photographie : Phillipe Grangeaud
Devocelle Roland : 06 38 01 59 96
Derrière chaque photo, chaque enregistrement, chaque vidéo, il y a avant tout des personnes. Très peu de ces visages me sont inconnus. Avec la plupart d'entre eux, j'ai échangé bien plus que quelques mots. Nous avons partagé des repas, des discussions, des rires, des émotions, parfois des voyages, souvent de la musique. Certains croisent ma route depuis de nombreuses années, d'autres sont apparus plus brièvement, mais tous ont laissé une trace.
Les musiciens présents sur ces pages, que ce soit en photo, en vidéo ou en son, représentent bien davantage qu'une simple collaboration artistique. Derrière ces documents existent des relations humaines fortes, parfois des amitiés, toujours des rencontres importantes.
Avec le temps, je réalise que la musique n'est peut-être qu'un vecteur. Ce qui demeure, ce sont les échanges, le partage, les liens tissés au fil des années.
En construisant ce site, j'ai éprouvé un plaisir particulier à voir réapparaître tous ces noms. Ils racontent une partie de mon histoire artistique, mais aussi de mon histoire humaine. D'une certaine manière, ces pages constituent un album de souvenirs, la trace d'un parcours construit au fil des rencontres, depuis de nombreuses années.
Je les remercie tous. Chacun, à sa manière, m'a apporté quelque chose. Certains m'ont ouvert des portes, d'autres m'ont bousculé, encouragé, inspiré ou accompagné. Tous ont contribué, de près ou de loin, à nourrir mon parcours.
Si ce chemin existe aujourd'hui, il s'est construit grâce à ces rencontres, à ces échanges et à cette confiance partagée. Je leur suis profondément reconnaissant de m'avoir aidé à avancer et de me permettre, encore aujourd'hui, de poursuivre ma route.
Une autre chose m’a également aidé à construire ma route artistique : les lieux qui m’ont accueilli.
Il ne s’agit pas seulement de salles de concert. Beaucoup de ces lieux ne sont pas institutionnels. Ce sont souvent des espaces fragiles, précaires, portés par des initiatives personnelles, par quelques personnes qui décident, malgré les difficultés financières, administratives ou matérielles, de rendre ces musiques possibles.
Pour ma part, j’ai souvent joué dans ces espaces-là : des lieux modestes, parfois inventés presque de toutes pièces, mais habités par une vraie nécessité. Des lieux tenus à bout de bras, avec peu de moyens, mais avec une énergie, une écoute et une générosité essentielles.
Derrière ces lieux, il y a aussi des visages, des personnes croisées, retrouvées, parfois devenues proches ou amies. Elles font elles aussi partie de mon parcours.
Sans ces lieux, sans ces initiatives personnelles, sans ces espaces d’accueil et de résistance, une grande part de cette musique n’aurait pas trouvé où exister.