J’aime/j’aime pas
Julien
C’est certain j’aime pas les contraintes. Et symboliquement, comme un vent de liberté, j’aime mes cintres.
Tout cela est une évidence.
J’aime le vent marin et tous ses bienfaits. C’est le vent de la liberté comme s’il m’emportait vers d’autres possibles. Du coup, je déteste les murs qui sont des obstacles infranchissables.
J’aime la vie mais n’ai pas peur de la mort.
J’aime les interdits pour les braver et que vous m’aimiez tel que je suis, dans ma singularité.
Lydie
J’aime voir du monde, être entourée et que l'ambiance soit joyeuse.
J’aime aussi être tranquille pour penser, écouter la nature et aussi mes ressentis car j’ai besoin de faire du tri dans ma tête et ne garder que le meilleur. Donc ce qui me fait de la peine, je la vis et ensuite elle s’en va.
J’aime beaucoup me promener, être dehors, respirer le bon air donc quand on part en vacances, je suis tout excitée de changer de rythme de vie et de voir du monde et d’autres paysages.
J’aime beaucoup ma famille et je sais que j’ai beaucoup de chance de l’avoir.
Ce que je n’aime pas c’est ne pas savoir quand va arriver ce que j’attends et pourtant j’ai appris la patience. Je n’aime pas quand je ne connais pas le déroulement des choses.
J’aime être prévenue plutôt que les surprises. J’en profite plus.
Bien sûr, je n’aime pas qu’on m’oublie dans mon coin. Mais il faut quand même que j'admette que je ne suis pas le centre du monde !
Rémi
J’adore pouvoir écrire et que l’on me demande ce que je pense. Je pourrais ne jamais m’arrêter mais dans ce cas j’aurai besoin d’un écrivain à mes côtés.
Le plus compliqué c’est quand je n’arrive pas à me faire comprendre, je ne supporte pas que l’on puisse déformer mes propos. Je m’applique à transmettre ce que je pense et cela me semble normal que ce soit compris correctement.
Sinon j’aime que l’on aime me voir dans des moments de joie, avec ma famille autour de moi, avec mes copains et quand je me livre à mes passions.
Vous me connaissez comme grand bavard mais c’est de cette manière que je veux être vu car cette qualité me correspond.
Dans les contradictions, on retrouve les moments où l’on m’empêche d’avoir accès à ce dont j’ai envie : écouter ma musique, manger jusqu’à ce que je n’aie plus de place du moment que c’est bon. J’aime me sentir maître de mes choix, ma liberté s’exprime de cette façon.
Je n’aime pas être perturbé pendant mes moments de réflexion et je ressens auprès des autres que nous perdons le fil dans nos textes. Messieurs, dames merci de ne pas parler à voix haute pendant la phase d’écriture.
Mon monde de sons
Clareins
Je connais bien le sujet car je passe mon temps à émettre des sons, des sons criards, des sons aigus, des sons … J’aime m’exprimer ainsi, car j’ai remarqué que lorsque je me tais, et c’est très rare, on ne me remarque plus, et, dommage pour vous, j’aime attirer l’attention, et donc je crie.
Mais je suis, même dans mes grands énervements, presque toujours d’humeur joyeuse.
Alors ne m’en voulez pas, j’exprime ma joie de vivre par des cris et beaucoup d’agitation.
Mais la joie, toujours la joie, car je la vis à l’intérieur de moi.
Et cette joie telle un volcan, explose en moi et je suis tellement heureux de la partager avec vous.
Colette
Je suis extrêmement sensible à tous les sons. Certains sont comme une musique et cela me touche et ils m'envahissent d'émotions très fort. D'autres sont pour moi cacophonie, inutiles brouhahas. Les sons sont la musique du vivant.
Julien
J’entends des sonorités graves comme des tambours. Un rythme lancinant et entêtant qui est apaisant, très sourd comme le son des vagues au loin, très loin de moi.
Sans danger parce que je les contemple de loin et je saurai partir vite si l’ouragan s’approche.
Je suis un garçon prudent qui se laisse difficilement surprendre. Je maîtrise la situation mais c’est que le danger existe comme le bruit de l’orage au loin.
