on a d’elle. C’est dommage, j’aurais aimé la voir plus de face elle car on voit sa main, ce qu’elle fait, mais on ne la voit pas assez dans son entièreté, comme si ce qu’elle faisait était plus important que son physique finalement. Elle ressemble à Charline, décoiffée pareille, mais sur la photo je ne vois pas cette belle couleur rouge fauve de gauche que j'aime bien. Pour une fois que c’est une femme, on ne la voit pas bien physiquement, dommage.
Clareins
Elle est belle, propre, bien habillée comme Gislaine.
Ma passion la vie, rire, m'amuser de tout et de chant fredonné comme les oiseaux chantent avec leur petit bec, difficile de les entendre, je les entends, moi on ne m'entend pas chanter. Je chante dans ma tête, en voiture à fond et à l'école avec mon copain.
Pourquoi tu crois que je suis toujours joyeux parce que la musique est joyeuse et danser faire vivre mon corps me plaît.
Cette dame est passionnée et sans cette passion elle ne vit pas. Moi je vis.
Colette
Elle est vraiment belle Artemisia tout à sa passion de peindre et elle nous le montre bien. Elle nous montre son beau visage concentré, sa féminité dans sa tenue, et son art dans son geste précis de peintre. Pour son époque, c'est une pionnière assumée !
Julien
Je vois une femme qui se peint sans miroir, elle se peint avec le souvenir de ce qu’elle est ou de ce qu’elle n’est pas, est-ce qu’elle se magnifie, est-ce qu’elle se diminue ?
Je suis pourtant sûr d’une chose, on devine dans le dessin du visage qu’elle représente, un regard perçant, un regard intense, et pourtant on ne voit pas ses yeux.
Je suis fasciné par la qualité d’exécution de cette peinture. Merci de nous la présenter.
Léa
À travers cette image je vois une force de caractère et de courage de quelqu’un qui a su s’affirmer, de prendre son courage et de se prendre en main malgré les douleurs. Et la voir peindre c’est comme si elle peint une autre personne, je le vis comme une thérapie de se relever malgré les difficultés et la stigmatisation de l’époque dans laquelle elle a vécu et se dire oui, on peut y arriver.
Lydie
Elle a pris sa liberté d’être humain, de femme face aux hommes.
Je suis comme je suis et ma passion c’est d’être avec vous, c’est de vivre, d’aimer les personnes que je choisis.
J’aime avoir du vernis à ongles pour moi et si vous appréciez, tant mieux, sinon tant pis pour vous.
Olivia
Moi je ne comprends pas la différence fille garçon, pourquoi des choses sont interdites à certains ? Mais je ressens la force de cette femme et libre, j’aime ce concept qui me parle beaucoup car je suis totalement libre dans ma tête mais seulement dans ma tête (soupir).
Rémi
C’est vrai elle est très belle !
Moi si je devais me peindre avec ma passion je serais bien sûr tout entier présent ici avec mon corps et mon âme qui se verraient dans le tableau. Je voudrais qu’on voie de moi mon attachement à la vie et à cette terre. Je voudrais que transparaisse mon âme dans mon autoportrait, mon âme, mon amour pour les autres et la vie.
Je ne sais pas comment j’aimerais être peint physiquement, comme quelqu’un de libre bien sûr car c’est ce qui me manque. Si j’avais ça, la liberté, je serais crésus !
Oui, je me demande ce que je deviendrais, ce que je serais, ce que je ferais si j’étais libre. Sûrement que je pourrais parler bien sûr mais je peux crier aussi.
Ce portait me parle, il est beau.
Zoé
Les premiers instants on peut voir une femme puissante physiquement toute à sa tâche, supportant son poids avec son bras gauche. Son corps et sa détermination semblent solides. Après on peut voir la finesse de ses traits malgré sa poitrine opulente, sa taille toute fine, elle remplit à peine ses vêtements, sa peau lisse et blanche semble représenter la délicatesse et la fragilité.
Élisabeth Vigiée-Lebrun
Se peindre comme une vierge à l’enfant
Alain R
Sans aucune hésitation la première vue, car elles semblent humaines au moins, elle nous regarde avec son adorable fille et semble la plus réelle par rapport aux autres qui semblent figées. J'aimerais la connaître car elles semblent être des anges. D'ailleurs le peintre parle de l’ange Michael. Les regards sont là bien présents, elles sont magnifiques et humaines, elles respirent la joie de vivre, la tendresse, l'amour entre une mère et son enfant, un sentiment merveilleux j’aimerais vivre, à la place de cette petite fille, qui vit ce moment de câlin suspendu, avec ma maman à moi.
