Ce document retrace l'histoire des hôpitaux de Rouen, de leurs origines liées au christianisme et aux œuvres de miséricorde, jusqu'au XXe siècle. Il explore l'évolution des structures hospitalières, notamment l'Hôtel-Dieu et l'Hôpital Général, en soulignant les différents types d'établissements (léproseries, hôpitaux pour pauvres, hôpitaux psychiatriques) et les avancées médicales qui ont marqué leur développement.
L'impact de la peste et d'autres épidémies est également abordé, ainsi que le rôle des figures médicales clés. Enfin, le texte mentionne le Musée Flaubert et d'Histoire de la médecine comme un héritage de cette riche histoire hospitalière.
L'histoire d'un monument commémoratif érigé en 1919 à Rouen en hommage aux 48 étudiants et médecins décédés durant la Première Guerre mondiale.
Il détaille la cérémonie d'inauguration, les discours prononcés, et la restauration ultérieure de la mémoire de ces victimes, incluant la création de nouvelles plaques commémoratives en 2014.
Le texte conclut sur le démontage récent du monument originel et la nécessité de préserver la plaque historique. Enfin, il souligne l'importance de cette commémoration pour le corps médical rouennais.
Notice biographique du Docteur Eugène Didier (1865-1927), médecin français distingué. Il détaille sa carrière impressionnante, incluant ses postes à l'Hôtel-Dieu de Rouen, à la maternité Boucicaut et son rôle de médecin légiste.
Elle retrace également sa vie personnelle, notamment son mariage et la perte de son fils pendant la Première Guerre mondiale, avant de conclure sur sa mort et son inhumation à Rouen.
Ce document retrace l'histoire du Service d'Aide Médicale Urgente (SAMU) du CHU de Rouen de 1968 à 2015, décrivant son évolution structurelle, son développement réglementaire, et son expansion des services, incluant le SMUR et le Centre 15.
Il met en lumière les acteurs clés, les changements technologiques et l'intégration avec d'autres services d'urgence. L'importance de la collaboration avec les acteurs médicaux libéraux et les services de secours est également soulignée.
Récit du 19 août 1942, écrit par une sœur infirmière française, Françoise Martin, à l’Hôtel-Dieu de Rouen pendant la Seconde Guerre mondiale. Il décrit le traitement des soldats canadiens et allemands blessés lors du raid de Dieppe, mettant en lumière les conditions difficiles à l'hôpital sous occupation allemande.
Le récit souligne à la fois la souffrance des soldats et la compassion secrète et discrète offerte par le personnel français envers les soldats canadiens.
Le témoignage de Sœur Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus expose le courage et la solidarité face à l'adversité.
Le document décrit l'inauguration en 1972 du Pavillon Jacques Delarue, un nouveau laboratoire d'anatomie pathologique à Rouen.
Cet événement honore la mémoire de Jacques Delarue, professeur d'anatomie pathologique, et marque une avancée significative pour l'hôpital, offrant des installations de pointe pour le diagnostic, l'enseignement et la recherche.
Le texte détaille les équipements modernes du laboratoire et liste le personnel médical et technique. Il souligne également l'importance de l'anatomie pathologique dans le diagnostic et le traitement des maladies.
Ces textes sont des allocutions prononcées en hommage à Jacques Delarue, éminent pathologiste français.
Les auteurs, collègues et amis, évoquent sa carrière, marquée par une approche anatomo-clinique rigoureuse et une profonde humanité. Ils soulignent son influence sur l'enseignement et la recherche en pathologie, notamment dans le domaine de la tuberculose et des tumeurs bronchiques.
Les discours révèlent également les défis et contradictions rencontrés par Delarue dans le contexte de la médecine française du XXe siècle, ainsi que sa personnalité complexe et attachante. Enfin, ils célèbrent son héritage durable dans le monde de la pathologie.
L’exposition, affichée en 2024 à la Bibliothèque de la faculté de médecine, concerne la vie et l’œuvre du docteur Raoul Brunon, médecin rouennais du XIXe et du début du XXe siècle.