Je voulais dire aussi que le bruit de la ville est en moi, m’habite. La présence de l’humain que je tiens à distance.
Lydie
J’aime écouter des musiques variées, plutôt entraînantes et dynamiques.
En fait j’aime aussi la musique classique sur différents instruments.
Si ce sont des chansons, je préfère qu’on mélange les chanteurs. Par contre je n’aime pas si c’est trop bruyant.
Donc oui à la musique mais pas tout le temps et trop longtemps, car j’ai besoin de calme et de silence car ça me fatigue l’esprit sinon !
La musique me fait vibrer et m’apaise si elle me plaît.
Rémi
Le son est l’ensemble des perceptions auditives avec lesquelles j’interagis au quotidien. Cela peut comprendre les moments où je cherche à me faire entendre mes aussi quand je communique sans un mot, par un regard ou avec la communication de facilité. Le plus important dans les sons, ce sont les messages qui se cachent à l’intérieur, des mots doux glissés à mon oreille, un geste d’attention. Les bruits désagréables peuvent eux aussi transmettre de beaux messages : le bruit du trafic sur la route des vacances, la voix des touristes lors d’une visite, le son des ustensiles dans la cuisine pour préparer un bon repas ou encore les gens qui crient pour célébrer un match. Dans mon monde, je ne fais pas que "entendre", j’interprète !
Zoé
Je récapitule et bien pourtant je parlais du son de ta voix maman, oui celle qui me réveille en douceur le matin pour m'extirper du son de la nuit et de mes folies douces. Et j'évoquais aussi les sons horribles des travaux qui m'entourent actuellement, les sons des grues, des tractopelles, ça m'insupporte. Juste le violon et violoncelle mais que je n'entends que peu. La harpe reste mon son de prédilection. Voilà pour résumer.
Mon monde d'images
Clareins
J’ai beaucoup d’imagination et les images défilent en moi comme dans un film sur écran géant et bien sûr, c’est moi qui sonorise le film. De temps en temps, le film projette des images calmes et douces, images de désert en plein soleil, image de l’océan quand il est calme, image d’une mare aux canards. Et je vis dans la douceur, cela vous étonne ?
D’autres fois les scènes sont plus violentes et je les accompagne par de grands cris, mais et c’est curieux je reste toujours dans la joie de vivre.
Colette
Il y en a de très belles mais aussi de très trompeuses. Je suis plus sensible aux photos ou à la peinture qui expriment l'émotion du photographe ou du peintre. J'aime aussi les dessins d'enfants qui parlent d'eux. Ce monde peut être merveilleux ou horrible.
Julien
Les images sont comme les sons dans mon imaginaire : un refuge.
Et ce refuge, ce sont les paysages. J’aime m’imaginer en pleine nature car l’imaginaire c’est justement me déporter, faire un pas de côté.
Et mon quotidien, ce n’est pas forcément les grands espaces mais ce sont eux que je côtoie dans mon imaginaire. Avec eux pas de limites, pas de stop, pas "attends-moi Julien". Je file tout droit sans me retourner.
Mais dans mon imaginaire, j’ai le sourire de maman mais aussi le vôtre et c’est une belle raison de vivre que de recevoir ces sourires si souvent répétés.
Lydie
Les images, c’est tout ce qui me passe devant mes yeux. Ce sont mes proches qui vivent avec moi et tous ceux qui interagissent avec moi. Je vois bien un peu les écrans de télé mais ça ne me captive pas. Les livres, j’aime bien qu’on me les raconte si l’histoire me fait voyager dans mon imaginaire.
Les images pour moi, c’est regarder les êtres humains, la nature et les animaux.
Rémi
Les images sont le meilleur moyen de communiquer car tout est explicite dans une image. Nous pouvons aussi retrouver des idées cachées, des sous-entendus, une image peut traduire une idée et inversement. Dans mon monde, je cherche à montrer la meilleure image de moi : que vous voyez mon sourire et toute mon énergie. L’image que se font les autres, cela m’importe peu s’il garde ça pour eux. Une image, c’est aussi une photo mentale, des souvenirs, un moment gravé dans le temps. Les photos donnent des informations sur ce qui se passe sur la photo mais aussi quand et de quelle manière elle a été prise.
