La conférence explique que le pape n’est pas seulement un chef religieux mais aussi le chef d’un État : le Vatican, doté d’une véritable diplomatie. Cette diplomatie, ancienne de plusieurs siècles, agit souvent dans la discrétion et privilégie la négociation et la médiation plutôt que la confrontation. Le Saint-Siège possède un réseau mondial très dense, grâce aux nonces apostoliques et aux communautés catholiques présentes dans presque tous les pays.
Ce réseau lui permet de disposer d’informations et d’influence importantes sur la scène internationale. La diplomatie vaticane poursuit plusieurs objectifs : promouvoir la paix, défendre les minorités chrétiennes et soutenir le dialogue entre les peuples et les religions.
Sous le pontificat du pape François, cette diplomatie connaît un regain d’activité et de visibilité. L’un des exemples majeurs évoqués est la médiation secrète qui a contribué au rapprochement entre Cuba et les États-Unis en 2014.
Le Vatican intervient également dans des crises internationales comme celles du Moyen-Orient, de l’Ukraine ou de l’Afrique. Il s’oppose souvent aux interventions militaires, mais peut soutenir l’idée d’une « guerre juste » pour protéger des populations menacées.
La conférence souligne aussi que le Saint-Siège doit parfois pratiquer une forme de politique étrangère fondée sur le calcul des forces et l’intérêt national pour dialoguer avec tous les régimes, même les plus autoritaires.
Ainsi, la diplomatie vaticane apparaît comme une puissance singulière : un acteur international discret, moral et politique à la fois, dont l’influence repose davantage sur la médiation et la crédibilité morale que sur la force.