Clareins
La première l'enfant est plus grand, comme moi sauf que c'est une fille et je suis un garçon, c'est comme les câlins avec maman seul avec elle, un moment privilégié, unique, intemporel, qui s'arrête car j'en ai pas beaucoup alors je les compte et les garde pour moi. Je suis content de partager la cuisine, la voiture, la danse et les promenades seul avec maman. Elle est incroyable et drôle, mon portrait finalement serait ça et juste ça.
Colette
Cette Élisabeth Vigier le brun irradie beaucoup de douceur dans ces 3 tableaux. Elle déborde d'affection pour sa fille bébé et plus tard petite fille et c'est très naturel pour elle. Quand elle se peint seule sur la photo, on ressent toujours sa nature douce mais on la découvre aussi comme une femme autonome, car elle a son art pour être dans le monde et y être reconnue.
Julien
Cette dame est une grande peintre, le visage de la mère et celui de l’enfant sont très beaux et je ressens une joie de vivre douce et réjouissante en les regardant.
La 2ème peinture est joyeuse, la 1ère plus mélancolique mais les 2 tableaux restituent une jeunesse fascinante, le sentiment de l’amour est représenté avec une tendresse légère.
Et les couleurs sont resplendissantes, que de beauté !
Léa
C’est juste ce que j’attendais pour pouvoir te dire combien je t’aime maman et merci d’être celle qui prend soin de moi. Et à travers cette image je revis ses moments de câlins, de gestes volés et de se dire comme c’est beau d’aimer et d’être aimé. Cette image en dit long car à travers elle je peux m’exprimer et te dire ce que je ressens, pas besoin de mots, juste regarder et savourer l’instant présent.
Lydie
Vierge je serai toujours vierge, et je n’aurai pas d’enfant.
Est-ce à dire que je n’ai pas de sentiment maternel ? Faux, j’aime mes neveux et nièces et je veux leur protection comme une mère protège ses enfants.
Être une mère n’empêche pas d’être une femme qui assume sa liberté.
Vos interrogations sont des interrogations masculines.
Olivia
La petite fille a de la chance, sa maman l’aime et elle l’aime.
C’est lumineux, cela fait du bien même à ceux qui regardent, cela apaise.
Cela me fait le même bien et apaisement quand je suis dans les bras de maman.
Rémi
Moi sur ces 2 autoportraits, celui que je préfère est celui de gauche. Il est plus lumineux et plus joyeux. J’aime bien ces 2 femmes, la mère et la fille. Elles sont belles et transparaît l’amour qui les lie. Elles rayonnent de cet amour et de cette affection qu’elles se portent. Moi aussi j’aime mes parents et je ressens leur amour, l’amour qu’ils me portent. J’espère qu’ils ressentent celui que je leur porte.
J’aimerais le leur crier.
De ces portraits je vois aussi que les personnages sont touchés par la grâce.
Moi j’aime bien aussi pouvoir donner de l’amour et des caresses.
Zoé
La petite fille se blottit et se réfugie dans les bras de sa mère, au centre du tableau qui la serre et la protège, tout en nous présentant son beau visage très net et plutôt expressif. La presque adolescente s'accroche à sa mère, elle est debout et nous regarde assez sûr d'elle, elle est au centre alors que la mère semble plus absente.
Vincent Van Gogh
Se peindre dans son monde intérieur
Alain R
Je connais cette peinture, je l’ai déjà vue et je l’aime beaucoup ce bleu de Van Gogh, un bleu délavé, un bleu qui ruisselle. D’ailleurs il semble triste, pas en colère, triste amer. Ce bleu le représente, l’envahit de toute part oui, juste sa barbe lui redonne de la vie mais tout le reste n’est que buée, ruissellement, bleu délavé, comme son esprit à cette période finalement. Mais on ne lui en veut pas à Van Gogh de sa folle car elle lui a permis de peindre des chefs-d’œuvre. Malheureusement connus après sa propre mort. C’est un être différent qui a su tirer de sa différence pour se faire connaître.