Zoé
L'image c'est la vie bien sûr. Je ne perçois pas la même chose que vous tous, pour moi les formes sont plus hautes, un peu floues et éblouissantes souvent, mais pour moi mettre un visuel sur un son est important comme à la télé. Je suis une image à moi toute seule, on me voit sourire, on me voit belle, on me voit et c'est l'essentiel.
Maman tu me parles de mon imaginaire je suis déjà constamment dans mon imaginaire et justement ces images sont des fois effrayantes. L'imaginaire n'est pas image pour moi, l'image rend concret l'imaginaire non, je suis avant tout dans le son là et maintenant, la vue qui est mienne. L'image donne vie au son qui me permet de me rassurer sur ce que j'entends au quotidien, même si je ne perçois pas la forme à l'identique que vous, j'ai en mémoire des formes et des images d'avant qui me rassurent, le rose, le soleil, les chevaux, des éléphants à la TV. J'ai une très grande mémoire on peut pas me la faire à moi, on ne me fera pas prendre des vessies pour des lanternes. Donc image pour moi est égale à concret et à vie.
Mon monde d'émotions
Clareins
Les émotions, les impressions, je les vis jusqu’à n’en plus pouvoir jusqu’à en perdre le souffle. Les émotions s'expriment en moi d’une manière exubérante, parfois violente.
Difficile pour moi de les canaliser car elles arrivent avec force et je ne peux pas les retenir.
Heureusement que mes parents me comprennent et sont aux petits soins avec moi.
Je sais qu’à l’atelier je peux me laisser aller, je vous embête un peu, mais peut-être que grâce à vous tous je pourrais arriver à les contenir, je fais des efforts, pas toujours couronnés de succès, mais un jour, n’en doutez pas, je les canaliserai.
Colette
Il me faudrait un livre entier pour vous en parler, vous ne pouvez imaginer les émotions qui ont jalonné ma vie, du tumulte à la sérénité d'aujourd'hui. Mais c'est elles qui m'ont construite à ce que je suis, elles et mon compagnon à mes côtés, tout le long de ce parcours.
Julien
Je cherche à me préserver des grandes émotions parce que je ne veux pas souffrir. Je m’efforce de vivre dans l’apaisement. J’ai dompté mes émotions et ce n’est pas triste, c’est un cheminement, un choix de vie, celui de la sagesse.
C’est tout un apprentissage et pourtant, je ne me souviens avoir séjourné chez les bouddhistes !
Mes émotions sont très proches de mes aspirations : les grands espaces.
Lydie
Il est très vaste comme l’océan. De l’eau qui passe du calme à l’agitation forte mais aussi à des mouvements très doux et ronds comme de belles vagues. En fait dans une journée ça change beaucoup et même parfois certaines nuits où je me réveille très tôt et que je suis prise dans une inquiétude. Quand il faut toujours compter sur les autres, notre monde intérieur est agité par des bourrasques d’émotions agréables à désagréables puis retour au calme.
Mais en devenant plus adulte, mon monde est plus tempéré, moins réactif au quart de tour.
Quoi que !!!
Rémi
Il existe tellement d’émotions qu’il en devient parfois compliqué de mettre un mot dessus. Le problème se trouve dans l’interprétation des choses : pourquoi chercher à tout catégoriser ? Parfois, je cherche à m’exprimer et on me demande si je vais bien ou si je vais mal : noir ou blanc. Dans mon monde, toutes les émotions seraient dans le même spectre : pas de bonne ou de mauvaise. Seulement, pour nous rassurer nous nous obligeons à assimiler une attitude à ce que nous ressentons. Nous pourrions traiter l’information de manière brute. Facilitez-vous la vie en ne pensant pas « j’ai l’impression que… ».
