L’alternance est un mode de formation qui associe périodes en centre de formation et périodes en entreprise. Elle permet d’apprendre un métier de façon concrète, tout en obtenant une qualification reconnue et une première expérience professionnelle.
En Cuma, l’alternance représente une véritable opportunité :
Pour le jeune ou l’adulte en reconversion, c’est l’occasion de développer des compétences techniques, d’être rémunéré et de préparer un diplôme ou une certification.
Pour l’employeur, c’est un moyen d’intégrer progressivement un collaborateur, de transmettre les savoir-faire coopératifs et d’anticiper les besoins futurs en recrutement.
Transmettre les pratiques agricoles et la culture de la coopération à une nouvelle génération.
Former sur mesure un salarié aux réalités de la Cuma (machines, organisation, relation avec les adhérents).
Profiter d'aides financières et de dispositifs qui réduisent le coût de l’embauche.
Renforcer l’attractivité de la Cuma et sécuriser les recrutements en testant un candidat sur plusieurs mois.
L’alternance repose principalement sur deux dispositifs :
Le contrat d’apprentissage, destiné surtout aux jeunes de 16 à 29 ans, qui vise l’obtention d’un diplôme ou titre reconnu.
Le contrat de professionnalisation, qui s’adresse à un public plus large (jeunes, demandeurs d’emploi, personnes en reconversion) et permet d’acquérir une qualification ou d’élargir ses compétences.
Ces deux contrats répondent à des logiques proches, mais présentent des différences en termes d’âge, de rémunération et de financement.
L'apprentissage revêt plusieurs forme, cela peux soit ce faire dans le cadre d'un contrat d'apprentissage soit dans le cadre d'un contrat de professionnalisation. Pour lieux comprendre les différences de chaque possibilité voici un tableau récapitulatif :
L’emploi de jeunes de moins de 18 ans est possible dans le monde agricole, mais il obéit à des règles strictes visant à protéger leur santé, leur sécurité et leur développement. Dans une Cuma, il est essentiel de bien connaître ce cadre légal avant toute embauche.
Les mineurs, en raison de leur âge et de leur moindre expérience, sont plus vulnérables face aux risques du travail. La réglementation vise donc à :
Limiter l’exposition à certains dangers (manutentions lourdes, machines dangereuses, produits chimiques, travail en hauteur…).
Encadrer la durée et l’organisation du travail pour respecter leur rythme de vie.
Garantir un accompagnement adapté afin de sécuriser leur intégration.
Âge minimum d’embauche : 16 ans (sauf cas particuliers comme l’apprentissage possible dès 15 ans).
Durée de travail limitée : la durée quotidienne et hebdomadaire est réduite par rapport aux adultes.
Travaux interdits ou réglementés : certains travaux sont strictement prohibés pour les mineurs, d’autres nécessitent une autorisation spéciale de l’inspection du travail.
Obligation d’encadrement : un tuteur ou encadrant doit assurer la sécurité et accompagner le jeune dans ses missions.
Employer un mineur peut être une opportunité pour former un futur collaborateur et l’initier à l’esprit coopératif. Mais cela demande une organisation spécifique : adaptation des tâches, respect des horaires, vigilance accrue sur la sécurité.
Pour vous aider dans cette démarche, nous avons créer une fiche technique reprenant l'ensemble des éléments que vous devez prendre en compte avant de recruter un ou une mineure.
L’Union des Pays de la Loire a rédigé une page complète sur la spécificité de l’emploi des mineurs.
Pour compléter les éléments à votre disposition, nous vous invitons à consulter leur page.
Le tutorat et le mentorat jouent un rôle clé dans la réussite de l’intégration d’un nouvel arrivant, qu’il s’agisse d’un apprenti, d’un salarié débutant ou d’une personne en reconversion.
Ils permettent de transmettre les savoir-faire techniques, d’expliquer les règles de fonctionnement de la Cuma et de faciliter l’appropriation des valeurs coopératives.
Le tuteur devient la référence quotidienne du nouvel arrivant, il répond à ses questions et le guide pas à pas.
Il contribue à sécuriser la prise de poste et à limiter les erreurs.
Il favorise une relation de confiance qui facilite l’apprentissage et l’intégration dans l’équipe.
Il assure la transmission des savoir-faire et des bonnes pratiques, indispensables dans le milieu agricole.
Être un bon professionnel ne suffit pas toujours pour être un bon tuteur. La pédagogie, l’écoute et la capacité à donner un retour constructif s’apprennent.
Former les tuteurs ou tutrices permet de :
Mieux comprendre leur rôle,
Acquérir des outils pour accompagner et motiver,
Apprendre à adapter leurs explications au profil du tutoré,
Rendre le tutorat plus efficace et réellement porteur d’impact.
En résumé, le tutorat/mentorat est un investissement stratégique pour la Cuma : il favorise l’intégration, sécurise le travail et prépare l’avenir. Mais pour qu’il ait toute son efficacité, il est essentiel que la personne désignée comme tuteur ou tutrice soit préparée et formée à cette mission.
Sachant qu'a partir de la rentre 2025 OCAPIAT impose la participation une formation au tutorat afin de pouvoir bénéficier de l'aide financière liée à cette fonction.
Afin de vous aider à cadrer le recrutement d’un(e) apprenti(e), le réseau Cuma met à votre disposition une check-list détaillée regroupant l’ensemble des actions à réaliser, les points à anticiper ainsi que les documents à fournir à l’apprenti(e).
Vous y trouverez également des liens vers des fiches techniques et des outils pratiques (trames de documents, modèles, etc.) pour vous accompagner pas à pas dans toutes les étapes du recrutement et de l’intégration.
OCAPIAT vous met à disposition un un simulateur afin de calculer le coût de formation et les frais annexe dans le cadre des contrat signé entre les CFA et les entreprises partenaire d'OCAPIAT.