Rajouté après :
J’aimerais encore en parler de ce tableau car c’est celui que je préfère de tout ce qu’on a pu voir cet après-midi, car il me rappelle une période de ma vie, un musée, une visite, une explication, mon passé quand on m’expliquait à l'école les peintres. Désolé j’avais envie de rajouter cela car cela a de l’importance.
Clareins
Je me verrais en train de sourire, et de parler et de siffler fort, pas anxieux comme lui. Il est plus sévère que anxieux, avec sa tête qui fait peur, comme lorsque je me fais gronder, c'est la tête de ceux qui me disputent.
Je n'aime pas ce visage, je préfère celui d'un homme plus souriant car le sourire c'est la vie. Rire est mon remède contre mes difficultés.
Colette
Ah c'est sûr Van Gogh ne dégage pas de lui la joie et la légèreté. Il est crispé, anxieux, travaillé et effectivement tous ces filaments autour de lui semblent nous dire combien il est tourmenté intérieurement. Est-ce que son autoportrait l'aide psychologiquement ou nous appelle-t-il à l'aide ?
Julien
Le visage est dur, les yeux traversent l’espace sans horizon pour l’arrêter, comme si cet homme en recherche ne trouvait rien à se raccrocher pour continuer sa vie.
Je ressens une forme de désespoir lorsque je regarde cette peinture, la vie semble d’une grande précarité, comme si l’essentiel avait disparu, comme si la lassitude avait envahi cet homme comme si le goût de la vie avait disparu.
Léa
Cette image m’attriste beaucoup mais en même temps je vois une personne qui nous montre ce qu’est son intérieur, ce tourment continu qu’il vit. Son visage est si émacié que je me demande comment on peut être aussi triste. Toutes ces vagues bleues autour de lui semblent être un engrenage sans fin. C’est très difficile mais je suis admirative car il a su représenter cette souffrance. Mais je ne sais quoi dire car je suis assez bouleversée. Se peindre à travers souffrances et espérances.
Lydie
La folie est une version de soi-même à l’intérieur et peut-être à cet endroit sommes-nous tous fous ?
C’est la société qui qualifie la folie qui est une différence et une individualité. J’ai la chance de cacher par mon mutisme cette folie intérieure qui m’apporte aussi des richesses et surtout de la liberté.
Olivia
Je l’aime bien, il se moque de ce qu’on pense de lui, il ne recherche pas à se faire croire beau.
Moi je suis pareil, ce qu’on pense de moi je m’en moque, on doit m’accepter comme je suis et à son époque moi aussi j’aurais eu encore plus de mal à trouver ma place et à me faire accepter.
Rémi
Mon monde intérieur à moi est riche, très riche, et heureusement car sans cela je ne serai plus.
Van Gogh lui a des tourments, on dirait qu’il virevolte comme le fond de sa peinture.
Moi j’en ai eu aussi mais maintenant je suis serein, je n’ai plus ces tourments qui font se tourmenter.
Je comprends ce peintre car j’ai ressenti ça moi aussi mais heureusement ce n’est plus. Je dois cela à mes parents qui ont su me comprendre et me faire écrire, écrire le plus beau livre de ma vie.
Ces tourments c’est horrible quand ça t’arrive, et c’est vrai c’est bien illustré comme des vagues, des "virevoltages".
Ce tableau est très parlant et expressif, il me parle aussi.
Les yeux verts du personnage sont perçants et profonds, comme un appel à l’aide.
Les couleurs aussi sont belles et malgré les vagues, elles sont plutôt apaisantes. Peut-être justement pour s’apaiser lui-même ?
Zoé
L'homme est puissant, concentré, il semble être torturé, peut être aux abois.
On dirait une bête sauvage qui, dans un univers inconnu, fuit une vision qu'il porte en son intérieur sans que nous y ayons accès.
Frida Kahlo
Se peindre à travers souffrances et espérances
Alain R
Frida, qu'est-ce que je pense ? Que cette femme a beaucoup souffert. Elle peint avec des belles couleurs mais des choses complètement morbides. C’est horrible de mettre des oiseaux morts sur un cou tout de même.
Clareins
Le chat noir et le colibri noir sont mignons et très gentils. J'aime les animaux parce qu'ils sont comme nous ils sont différents, personne ne les comprend, et personne ne fait l'effort de les comprendre, après ils sont bien sûr Frida, tous ensemble liés comme une famille.