Elle détaille sa carrière médicale, ses publications sur des sujets comme l'alcoolisme et la tuberculose, et son implication dans la vie culturelle et patrimoniale de Rouen, notamment par la création d'un musée d'histoire de la médecine et son action pour la préservation de bâtiments historiques.
Ses activités de collectionneur et son rôle dans la restauration de la chambre natale de Gustave Flaubert sont également mis en lumière.
Enfin, l'importance de son travail sur la Goutte de lait et sa contribution à la légende de Madame Bovary sont mentionnées.
Louise Delègue-Le Garrec, femme d'exception (1917-2018), a marqué l'anesthésie-réanimation.
En 1967, malgré des débuts difficiles, elle crée le département à Rouen. Elle y impulse le SAMU, le SMUR et l'anesthésie pédiatrique. Son travail, associé à celui de J. Borde, offre à Rouen une offre de soins de pointe.
En 1971, elle part à Paris pour y fonder un service d’anesthésie-réanimation pédiatrique, s'inspirant de Boston. Son influence sur les pratiques professionnelles perdure, témoignant d'une carrière dédiée à l'innovation et au soin.
Elle a su allier rigueur scientifique et élégance.
Sœur Marie-Ernestine, née Aglaé Eugénie Morin (1819-1910), dévoue sa vie aux jeunes filles en difficulté.
Religieuse affectée à la prison de Rouen, elle fonde en 1848 "la maison d’éducation correctionnelle" pour les détenues et les jeunes filles libérées.
Avec l'aide de l'abbé Podevin, elle développe un établissement accueillant jusqu'à 400 jeunes, offrant instruction et travail. Son courage et sa fermeté ont permis à ces jeunes d'acquérir des règles morales pour leur insertion dans la société.
Son œuvre inspira l'amélioration de la législation pour l'enfance délaissée. Elle est inhumée au cimetière de Bonsecours. Son héritage est commémoré par une rue à son nom.
Alfred Cerné (1856-1937), chirurgien visionnaire, marque la médecine rouennaise.
Après ses études, il gravit les échelons et devient chef de service aux hôpitaux de Rouen. Il fonde, avec le docteur Raoul Brunon, La Normandie médicale.
Pionnier de la radiologie, il introduit les rayons X à Rouen, peu après leur découverte par Röntgen. Il dirige le laboratoire de recherche de radiologie et publie les résultats de ses traitements radiothérapiques dans La Normandie médicale.
Malgré les limites de la technique, il y constate un effet bénéfique sur la cicatrisation et sur certains cancers. Son service de chirurgie à l'Hôtel-Dieu, jouxtant le service de radiologie, est un lieu d’expérimentation et d’enseignement.
Cerné développe des traitements au radium et est en contact avec les équipes parisiennes.
Il souffre d'une radiodermite, conséquence de son engagement, et meurt après des amputations douloureuses. Son nom est gravé parmi les martyrs des radiations, témoignant de son sacrifice pour la science médicale. Il est aussi maire de Rouen.
Sœur Cécile, dernière supérieure de la congrégation Notre-Dame de Charité, témoigne de la vie de sa communauté.
En 1970, quatre sœurs arrivent à Boucicaut pour s'occuper des aînés. Elles créent deux pavillons, Arcadie et Bethel, offrant soins et attention aux résidents. Au fil des années, elles s'adaptent aux besoins changeants des personnes âgées, créant une association pour des animations.
La communauté, d'une soixantaine de membres à son apogée, déménage à Boucicaut en 1979. Les sœurs y continuent leur mission de prière et d'accueil. Elles accueillent également des prêtres en convalescence et des étudiants.
Sœur Cécile évoque la luminosité de la chapelle, fruit d'une initiative d'un directeur, et les bancs venant de la chapelle d'origine. Elle se souvient avec joie de son temps passé auprès des malades.
Au XVIIe siècle, un bureau des pauvres fusionne avec l'hospice général.