Zoé
Pfou lala ! Quel vaste sujet. Je passe par toutes les émotions qui soient en l'espace de 24h, de la tristesse à la joie, à la colère des fois mais ça ne dure pas beaucoup de temps car rester dans une émotion n'est pas bon, il faut l'accueillir et faire en sorte qu'elle passe, qu'elle s'envole bonne ou mauvaise. Je pourrais me qualifier d'hypersensible ou bien de sensible comme un pétale de coquelicot au vent (tiens c'est poétique n'est-ce pas). Je n'arrive pas à parler de mes émotions enfin là un peu, je suis tellement traversée par celles-ci que ça en devient, excusez-moi du terme, "gonflant", car des fois j'aimerais juste faire comme l'eau calme d'un lac afin de me reposer un peu. Car oui, c'est vraiment fatigant au quotidien d'avoir autant d'émotions que moi, c'est usant, je suis exténuée enfin de journée, mais heureuse quand même ne vous inquiétez pas. Le truc c'est que j'absorbe tellement les émotions des autres, qu'elles soient joie ou tristesse, allez comme au théâtre, une vraie scène de théâtre cette vie, et moi en personnage principal moi bien sûr.
Une scène marquante de ma vie
Clareins
Difficile car ma vie est une scène permanente, une scène, un opéra ? Est-ce que mes cris sont chants ? J’aimerais que cela soit le cas. Je sais, je ressens profondément que mes cris incessants sont pour vous source d’agacement, et vous savez que mes cris ne sont pas là pour vous ennuyer, mais ils existent au-delà de moi, j'ai l’impression que ce n’est pas moi qui crie, mais une énergie qui cherche à se débloquer, qui cherche en permanence à s’évacuer de moi. Je vis cela avec difficulté, rien n’est simple mais c’est cette vie que je partage avec vous.
Colette
Il me reste de façon floue mais très vivante notre rencontre, lui et moi !
Un moment très présent et lointain, un moment qui me donne force et courage.
Julien
Sans doute la scène la plus marquante est d’avoir pu assister à un accident en pleine ville.
Le choc, le fracas suivi d’un instant de silence, à la fois court et long puis la consternation. Mais très vite, les esprits s’échauffent et c’est l’attroupement.
Moi j’ai peur. Je suis immobile et me mets à l’écart de toutes ces réactions qui me dépassent. Et enfin, les sirènes qui sonnent la fin du spectacle.
Finalement, l’autorité ça a du bon !
Lydie
Une joie marquante de ma vie est d’avoir été choisie comme marraine de Gabriel. Vous ne pouvez pas savoir la Joie que j’ai ressentie. Au-delà de mon handicap, j’étais reconnue comme une personne à part entière et ce sentiment m’a énormément aidé dans les moments difficiles pour moi à tenir le coup et c’est un support pour moi pour être fière de moi d’autant que je suis très fière de lui et que je l’aime tellement. Quel cadeau j’ai reçu !
Rémi
Le message que je veux mettre en avant va tourner autour de moi mais c’est le sujet de la question. La publication de mon premier livre, le soutien de mes proches et des personnes du milieu m’a totalement changé. J’ai énormément de reconnaissance pour les personnes qui m’ont permis de croire en moi et de devenir cet homme plein d’idées. Ce changement dans ma vie, pouvoir être entendu par le plus grand nombre, d’ailleurs je vous recommande de vous intéresser à mes œuvres. Grâce à l’écriture, j’ai trouvé ma quête et je ne m’en lasse pas. Restez attentif à l’avenir !
Zoé
C'est bien dirigé de pouvoir en dire qu'une. Je dirais en dernière position un retard de choix avec un lieu où il a fallu que j'aille. Je me souviens il est 16h, c'est le goûter, j'attends le retour de mon éducatrice qui ne vient pas, il fait très chaud et nous sommes en salle d'attente. Bleu du papier vieux sur les murs, maman est présente, peu de décoration, je sens qu'il va faire de l'orage car le temps est lourd et bientôt il n'y a plus d'enfants qui jouent avec les babioles à côté de moi, maman me rassure pour me dire que ça va bientôt être à nous, mais j'attends longtemps et j'ai chaud, j'ai du mal à respirer, presque je sens que je vais faire un malaise. Je ne sais même plus ce que j'attends, je ferme les yeux car je commence à avoir mal à la tête avec ces néons, la personne mon éduc n'arrive pas, pourtant elle devait être présente. Cela m'énerve. Heureusement maman est là et on attend encore notre tour, je m'endors ou me laisse aller, je ne me souviens plus, pour échapper à ce moment interminable, je ne sais pas ce qui se passera ensuite mais ce qui est sûr, c'est qu'à mon réveil, je suis dans la voiture et je respire enfin.
