KOBUDO

                                        Le KOBUDO  D’OKINAWA


Tous les pays ont une  culture collective, le KOBUDO  en est une fraction.

Du moyen-âge au début du XXème siècle les sociétés opprimées ont eu à se défendre, contre divers agresseurs, (pirates, mendiants, clans envahisseurs, militaires…), elles ont utilisées les moyens du moment, c’est à dire des instruments quotidiens (pêche, chasse, agriculture…) ainsi que des éléments de la nature  (le bâtons, le fer). De nombreux pays comme  la Chine, le Japon, la Corée, l’Indonésie  et l’Inde sont à l’origine de ces pratiques. Depuis que l’homme est civilisé, il a étudié comment utiliser et se servir du bois, du fer  pour sa propre protection, celle de sa famille ou de sa tribu. 

Plus les dangers étaient permanents, fragilité économique, ou point stratégique géographiquement, plus les civilisations ont perfectionné des armes de survie, qui n’étaient qu’outils journaliers, sont devenus des techniques améliorées et transmises de génération en génération. Elaborant des éducatifs, et des règles de vie.

On peut se rendre compte d’après  les régions, (agricole, pêche, chasse, rizières,…) de la diversité des armes : pour la chasse, l’arc ; pour la pêche, le SAÏ, et l’ EKÜ (la rame,) le Saï pouvait être monté sur un long bâton ;  pour l’intérieur des terres, le TONFA servant à faire tourner des meules de pierre pour fabriquer de la farine de riz ; le BO (bâton long) également connu en Europe, le NUNCHAKU, fléau des campagnes pour battre le riz, et en occident pour battre le blé ;  dans les rizières le KAMA, serpe pour couper le riz etc… 

A cette époque ancienne, la transmission se faisait oralement, très peu d’archive, quelques fresques dans des monastères. La pratique du Kobudo, se transmet par des techniques d’armes basées sur la recherche de l’efficacité immédiate et destructrice, c’est devenu un art martial. La répétition sans fin d’un ou de plusieurs KATAS (enchaînements codifiés, servant d’étude tendant à faire le mouvement à la perfection, voire naturel) avec leurs applications (BUNKAÏ), constitue les seuls instruments de cette transmission.

L’esprit  du KOBUDO d’hier à aujourd’hui

Aujourd’hui peu d’écoles d’arts martiaux japonaises enseignent le KOBUDO d’Okinawa, c’est pourtant ce qui précède la pratique du KARATE   (défense mains vides, vide de tout acte violant et guerrier),.

Dans le cadre de l’AMBF (ARTS MARTIAUX BUTOKU KAI FRANCE) nous enseignons  avec le respect de la culture des Anciens, gardant pour chaque arme son histoire, c’est-à-dire la pratique des différents katas, la mémoire vivante des Maîtres anciens (Sensei). Sa pratique au quotidien, a un effet  bénéfique sur  les élèves, dans la compréhension de son corps avec un instrument.

Les armes du Kobudo (Tonfa et Saï)  furent  très dangereuses et extrêmement efficaces aux réels dangers du moment, cela ne semblait pas être de l’enseignement, mais c’était l’apprentissage  des gestes de survies. Il a toujours été très important de découvrir toutes les possibilités qu’offrent les armes afin d’en développer une seule pour sa propre survie. 

Il était de bonne guerre de montrer sa force aux autres villages ou clans, cela se démontrait par des manifestations (présentation des Katas), bien entendu, pas question de tout montrer, les subtilités des techniques étaient cachées. Dans la manipulation des armes beaucoup de non-dit, on montre mais on ne se dévoile pas.

Si une école voulait en copier une autre, celle-ci devait reconstituer la totalité des katas observés,  et y mettre un peu de ses propres recherches.

Dans les méthodes d’arts martiaux MODERNE  et de TRADITION,  peu s’efforce, de retrouver l’origine des enchaînements et de reconstituer les techniques cachées, cela faisant partie de la recherche personnelle des pratiquants de hauts niveaux. En pratiquant le Kobudo, Il n’est pas très difficile de reconstituer les déplacements, les techniques d’assauts et de défenses, quelle que soit l’arme utilisée, déjà dans les gestes de base, (kihons)  dans les enchaînements (katas), et dans les explications (bunkai).

Le pratiquant fait revivre l’histoire, au quotidien c’est le passé qui revient. On trouve dans certaines explications des katas Karaté (Patsai sho, Empi, Go Jo Shiho sho, Saifa…) des enchaînements contre des armes (Bo, Sabre, Jo, Naginata..)On peut  imaginer, qu’il y a des centaines d’années, les clans ne se battaient pas les mains vides contre des armes, dans les anciennes écoles pour apprendre les mécanismes de défense, il fallait pratiquer avec des armes afin de les combattre.

Pour compléter son enseignement il est conseillé aux élèves de pratiquer d’autres arts martiaux, (judo, aïkido, kendo…), et en connaissant les racines, pratiquer du  Kobudo pour un  Karatéka, c’est lui donner la possibilité d’aller plus loin dans son évolution de Budoka. L’idéal, est de pratiquer les deux, le Kobudo pour garder  esprit martial, et  le Karaté  pour développer l’équilibre, mental et spirituel, cela demande pour chacun des pratiquants énormément de temps et de disponibilité.Est-ce utile  aujourd’hui de reconstituer cet esprit  guerrier ? Mais doit-on pour autant, oublier le passé ?La pratique de certaines armes de Kobudo est déconseillée aux jeunes et adolescents dans le cadre de la protection de l'enfance et du jeune adulte.

* Aujourd'hui, les  armes de Kobudo sont assujetties à la règlementation des armes blanches.

LES ARMES BLANCHES (Sixième catégorie)

Toutes les armes de Kobudo (rigides, ou tranchantes) sont des armes classées de 6ème catégorie. 
Leur port est interdit sans autorisation administrative. Leur transport est réglementé et ne peut se faire sans motif légitime :
Tout objet susceptible de constituer une arme dangereuse pour la sécurité publique et notamment les sabres, katana, wakizashi, tanto, poignards, matraques , fléaux japonais, étoiles de jets.

Port et Transport

Le port des armes du Kobudo est soumis à Autorisation administrative.

Le transport est interdit sans motif légitime :
Pour se rendre sur un lieu d’entrainement avec licence ; pour cause d’achat facture à l’appui pour se rendre à son domicile.
Pas d’utilisation ailleurs que dans un lieu privé avec autorisation du propriétaire (salle de sports, gymnase, dojo…).
Dans tout les cas son transport doit se faire dans un sac fermé, hors de porté de main.

Une licence sportive permet au pratiquant du Kobudo  de transporter son ou ses armes de son domicile à son lieu d'entraînement (salle de sport, dojo...). Celle-ci doit être impérativement placée dans un sac.

Certaines armes de la 6e catégorie ne peuvent être acquises et détenues par des mineurs (sauf âgés de plus de seize ans avec accord de la personne exerçant l'autorité parentale).

Avertissement

Toutes armes de Kobudo, sont des armes classifiées en 6ème catégorie. Leurs utilisations, leur port et leur transport sont régis par la législation en vigueur dans le pays.

BUDO KAI ASSOCIATION PARIS  ne peut être tenue responsable d'une utilisation illégale des techniques enseignée à ses adhérents.

Tout manquement à ces règles expose le pratiquant à la radiation immédiate du Club.



  







Sous-pages (7) : bo jo kama nunchaku saï tambo tonfa
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