Marie Barbe Pellerin de la Coudraye devient la première supérieure de la Congrégation Notre-Dame de Charité en 1713. Elle consacre sa fortune au service des pauvres.
La Révolution française supprime les ordres religieux, mais les sœurs sont rappelées à l'hôpital en 1803. Elles s'occupent de nombreux militaires malades pendant la guerre franco-prussienne. En 1872, les religieuses sont regroupées dans un bâtiment commun.
Au XXe siècle, les sœurs font face à la Première Guerre mondiale et à un besoin de formation soignante. Pendant la Seconde Guerre mondiale, elles accueillent des victimes civiles.
En 1961, l'hôpital devient l'Hôpital Charles Nicolle. La communauté déménage à Boucicaut en 1979, où les sœurs continuent leur mission de prière et d'accueil. Sœur Anne, Geneviève et Cécile y assurent différents rôles.
Sœur Cécile est la dernière sœur à Boucicaut avant son départ.
En 1970, l'établissement pour personnes âgées Boucicaut est inauguré avec la construction de deux pavillons. L'ouverture a lieu le 4 mai 1970 et l'inauguration le 29 juin 1970, en présence de Jean Lecanuet, M. Sénat (DG du CHU de Rouen), et M. Boulanger.
L'établissement dispose de 96 chambres individuelles et 32 chambres doubles, avec des commodités telles que des cabinets de toilette individuels, une salle à manger et une salle des fêtes. Initialement, l'établissement n'a pas d'ascenseur.
De 1999 à 2022, Boucicaut accueille des résidents de Rouen et des communes du plateau Nord, notamment des personnes atteintes de polypathologie (USLD) et des personnes âgées dépendantes ou atteintes de troubles cognitifs (EHPAD).
L'établissement emploie divers professionnels : personnels paramédicaux, médicaux, administratifs, hôteliers, animateurs, un jardinier et des bénévoles.
À partir de 2023, un nouveau TMPR est prévu, ainsi que l'utilisation de puces anti-errance. Des travaux sont en cours, avec le transfert de l'accueil et la construction d'un EHPAD. Boucicaut continue d'évoluer pour répondre aux besoins des résidents.
En 1886, Marguerite Boucicaut lègue des fonds pour fonder trois maisons-refuges pour les filles-mères, offrant dix chambres gratuites aux femmes non mariées ou veuves françaises après leur accouchement. L'admission est contrôlée par le directeur, le président du bureau de bienfaisance et le curé doyen. La sortie, approuvée par le médecin, est accompagnée d'une bourse de 20 francs.
À Rouen, considérée comme la capitale de l'obstétrique, la mortalité maternelle au XVIIIe siècle atteint 11 pour 1000. Les femmes mariées décédées en couches représentent 4 à 6 %. Les décès sont plus fréquents à la gésine (19,6 ‰) qu'à domicile (9,3 ‰) à cause des infections et des hémorragies. En 1855, l'hygiène rigoureuse imposée par Helot fait chuter la mortalité à 1,7 %. En 1862, le ministère de l'intérieur incite à suivre l'exemple de Rouen. La ville voit l'ouverture de crèches en 1847 et d'écoles d'infirmières en 1876. Vers 1900, 90 % des accouchements se déroulent à la Maison.
En 1898, un bâtiment est construit pour la maternité. L'équipe comprend un directeur, le Docteur Didier, une sage-femme (Mlle Godin), trois religieuses, des infirmières et un aumônier. Les chambres individuelles sont équipées de lavabo et de cheminées. L'établissement offre de l'eau chaude et froide, un stérilisateur d'instruments et un autoclave. Les entrées varient de 114 en 1902 à 200 en 1910, puis diminuent.
La maison familiale du Mont aux malades accueille des accouchements entre 1915 et 1918. L'Hôtel-Dieu reçoit aussi des filles-mères. La Maternité Boucicaut ferme en 1922 en raison de difficultés financières et d'un faible taux d'occupation.