Frida est très courageuse dans tout ce qu'elle vit comme chacun d'entre nous et elle n'a pas peur, elle sourit finement et c'est beau à voir et à ressentir, elle aime la vie avec ses animaux, elle se dessine joliment j'aimerais dessiner comme cela un jour dans ma vie.
Colette
Cet autoportrait me donne le bourdon car son regard est dur, triste et semble résigné. Ce collier d'épines est déprimant même s'il y a des signes plus optimistes comme le colibri, les papillons, la libellule et la couleur jaune autour de sa tête. Les animaux noirs rajoutent du sombre et du lourd difficile à traverser. Heureusement son vêtement blanc et son regard déterminé montrent une grande force en elle. Et tout en haut le ciel est bleu comme les papillons sur le haut de sa tête. L'espoir semble permis qu'elle s'en sorte !
Julien
Un nouveau facilitant : Qui c'est dans ma tête, oula, eh, tu le vois ? Viens, c'est bizarre...j'ai pas l'habitude de cette sensation...eh viens ... ok, je te fais confiance …
Je vois ces sourcils gros qui sont surprenants, le chat est pas cool, il a le regard méchant, elle me regarde pas dans les yeux, elle fuit le monde tout en l’affrontant.
Le singe est doux, je l'aime bien, c'est mon copain.
Un tableau agressif selon moi, mais qui me raconte une souffrance, une tristesse que je partage parfois.
Léa
Cette image en la voyant j’ai juste souri. J’y vois un mélange de souffrance et d’espoir. Oui pour moi, je ne pense pas du tout que la vie se résume juste à la souffrance, c’est juste une succession d’épreuves qui nous amène à quelque chose de mieux et, grâce à ses souffrances, on apprend à mieux appréhender le futur. Et je la vois sans sourire mais son regard me parle d’autre chose de positif. Ça a dû être difficile de vivre à une époque ou tout se résumait à des superstitions et malchances, mais son colibri à l’image de son regard, son signe d’espoir et d’une vie meilleure.
Lydie
Enfin une peintre qui a vécu un handicap qui l’a immobilisé. Comme nous, elle a eu le temps de se rencontrer, de se poser les questions existentielles qui existent aussi pour nous.
Notre handicap ne nous donne pas d’auréole, mais une autre façon d’appréhender la vie.
Les peines de ma vie et la douceur de mon ours me permettent de trouver un équilibre dans lequel je m’épanouis avec espérance.
À chacun la responsabilité de se focaliser sur la douceur de la vie pour supporter les épines dans l’amour.
Olivia
J’adore les animaux, les fleurs, ce qui donne de l’humanité et de l’espoir à cette femme. Femme triste, désespérée, seule mais malgré tout entourée par toute cette végétation.
On peut être entourée et se sentir seule, être seule, ce qui est mon cas parfois.
Rémi
Moi ce tableau m’inspire la paix, malgré les souffrances qu’on peut voir et qui ont été décrites.
Oui les 2 animaux sont sereins et le personnage central, (une femme ?) paraît aussi assez sereine.
Elle est belle et peut être aussi que je la trouve assez séduisante. Elle me paraît bien campée dans son tableau.
C’est vrai elle a un collier d’épines qui n’a pas l’air d’être très cool pour elle, mais pour autant on ressent de la sérénité. Peut-être qu’elle veut apaiser ses tourments qui ont l’air de la blesser malgré tout.
Je vois aussi qu’elle pourrait souffrir d’autre chose, sûrement mentalement ou affectivement, pas seulement le collier, mais c’est bien là le symbolisme du tableau.
Je sais qu’on fait comme ça quand on veut montrer son mal intérieur, on peint ou on montre un mal extérieur.
Peut-être comme moi parfois, je peux faire ça pour me faire comprendre. Et ça marche !
C’est bien quand on a des personnes à l’écoute dans son entourage.
Je sais aussi que ce personnage du tableau n’a pas eu une vie facile. Mais est ce que la mienne est facile ?
Est-ce que je mettrais des épines pour le montrer ? Je ne crois pas, plutôt des serpents ou des cordes…
Je ne trouve pas forcément les mots.
Mais bref, ce tableau est assez saisissant.
Zoé
Ce visage est fermé, il n'est pas joyeux et un peu inexpressif. On dirait un visage masculin. Les parures et les animaux sur les cheveux, le cou et les épaules sont un peu menaçants. Le second plan plein de plantes et le ciel sont plus joyeux et porteurs d'espoir.