Au lieu de dormir, je parle avec la nuit
Clareins
Drôle d’idée, je crie tout le temps et je ne sais pas parler, mais une idée intéressante, parler avec la nuit, parler avec l’obscurité, parler avec les ténèbres, parler avec la lune lorsqu’elle ne se cache pas. L’obscurité est immense, les ténèbres aussi, la lune, elle, est toute petite dans cette immensité désolée, et lorsque je la regarde je vois un visage, des yeux, un sourire. La lune toute seule et toute petite a ce pouvoir étrange de faire disparaître la noirceur, de faire disparaître cette immensité qui s’appelle la nuit.
Colette
Je dors assez bien, mais il m'arrive de parler dans la nuit ou à la nuit je ne sais ! Je lui parle de moi, je lui parle de toi, de ce qu'est ma vie, de celle que j'ai vécue, de celle que je veux vivre tournée vers le soleil.
Julien
La nuit c’est mon espace de liberté. Nulle contrainte. Je suis dans des enchaînements de pensées qui n’ont parfois aucun sens. Je n’en comprends pas l’origine mais peu importe.
Je me laisse aller et je suis parfois très déterminé. Je suis un homme maître de son destin parce qu’il n’est plus dans cette normalité qu’on m’impose. Ce n’est pas la normalité qu’on m’impose plus exactement mais vivre en société.
Et la nuit me permet d’effacer tous ces codes et stéréotypes de la normalité.
La nuit, tous les chats sont gris et moi je suis le plus félin de tous. Je fais tout ce qui me passe par la tête. Le jour venu, je fais comme si rien ne s’était passé. Nuit paisible. Vivement la prochaine insomnie.
Lydie
La nuit, en principe je dors bien mais parfois si je suis, disons un peu travaillée, eh bien c’est vrai ce peut être une confidente à qui je confie ma tristesse et à qui je demande de l'aide, surtout par rapport à mon Papa. Et j’ai des réponses apaisantes qui m’aident à accepter ma vie telle qu'elle est.
La nuit me redonne du courage pour repartir de l’avant. Elle me balaie mon brouillard et je retrouve la clarté en moi avec la nouvelle journée qui arrive. J’aime la nuit !
Rémi
La nuit, le sommeil, les rêves : le moment où tout devient possible. Souvent on utilise l’expression "la nuit porte conseil" mais je préfère accorder mon temps de sommeil à m’épanouir dans l’imaginaire plutôt qu’à cogiter. Pourquoi se torturer l’esprit alors que l’on peut s’émerveiller ou bien jouer à se faire peur. Il n’y a rien de plus intrigant que de devenir le réalisateur de notre rêve. Je m’amuse à créer des scénarios qui me font rire, qui me rassure ou qui me font rêver :
· marquer un but pendant la coupe du monde
· créer une potion magique
· monter sur le dos d’un animal
· imaginer que tout le monde se mettrait à marcher sur ces mains et à manger avec les pieds
Je m’autorise aussi à vivre des situations dangereuses :
· sauter dans le vide
· rouler à vive allure
· rencontrer des créatures sorties de mon imagination
· manger un dessert au brocoli
Ne vous étonnez pas si je suis fatigué au réveil car la nuit peut parfois être épuisante.
Zoé
Je ne parle pas dans la nuit, je dors c'est tout et c'est un vrai bonheur ce moment-là où mon corps ressent le frisson de la nuit et que mon énergie se refroidit. Donc je ne parle pas. Si je ne dors pas je m'excite et ce n'est pas bon, je veux me tourner dans tous les sens et je ne trouve pas ma position, j'aimerais crier dans ce moment-là, mon mal-être, ma lassitude du moment sombre où le sommeil ne vient pas tout seul. Je ne peux pas parler à la nuit, juste peut-être à mes lucioles aux gros yeux, je préfère.